One Shots

Mon premier One Shot !  (One Shots) posté le samedi 01 août 2009 21:03

Mon premier One Shot ! On applaudit bien fort {#}

Et voici :

CROMIGNON

...

- Mais je l’ai vraiment pris pour une fille !

    J’ai ramené ma lance vers moi pour y ficeler la roche tranchante.

- Enfin … au début.

    J’ai suspendu mon geste et fixé mon meilleur ami qui continuait à gratter ses pieds sales, assit en face de moi.

- Comment ça au début ? ai-je lancé.

- J’ai cru que c’était une enfant de la tribu nomade alors je l’ai attrapé, quand je me suis rendu compte que c’était un petit garçon je ne me suis pas arrêté.

    J’ai repris mon ficelage.

- C’est pas la version que t’as raconté à ton père, dis-je brusquement.

- T’es con ou tu le fais exprès ?

    J’ai soupiré. C’est dégueulasse ! Il a déshonoré le fils d’un guerrier d’une tribu nomade qui était venu s’installer sur notre territoire il y a quelques nuit. Pourquoi faire ça à un garçon alors que les femmes sont là pour ça ?!

- Grimace pas Kimmo, m’a lancé mon ami, c’est pas si différent d’avec une femme. En fait tu le prend comme le font les Dents Longues.

    Je lui ai lancé un regard meurtrier puis, une fois ma lance de nouveau mortelle, je me suis levé.

- Tu ne veux pas essayer de comprendre deux secondes ?! m’a-t-il lancé. Les femmes d’ici sont toutes invivables, tu les touches elles font un scandale ! Fallait que je me défoule.

- Et t’as attiré des ennuis à notre tribu !

    Il a soutenu mon regard.

- Ouais, tout ça c’est facile pour toi Kimmo, les femmes ne te rejettent pas.

- Elles ne te rejetteraient pas non plus si tu étais moins sauvage. Je vais chasser.

    Il a grogné et m’a tourné le dos. Je me suis enfoncé dans la forêt. À cause de ses bêtises, le chef de la tribu nomade nous a attaqué et nous avons dû nous battre en pleine saison des pluies. Nous avons perdu trois guerriers et mis en déroute nos ennemis, mais la perte est conséquente. À présent, trois femmes et cinq enfants se retrouvent sans dominant pour s’occuper d’eux. Bien évidemment, les autres hommes de la tribu tentent de subvenir à leur besoin, mais avoir une famille à s’occuper est déjà beaucoup. Certains des enfants ne survivront pas à cette période de grand froid qui approche.

    Aujourd’hui, je pars chasser pour l’une de ses familles. D’ordinaire, je m’en occupe à la place de mon père, trop âgé à présent pour chasser, ma mère et ma petite sœur. Je vais devoir ramener deux fois plus de gibier à présent. Quant à Al’Damann, mon ami si intelligent, il a été banni de chasse par mon père, le chef de tribu. Je ne sais pas si c’était une si bonne idée, mais à présent qu’il ne chasse plus, il n’est plus d’aucune utilité. Et un chasseur d’aucune utilité ne risque pas de recevoir les bonnes grâces d’une femme. Moi par contre, beaucoup me font comprendre qu’elles me voudront comme dominant. Mais, je ne sais pas ce qu’il m’empêche d’accepter la plus belle d’entre elle, Aluna. Je ne peux pas, pas encore. J’ai l’impression, au fond de moi, que quelque chose ne va pas.

    Beaucoup de femme m’ont déjà offert plus qu’il n’en faut, mais je n’en tire aucune satisfaction. Elle se donne à moi, je les prend et je reste de marbre. Comment se fait-il que je ne puisse trouver ça aussi bon que les autres hommes ?

    Je soupire et tente de me concentrer sur ma chasse. Je ne dois pas rentrer bredouille cette fois. Quelques instants puis, un bruissement dans les arbres. Je lève la tête. Une colonie d’oiseaux me fixe, méfiant. Petite proie idéale pour en appâter une plus grosse. Tout doucement, sans les quitter des yeux, je prépare mon arc. Ils me fixent, toujours aussi méfiant. Je sors un cailloux de ma besace et le lance dans l’arbre. Ils s’envolent. J’arme mon arc et tire. L’un des oiseaux tombe non loin de moi. Je récupère ma flèche et attache l’oiseaux mort à ma ceinture. Soudain, une éclaboussure. Vif, je tombe accroupi et arme de nouveau mon arc. Je tend l’oreille.

    Tout près, j’entend le bruit d’une petite cascade que je connais bien, bon endroit de pêche, et le bruit caractéristique de quelqu’un qui si baigne. Toujours accroupi, j’approche. Caché derrière un buisson, je vois une enfant, presque une femme, accroupi sur un petit rocher, penché au-dessus de l‘eau, occupée à boire. Je la fixe. Tout autour d’elle, le soleil levant et l’humidité ont fait levé une brume au-dessus de l’eau. L’astre du jour, encore timide, éclabousse sa chevelure doré. À en juger par cette couleur et le pagne en peau d’ours qui recouvre son corps, elle appartient au Clan de la Forêt. Nos pires ennemis. Nous, le Clan des Berges du Lac, nous habillons en peau de Dents Longues. Depuis toujours, nos deux Clans partagent un territoire de chasse commun et les tensions nous forcent toujours à nous battre. Lors de la dernière lune, un guerrier du Clan de la Forêt à abattu l’un de nos enfants.

    Empli de rage, je bande mon arc et vise l’enfant encore accroupi. Elle boit, puis se redresse. Lentement, je la vois qui découvre son corps. Sa peau est blanche. Elle s’asperge d’eau. Son torse, son cou, ses épaules. Je suis chacun de ses gestes. Sans oser bouger, sentant une chaleur délicieuse m’envahir, je la regarde faire sa toilette. Pourquoi s’éloigner autant de sa tribu ? Me serais-je trompé ? Non, elle est bien du Clan de la Forêt.

    Mais qu’est-ce que c’est que cette sensation qui monte en moi ? Je me sens comme lorsqu’une femme se frotte à moi, sauf que cette fois, c’est beaucoup plus fort. Je baisse un peu mon arme. Pourquoi pas ? De toute façon je la tuerais. La déshonorer avant n’y changera rien.

    Sans réfléchir d’avantage, je saute. Une fois sur la berge, un genoux au sol, je bande de nouveau mon arc, près à tirer si elle tente de s’échapper - la plupart du temps elles restent pétrifier et se laissent faire.

    Face à face.

    L’enfant se tourne, elle me regarde. Mon cœur fait un bon. C’est un garçon et ses yeux sont de la couleur du ciel. Jamais je n’avais vu un regard pareil. Il me fixe, sans bouger, toujours accroupi près de l’eau. On se regarde. Il n’a pas l’air d’avoir peur et moi je me sens de plus en plus excité. Pourquoi ?! Ma respiration se fait rapide. On se regarde toujours.

    Puis, tout doucement, il se relève. Tout autour de lui, la brume bouge doucement au grès de la brise froide qui souffle faiblement. La soleil encore faible illumine ses cheveux d’ors de rayons d’argent. Je n’y crois pas … c’est si beau. Abasourdi, je baisse mon arc sans le quitter des yeux. Son regard bleu suit chacun de mes gestes. Il n’a toujours pas peur. Son corps blanc et mouillé me fait face, et je ne peux m’empêcher de m’imaginer le toucher, le parcourir. Je pose mon arc près de moi. Il ne bouge toujours pas. Doucement, je tend ma jambe et la laisse glisser dans l’eau. Il a un petit geste de surprise. Je sais que c’est peu profond ici, alors j’avance dans l’eau, doucement, pour ne pas l’effrayer. J’ai envie de le toucher …

    Soudain, il fait volte face et, d’un seul bon, rejoint la berge. Sans trop y croire, je le vois disparaître dans les fourrées. Je me lance à sa poursuite. J’ai pris trop de retard sur lui et la seule chose que je sais, c’est que je suis en train de le perdre. Il faut que je l’arrête il est trop rapide ! Je sors une seconde arme de ma besace. Une corde tressée dans le bois au bout de laquelle j’ai attaché des cailloux à chaque extrémité. Je le lance.

    Les jambes brutalement liées, l’enfant chute et je fus vite sur lui. Cette fois, il était effrayé et une plaie ouverte à sa jambe saignait abondamment. Je me suis penché et il a poussé un gémissement de terreur. Mon cœur s’est serré. J’ai laissé ma lance près du point d’eau, je n’ai rien pour me défendre donc je ne peux pas le ramener chez les siens, et si je l’amène dans mon Clan, mon père le tuera. Je ne peux pas non plus le laisser là, cette blessure que j’ai infligé l’empêcherait de s’enfuir face à un prédateur quelconque, et la forêt en regorge. Je m’approche. Ses yeux bleus me supplient et il tournent la tête dans un gémissement. Je plonge mon visage dans ses cheveux d’or et respire à fond son odeur de pin frais. Sans que je m’en rende compte, ma main s’est mise à caresser ses hanches. Sa peau est si douce. Je me frotte à lui et sens cette chaleur qui revient.

    Finalement, j’ai vite pris ma décision. Ce garçon sera à moi. Sans crier gare, je le soulève et le prend dans mes bras. Il s’accroche à moi et tente de gigoter en marmonnant des paroles que je ne comprend pas.

    Et là, je le mords. Mes dents attrapent la peau de son cou et je sers de toute mes forces. Il hurle. Je le lâche lorsque le sang se met à couler dans ma bouche. Il pleure et a cessé de gigoter. Voilà, maintenant il porte ma marque.

    Je prend la direction d’un endroit que je connais bien. Un endroit que seul moi connais, le seul endroit où je suis certain qu’il ne s’échappera pas. Un endroit qui renfermera le secret de ma passion pour un garçon … vraiment trop mignon.

...

 

 

Voilà !!!!!!!!!!!!!!

J'ai eu l'idée de ce One Shot en lisant "Wild Rock" tout en regardant "Pocahontas" {#}


Très prochainement, le résultat du sondage {#}

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