CORRECTION !
RESUME
J'ai décidé d'améliorer un tant soit peu la chose, étant donné que ça me turlupinait depuis un moment. Alors voici donc le résumé de "Que du Bonheur" :
Daniel Pérez , bisexuel de 29 ans qui ne s'assume toujours pas, croit dur comme fer trouver le bonheur dans les bras d'une inspecteur de police violente, mais néanmoins sexy. Mais un jour, en face de son appartement, Tony emménage. Du haut de ses 22 ans, ce petit ange aux yeux bien trop bleu va chambouler la vie pépère du fougueux Pérez. Lui n'a plus qu'une idée en tête : devenir son plus proche ami, en tout bien tout honneur bien sûr. Mais les choses se corsent lorsqu'un autre homme se met à tourner autour du petit Tony et que le passé de celui-ci l'englobe d'un mystère envoûtant. Tant d'hommes dans sa vie !!!! Daniel voit pointer à l'horizon un sentiment bien connu qu'on appel : Jalousie. Combien de prétendants devra-t-il mettre au tapis?! Bref, Que Du Bonheur !
Comédie/Romance Terminée !
Total : 1 prologue ; 26 Chapitres ; 1 épilogue + 1 extra + 1 interview
Avec en prime une musique spéciale du roman ! Comme une Bande Son Originale d'un film si vous préférez =)
PROLOGUE
le 24 Décembre
- Vas te faire foutre espèce de sale pédale !
Thème récurent. Les jeunes l’appel le coming-out , moi j’appel ça une grosse-et-chiante-prise-de-tête et puis je ne suis plus tout jeune. Généralement, à vingt-neuf ans, notre orientation sexuelle est toute choisie. Pas pour moi. Il y a deux mois encore, j’en étais toujours au stade : cette fille a de jolis seins et ce mec a de superbes fesses! Aujourd’hui c’est terminé.
Mais je m’éloigne.
Je disais : récurent. C’est facile d’imaginer la scène : c’est la veille de Noël, la gentille femme attentive a noué son tablier blanc autour de sa taille gracieuse et s’occupe les mains en enfonçant des échalotes - ou des oignons j’en sais rien! - dans le cul de la dinde. Dis comme ça, je me marre. Dehors, il fait nuit, les flocons blancs tombent devant le ciel noir, les décorations de la ville brillent de mille feux et projettent leur lumières sur le plan de travail de la ménagère. Musique qui fait chialer. La caméra quitte le visage en larme, effondré, de la pauvre femme bafouée, recule très lentement, montre ses épaules secouées par des sanglots incontrôlables et puis enfin, il apparaît dans le cadre, lui, le mari. Le visage dur, les bras croisés. Il tient fermement sa position. Sa femme a beau être belle et délicate, cela ne l’a pas empêché de virer de bord. À présent, il est gay, il a caressé la langue de son voisin de pallier avec la sienne et il a aimé ça. La pauvre est en pleure, lui ne cillera pas. Il ne changera pas d’avis, ne retournera pas en arrière. Il a fait son choix. La caméra glisse sur un nouveau cadre. On revoit le visage de la femme en larme. Derrière elle, son mari baisse les yeux, un brin triste pour elle, puis s’excuse de sa voix grave. Il tourne les talons, l’abandonne dans sa cuisine, sort du cadre. En bruit de fond, une porte qui claque. On devine qu’il est sortit de l’appartement. L’image se fixe. Le nom du producteur exécutif apparaît en lettre blanche sur fond noir - un tantinet agressif pour les yeux. Pause puis : « ce film est tiré d’une histoire vraie ». Coupure pub.
Des mensonges. Dans la vraie vie, on ne suit pas le même scénario. C’est récurent, mais pas cliché.
Premièrement, il fait gris, on est en plein jour. Les guirlandes de Noël de la ville ne sont donc pas illuminées. Elles prennent l’eau car il pleut, il ne neige pas. C’est une pluie fines et coupante, glaciale, qui s’insinue dans les moindres replis de votre manteau jusque dans le col pour venir vous mouiller la nuque. Très gênant. Deuxièmement, on est pas dans la cuisine mais dans le salon, et plus précisément : sur le tapis. Qu’est-ce qu’on peut bien faire allongé l’un sur l’autre sur un tapis qui gratte et qui n’est même pas beau en plus? On s’apprêtait à baiser. On est nu. Nos vêtements gisent éparpillé à la hâte autour de nous. On devine notre fébrilité. Alors qu’est-ce qu’il m’a prit?! Peut-être que je savais que je me brûlerais inévitablement les genoux sur cette carpette. Quoi qu’il en soit, c’est en plein échange … de fluides disons, que j’ai lâché ma bombe. Troisièmement, la femme ne pleure pas. C’est une femme forte, elle est belle, elle est blonde, elle est inspecteur de police - et là tout s’explique non? Elle n’est ni triste, ni abattue. Elle est folle de rage! Ses yeux noisettes m’auraient grillés sur place s’ils avaient été muni de rayons lasers thermiques - comme Superman. IL est fan de Bande Dessinée…Non, celui qui pleure c’est le mari. Enfin, moi. Daniel Pérez, émigré espagnol arrivé sur le sol français onze ans auparavant, garagiste par nécessité, grand, cheveux et yeux noirs, peau bronzé, carrure de boxeur bref, un beau gosse. Un beau gosse qui chiale pitoyablement au-dessus du corps offert de son épouse. La honte…Ah il n’a plus rien de fier le beau mari qui avoue son homosexualité!
Donc comme je le disais, on est très loin de la scène que beaucoup aurait imaginé.
Je pleure. Et pourquoi? Parce que je sais que je l’ai perdu. Je l’ai perdu lui. Et dire que j’ai cru dur comme fer que je pourrais l’oublier dans les bras d’une femme. Je ne bande même pas. Mais pourquoi est-ce que j’ai fais ça?!!! Après tout ce qu’on a traversé? Oui, j’ai les même pensées que la pauvre femme penchée sur son cul de dinde de Noël. Sauf que se n’est pas sur le cul d’une pauvre dinde qu’on farce que moi je suis penché. Quoi que…
Noël…
C’est durant ces fêtes qu’on atteint le record de suicide dit-on. La solitude pousse les gens à faire des choses incroyables les soirs de fêtes - surtout lorsqu’ils ont un coup dans le nez. Mais moi je ne suis pas seul, je suis avec ma dinde.
Finalement si, je suis seul.
Parce qu’il n’est pas là pour partager cette fête avec moi. Ç’aurait été notre premier Noël ensemble. J’aurais passé la soirée à lui faire l’amour. À cette pensée, mon cœur se serre et je pousse un long sanglot déchirant. Le visage de ma femme-dinde se tort de honte et de dégoût et elle me repousse. Je m’écrase lamentablement sur le tapis et me brûle les fesses - oui c’est très loin des genoux.
- Tu me fais gerber! lança la femme-dinde.
Oui, je l’ai épousé pour sa délicatesse - en fait non, j’ignore encore pourquoi je lui ai passé la bague au doigt.
- Vas baiser tes tapettes connard de pédé!
Et se n’est pas non plus pour son vocabulaire si richement garnie.
Je pousse un nouveau sanglot. J’aimerais lui répondre que je ne peux pas, car j’ignore où il est en ce moment. Ni avec qui…
J’aimerais tant changer ce qu’il s’est passé. J’aimerais tant… revenir en arrière…


si tu veux plus gros dis-le
moi


Commentaires