Plusieurs semaines venaient de s’écouler et les inspecteurs Pérez et Tobias n’avaient trouvé aucun indice. Cette enquête leur prenait toute la journée, Tobias n’en dormait plus la nuit tellement il était perturbé et Pérez était de plus en plus insupportable. Bien sûr, il l’avait toujours été. Mais maintenant, l’impression d’être inutile le submergeait et il se vengeait sur ses collègues, et en partie sur Tony, déversant sur lui ce trouble qui lui détruisait les nerfs. C’était toujours ainsi que ça se passait. Daniel Pérez hurlait, et Tony Tobias écoutait sans rien dire, tout ce dont Daniel avait besoin. D’écoute. Ils étaient en ce moment même dans leur bureau, au commissariat du centre ville, Tony Tobias le nez dans les paperasses et Daniel Pérez devant la fenêtre, son éternel cigarette au coin de la bouche. Il avait tant de fois tenter d’arrêter mais, étant très nerveux d’origines, cela s’était bien sûr avéré infaisable. - Résumons-nous, reprit Tobias. Il entendit son collègue souffler de lassitude. On avait toujours l’impression de le déranger. - Encore! s’écria Pérez en levant les yeux au ciel. - Qu’est-ce qu’on sait d’eux? reprit Tony en se forçant à ignorer la fainéantise de son collègue et ami. - Qu’ils sont amis depuis la fac, répondit Daniel d’une voix morne. - Qu’ils se sont disputés la même femme durant des années, continua Tony avec entrain. - Ça c’est elle qui le dit, tu connais les femmes se sont des menteuses. - Non Daniel, cette Lisa a dit vrai. Je l’ai vu dans ses yeux comme toi tu as vu la culpabilité dans ceux de Hastings. Il fallait s’y prendre comme ça avec Daniel. Il trouverait toujours de quoi vous barrer la route, de quoi vous contrer. Alors autant utiliser ses propres déductions. Ainsi, il ne trouverait rien à redire. Au bout de dix années de travail à son côté, Tony le connaissait mieux que quiconque. - Mouais, répliqua Pérez, las. - Ensuite? demanda Tony pour l’inciter à continuer. - Qu’ils dirigent une des plus grande agence de mannequina au monde. - Et? - Bah c’est tout. Mis à part que Martin est marié et que Hastings est un débauché. Et voilà, une fois lancé, Daniel pouvait se montrer très professionnel. Quelque fois, Tony avait vraiment l’impression de se conduire comme un professeur envers son élève. - On est pas avancé, dit-il simplement en tournant une page du dossier. - Je te l’avais bien dis que cette histoire sentait le fumier Tony. L’inspecteur Tobias fronça les sourcils. Au fond, Hastings et Martin n’étaient pas si différents d’eux deux, Pérez et Tobias. - Ils sont tellement différents tous les deux…,dit-il le regard fixe. Tu te souviens quand on leur a montré les photos? - Oui. Ça, avec l’affrontement qu’il y avait eu, Daniel n’était pas près d’oublier. D’ailleurs jamais personne ne lui avait autant tenu tête, à part Tony bien sûr. Mais Tony lui tenait tête parce qu’il savait comment agir avec lui, parce qu’il le connaissait par cœur. Hastings lui, était un véritable étranger, c’était la première fois qu’ils se voyaient. C’était à en devenir fou! - Hastings est resté droit et froid en bon homme d’affaire, reprit Tony en croisant les bras sur son bureau, fixant son collègue, et Martin…bah c’est simple j’ai cru qu’il allait nous tomber dans les bras. - Ouais c’est vrai. Tony était tellement plus lucide que lui, qu’il en était presque jaloux. - Et si finalement c’était Martin le coupable, reprit Tony en fronçant les sourcils, apparemment en pleine réflexion. - Expliques-toi, l’incita Daniel en lui faisant face, croisant les bras à son tour. - Ils se sont disputés cette femme pendant je ne sais combien de temps…donc Martin en était forcément amoureux lui aussi. - Et il a pas digéré ce que Hastings lui a fait! - Bingo. Quand Tony s’y mettait tout devenait tellement simple! Il avait le chic pour trouver des solutions aux problèmes les plus impossibles. Après quelques réflexions intérieures poussées, Daniel fronça les sourcils. Non, pour lui c’était trop simple. Il s’était toujours venté d’avoir une intuition hors du commun, comme un sixième sens. Et celui-ci lui disait que, vraiment, c’était beaucoup trop simple. - Ouais mais Martin, il est marié, lança-t-il sans conviction. - Et alors? rétorqua Tony en soulevant furtivement les épaules, comme si pour lui, c’était dérisoire. - Bah je sais pas je trouve ça louche. - Tu fais chier Daniel, lâches un peu Hastings et concentres-toi sur l’enquête. Et bien là, son sixième sens disait à Daniel de se concentrer sur Hastings. Cet homme lui sortait par les yeux! - Tu as vu comme cet homme est froid! reprit-il furibond. Je suis sûr qu’entre lui et son soi-disant associé, un règlement de compte c’est déclenché. - J’avoue qu’Hastings a le profil du parfait meurtrier psychopathe que rien ne pourra jamais atteindre, admit Tony d’un geste furtif de la main. Mais ce n’est pas une raison. - Le psy n’a pas dit qu’on aurait à faire à un maniaque? - Si… Daniel sourit. Ce n’était pas souvent qu’il avait le dessus sur son collège, en tout cas pas dans une conversation de ce genre. - Bah tu vois, lança-t-il fièrement. - Trouves-moi une seule preuve contre Hastings une seule! rétorqua gravement Tony. Et je serais ravis de lui coller un agent au cul. Au même moment, une collègue à eux pénétra dans leur bureau, l’air essoufflé. - J’ai…j’ai des nouvelles sur…Hastings, réussit-elle à articuler en déposant un dossier rouge sur le bureau de Tobias. Il l’ouvrit et le feuilleta quelques instants avant de relever les yeux vers Pérez. Celui-ci connaissait ce regard, et il lui disait: « C’est bon pour toi. » - Alors? le questionna celui-ci, avide. - Et bien…il paraîtrait que… Dieu que Daniel détestait quand Tony prenait un malin plaisir à tout faire durer! C’était un tic chez lui, il aimait que tout traîne en longueur. - Quoi? répliqua Daniel, perdant patience. - Que Hastings aurait suivit les mêmes études que Martin, reprit Tony sans faire tomber son regard. - C’est-à-dire? - Il a été diplômé d’une école de photos il y a un peu plus de sept ans. Daniel aurait sauté de joie s’il aurait trouvé le sommeil cette nuit. Mais là, étant fatigué, il avait peur de se rater, ce n’était pas le moment de se casser une jambe. Mais dans ses yeux, la joie se lisait, et Tony en soupira. - Et bah tu l’as ta preuve! reprit joyeusement Daniel. Seul un spécialiste a put réaliser d’aussi belle photo, c’est toi-même qui l’a dit. - Écoutes Pérez, je ne vois pas l’utilité de suspecter Hastings comme ça. - Bordel mais fais-moi confiance merde! rétorqua Daniel avec violence, des flammes dans le regard. T’as vu aussi bien que moi comme il a été froid! Le seul problème, avec dix années de service, c’était que la peur était tombé. À son arrivée, Tony avait peur de Daniel comme un enfant craignait de voir surgir un monstre de son placard. Mais aujourd’hui, Daniel ne parvenait plus à l’impressionner. Hausser la voix ne servait plus à rien. - Désolé mais non faudra trouver mieux que ça, répliqua Tony en détournant le regard. - Tu fais chier! Et Pérez sortit du bureau en claquant la porte, non, frapper son collègue ne servait plus à rien. * * * Bradley Hastings n’avait pas vu la couleur du moindre appel téléphonique des deux inspecteurs. Il l’avait bien dit. Se n’était que des pseudo flics. Dès le départ, il avait explosé de rire en les voyant. Intérieurement bien sûr. L’un, banal à en pleurer aussi calme et posé qu’un moine bouddhiste en pleine méditation, et l’autre qui se voulait mauvais garçon, « bad boy » avec ses airs de grand méchant loup. Il avait continué à venir au bureau régulièrement, s’offrant de temps en temps quelques journées de congés chez lui, et en avait complètement oublié cette histoire d’enveloppe et de photos morbides. Après tout, peut-être n’était-ce que le coup d’un maniaque qui avait voulu se faire remarquer par la police. Cet Harry Ambruster avait juste manqué de chance et lui aussi. Mais Brad s’ennuyait ferme dans son bureau. Nathalie était partit en tourné mondiale pour accueillir le plus de futur mannequin possible - une idée de Brad- et Fred gardait la bouche fermée la plupart du temp. Il semblait s’être enfermé dans un semi mutisme depuis l’arrivée de cette enveloppe, même si Brad l’avait récemment vu en pleine étude anatomique avec l’un de ses nouveaux stagiaire. Et dire que Fred se vantait d’être un homme marié. Si sa femme le voyait. Fred n’avait jamais été aussi riche que Brad et s’ils voulaient avoir une chance de monter leur propre agence, il leur fallait énormément d’argent. Fred s’était alors dévoué pour se marier avec la plus stupide et laide des femmes du campus. Oriane Maillet, une anglaise pleine aux as et héritière d’un royaume de chevaux de course. Son père était éleveur de pur sang connu de part le monde. Après le mariage, Oriane avait alors hérité et était partit vivre en angleterre. Elle envoyait régulièrement à Fred des gros chèques bien salés qui faisait du bien à l’entreprise et Fred ne s’était jamais plein de son absence, au contraire, cela lui permettait de vivre pleinement sa sexualité. Brad avait appris sa préférence pour les hommes lorsque son collègue était arrivé en pleure chez lui, un soir, pour tout lui avouer, hurlant qu’il en avait trop sur le cœur et qu’il fallait qu’il parle. Même si Brad avait alors fait un effort considérable pour lui montrer tout le respect dût à son meilleur ami, il ne s’était pas empêcher de lui dire qu’il fallait qu’il fasse quelque chose pour redevenir normal. Il ne comprenait pas ce genre de chose. Il ne comprenait pas comment un homme pouvait délaisser les femmes pour d’autres hommes. Il trouvait ça répugnant. Déjà que, à ses yeux, toutes les femmes n’étaient pas forcément potable, alors maintenant si les hommes si mettaient. Il appuya sur le bouton gris du téléphone d’un geste las. - Mademoiselle Odin? appela-t-il de sa voix froide et morne. - Oui? lui répondit sa secrétaire. - Apportez-moi un café. - Bien Monsieur. Et voilà, il n’avait pas à se déplacer, comme toujours on lui apportait ce qu’il voulait. Cela s’était toujours passé comme ça, il avait toujours eu tout ce dont il avait besoin, et même trop de superflus. À treize ans il avait eu sa première moto, à quinze ans sa première relation sexuelle, une employée de son père qui aurait pu être sa mère, et à seize ans, sa première voiture. Il se souvenait encore de son dépucelage. La femme était belle, grande et chimique, comme toutes celles qu’il avait connu jusqu’ici, âgé de presque trente ans, elle lui avait proposé cela en plein dîner, lors de l’anniversaire du père de Brad. Il se souvenait encore de son argument: « L’expérience te fera du bien Brad, tu verras après cela pour toi se sera du tout cuit. » La première fois qu’ils l’avaient fait, Brad avait fait exprès d’être terriblement mauvais pour qu’ils recommencent dans la minute. Évidemment, la jeune femme ayant des idées de grandeur, ils avaient fait cela dans le lit des parents de Brad. Trois fois d’affilé, ponctué de fellation vicieuse. Très bon souvenir pour Monsieur Hastings. Il avait apprit que la jeune femme était morte d’une overdose quelques semaines plus tard. Très triste, vraiment. Il était neuf heures du matin et Brad sentait déjà que cette journée risquait d’être difficile. Il avait le nez pour ça et, bien sûr, il n’avait aucun souvenir d’une quelconque journée qui aurait pu être bonne. Sa secrétaire ouvrit doucement la porte du bureau et lui apporta une tasse fumante qu’elle posa délicatement en disant: - Voilà Monsieur. Et elle ressortit. Brad s’empara d’un dossier des statistiques de recrutement de l’année passée et s’allongea confortablement sur sa chaise. Il prit sa tasse de café, en but une gorgée, puis la reposa. Il répéta les mêmes gestes plusieurs fois de suite durant une demi-heure, jusqu’à ce que le « bip » d’appel de sa secrétaire retentisse. Il appuya sur le bouton gris. Il détestait être dérangé, surtout lorsqu’il se mettait enfin à travailler sérieusement. - J’espère que vous ne me dérangez pas pour rien! lança-t-il avec force. - Une dame est là pour vous Monsieur Hastings, lui dit la voix métallique de Mademoiselle Odin. - Qui est-ce? répliqua Brad avec dédain. - Elle dit s’appeler Lisa Monsieur. Brad resta indécis quelques secondes, réfléchissant à toute vitesse. Lisa! Ne lui avait-elle pas dit qu’elle ne voulait plus jamais le voir de son existence! Décidément, elle changeait bien vite d’avis. Et puis, pourquoi pas, avec Nathalie absente, il commençait à s’ennuyer ferme ici, tout seul. Lui faire l’amour ne serait pas de trop, à cette femme bandante à souhait. Et puis, Lisa était du genre à se laisser faire. Brad avait beau employer les pires sévices du monde sur elle, elle pleurait mais ne disait jamais non en fin de compte. Ah, cette Lisa. Il adorait la rabaisser et l’humilier, la voir pleurer. Il sourit et avisa un coin de son bureau, là où il pourrait la plaquer pour la prendre violemment. - Et bien… faites-la entrer…, lâcha-t-il doucement. La porte s’ouvrit lentement, laissant passer la plus belle femme que Brad eut sut voir de sa vie. Elle était rousse aux reflets chauds et brûlants, et ses yeux bleu translucide étaient aussi pur que du cristal, pareil à son cœur et son âme. Lorsqu’il croisa son regard, Brad ressentit un frisson, là, au plus profond de lui. Son regard fuyant, ses gestes discrets et timides, son corps blanc mince et svelte sans être trop élancé. Jusqu’à ses pas, timides eux aussi. Elle portait une jupe rose légère et un chemisier de soie blanc. Un petit sac à main blanc brillait doucement et quelques bijoux ornaient ses oreilles, son cou et ses mains. Elle s’approcha en évitant son regard. Mais une fois assez proche, elle plongea ses yeux d’azur dans ceux gris métallique de Brad. Elle savait parfaitement à quoi s’attendre en venant ici, cela se voyait que trop bien, et pourtant, elle était venu. Alors elle aimait ça, qu’il la violente. Et bien soit, elle aurait ce qu’elle était venu chercher. Brad n’était pas du genre à dire non au désir des femmes, surtout quand celle-ci pourrait le faire jouir atrocement. - Bonjours Brad, lui dit-elle doucement. Brad sentit un frisson remonter sa colonne vertébrale. Sa voix avait raisonné, claire et vibrante, comme le son d’une cloche de cristal. Que voulait-elle exactement? L’exciter comme un taureau? Cela ne saurait tarder. - Que me vaut cette honneur? demanda-t-il simplement. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il avait réussis à garder tout son sang froid. Sa voix était tout aussi glaciale qu’à l’ordinaire, si ce n’est plus. Il se contenta de se caler confortablement dans son siège de cuir et de la regarder de haut en bas. Elle paraissait mal à l’aise et détourna son regard. Il avait envie de la pénétrer violemment et d’entendre ses cris de douleur. Au fond, il savait qu’elle aimait cela. - Les flics sont venus me voir chez moi, reprit-elle en nouant ses doigts nerveusement. Ils m’ont parlé d’une enveloppe et de photos… - Ils t’ont posé des questions? coupa Brad dans un sourire. Il ne pouvait pas s’en empêcher. Et il comprenait pourquoi. Elle lui avait toujours fait cet effet-là. Il avait envie de la prendre et de l’allonger sur le bureau. Elle fuyait son regard, belle, timide et soumise comme ils les avaient toujours aimée. Il se jouait d’elle, il avait toujours adoré la rabaisser au simple statut de jouet. - Oui…répondit-elle apparemment gênée. Je pense qu’ils croient que c’est toi le coupable. - Qu’est-ce qui t’amène ici Lisa. - Et bien…je suis venu te parler des inspecteurs… Brad se leva, provoquant un recul de la part de la jeune femme qui se mit à trembler. Elle était désirable certes, mais il n’avait pas le temps de jouer au chat et à la souris. Pas aujourd’hui. Là, il voulait juste passer à l’action. - Non je ne pense pas que se soit simplement pour ça Lisa, reprit-il en affichant toujours ce sourire. Tu es toute en beauté aujourd’hui! - Arrêtes…s’il te plait… Elle regardait par terre à présent, reculant au fur et à mesure que lui avançait. Il souriait toujours. Il aimait ça, de les voir si abandonnées, essayant par tous les moyens de lui échapper. Elle avait toujours tenté de lui échapper, mais il finissait par l’avoir. C’était une preuve de plus du plaisir qu’elle ressentait à être violentée. Car lorsqu’elle tentait de lui échapper, Brad lui faisait comprendre qu’elle ne devait pas recommencer, et elle recommençait toujours. Il n’en était pas arrivé à se servir de jouet quelconque sur elle, il n’utilisait que ses mains. - Tu as peur? demanda-t-il en lui caressant la joue sous ses cheveux flamboyants. - Arrêtes Brad…, murmura-t-elle sans conviction. - Pourquoi es-tu revenus Lisa? - Arrêtes s’il te plait… - Je ne te retiens pas tu peux partir. - Mais…je… - Tu veux rester c’est ça…petite Lisa… Il l’avait toujours appelée ainsi, la rendant encore plus faible qu’elle ne l’était déjà. Dans quelques secondes il la retournerait pour lui coincer un bras dans le dos, se délectant de ses cris, et l’allongerait sur le bureau avant de lui soulever sa jupe et de la pénétrer avec force. Les yeux bleus de la jeune femme s’embuèrent de larmes et Brad émit un rire moqueur. Elle savait parfaitement à quoi s’en tenir, ils se connaissaient depuis tellement d’année. Il aimait les voir pleurer, effrayées. - Viens dans mes bras, lança-t-il brutalement. Sa demande raisonna comme un ordre dans le bureau. Lisa frémit. Si elle refusait, il la violenterait encore plus, et elle le savait, alors elle refuserait forcément. - Non…, réussit-elle à murmurer. - Viens j’ai dis. Il l’attrapa par le bras et la tira à lui. Il lui avait presque broyé le poignet, elle poussa un cri de douleur, faisant mine de résister légèrement. Tentant de se dégager de son étreinte mais il l’embrassa, fourrant sa langue dans sa bouche sans aucune douceur, malgré ses protestations. Il la relâcha après un long moment, souriant toujours devant ses pleurs. - Tu m’as fais tellement de mal Brad, lui dit-elle d’une voix brisée. - Mais il y a eut des bons moments, rétorqua-t-il en tentant de l’embrasser de nouveau. - Arrêtes! lâcha-t-elle effrayée en tournant la tête. Brad rigola. Il adorait produire cet effet sur les femmes. Les larmes coulèrent sur les joues de Lisa. Voilà, encore quelques secondes et elle aurait mal, très mal, plus encore que d’habitude. - Je t’en prie…Brad… Oui, vraiment très mal et elle le savait. Elle savait parfaitement qu’il la prendrait par derrière dans quelques secondes pour propager en elle une douleur cuisante et humiliante. Brad savait qu’elle ne l’avait pas supplier de la lâcher, mais bien de la prendre dans l’instant. Autant prolonger encore un peu plus son humiliation. - Il fallait y réfléchir à deux fois avant de me quitter petite Lisa, coupa Brad en reprenant sa voix glaciale. - Oui… Voilà, elle était prête, elle venait de lui donner le top départ. Évidemment c’était entièrement de sa faute si elle l’avait quitter, tous deux le savaient, mais Lisa était excité à l’idée d’être prise de si violente façon, cela se voyait à ses pupilles dilatées par le désir qui montait en elle. - Viens…je peux te pardonner. Lisa ferma les yeux, abandonnée et baissa les bras, toute prête à recevoir sa punition. Brad sourit. Il en était sûr, elle adorait cela, et lui aussi. Pourquoi ne pas la faire languir encore plus? Il s’approcha d’elle et lui embrassa le cou. Elle s’accrocha à sa nuque, tremblante et haletante. Il la mordit avec force, elle poussa un cri étouffé, plus brûlante de désir que de douleur. D’un coup sec, Brad lui retira sa veste en soie blanche, légère et fluide, avant de reprendre ses baisers d’une lenteur calculée. Il l’entendit pousser un râle d’impatience. Mais il ne cessa pas son manège. - Je t’en prie Brad! lança Lisa à son oreille. Prends-moi!!! Brad sourit. Elle cachait vraiment bien son jeu cette petite Lisa. Prit d’un excès de désir soudain, il lui arracha son tee-shirt fin, provoquant en elle un frisson brutal. Elle s’occupa de lui ouvrir sa braguette, puis, une fois fait, elle s’accroupit devant lui. Mais Brad, peu enclin à se laisser dominer, lui attrapa le bras pour la redresser. Elle sembla le supplier du regard. - Oh je t’en prie Brad! lâcha-t-elle en lui caressant vicieusement le sexe. La dernière fois qu’elle lui avait fait une fellation, il s’était laissé emporté par le plaisir et l’avait presque étouffé. Et maintenant elle en redemandait? S’il ne la connaissait pas autant, il aurait été complètement désarçonné. Comment était-il possible qu’une telle femme, paraissant aussi frêle, puisse être aussi perverse? Brad ne lui lâcha pas la bras et la retourna vivement. Lisa poussa un râle de douleur mêlé à l’excitation la plus pure. Il lui attrapa les cheveux et tira sa tête en arrière. Elle cria de douleur mais ne fit rien pour l’en empêcher. - Tu vas recevoir ce que t’es venu chercher, lança Brad aussi calmement que possible. Il la plaqua violemment sur le bureau et souleva sa jupe, dévoilant ses fesses légèrement rose. Elle ne portait même pas de sous-vêtement. Il n’y avait décidément pas de limite à sa perversité. Il lui écarta les fesses et la pénétra brutalement, lui soutirant un cri de douleur non retenu. Il commença ses coups de reins sans perdre de temps, elle criait aussi fort qu’elle le pouvait et souleva l’une de ses jambes pour permettre une plus grande pénétration. En quelques secondes à peine, il se retrouva à lui envoyer d’affreux coup de boutoir, mais pas un seul instant elle ne lui demanda d’arrêter, au contraire, elle lui hurla qu’elle en voulait encore plus. Soudain, Brad sentit un frisson affreux lui déchirer le bas-ventre, puis son sexe devint tout mou et il se retrouva incapable de continuer. Mais il était à peine essoufflé! Il avait encore une bonne demi-heure d’énergie à offrir, pourquoi se revirement tout à coup? Lisa gémit. - Brad! poussa-t-elle d’une voix rauque de plaisir. Je t’en prie ne t’arrêtes pas! Mais Brad était incapable de continuer! Fermant rapidement sa braguette pour qu’elle ne remarque pas son impuissance soudaine, il se racla la gorge, gardant une fierté de mâle dominant. - Tout compte fait se n’est pas une bonne idée, lança-t-il froidement. Sors d’ici. Il tourna les talons, prêtant bien attention à ne pas la regarder. Faite qu’elle n’est rien remarqué. - Je ne te plais plus c’est ça! lança-t-elle dans un sanglot. - Non effectivement, rétorqua Brad en se servant un verre de scotch. Tu crois que je t’ai trompé pourquoi le jour du mariage? Pauvre petite Lisa naïve. Il entendit ses sanglots, ses pas, puis la porte s’ouvrir et se refermer violemment. Il soupira. Mais qu’est-ce qui lui arrivait maintenant! Voilà qu’il n’était plus capable de bander devant une femme aussi perverse! En plus il n’y avait pas plus excitante que Lisa et lui ne parvenait même pas à lui faire l‘amour plus d‘une minute! Son érection était pourtant forte il y a quelques secondes, et là, il n‘y avait plus rien! Il frissonna. « Pitié pas l’impuissance! » pensa-t-il les yeux écarquillé. « Pourquoi je n’arrive plus à bander putain! » À ce moment là, un cri aigu et effrayant retentit si fort que Brad sursauta.




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