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~~Victime et suspect-1~~  posté le lundi 27 août 2007 11:32

Blog de sylphideland : Sylphideland, la magie de l'écriture, ~~Victime et suspect-1~~

 

 

   

    Plusieurs semaines venaient de s’écouler et les inspecteurs Pérez et Tobias n’avaient trouvé aucun indice. Cette enquête leur prenait toute la journée, Tobias n’en dormait plus la nuit tellement il était perturbé et Pérez était de plus en plus insupportable. Bien sûr, il l’avait toujours été. Mais maintenant, l’impression d’être inutile le submergeait et il se vengeait sur ses collègues, et en partie sur Tony, déversant sur lui ce trouble qui lui détruisait les nerfs. C’était toujours ainsi que ça se passait. Daniel Pérez hurlait, et Tony Tobias écoutait sans rien dire, tout ce dont Daniel avait besoin. D’écoute.

    Ils étaient en ce moment même dans leur bureau, au commissariat du centre ville, Tony Tobias le nez dans les paperasses et Daniel Pérez devant la fenêtre, son éternel cigarette au coin de la bouche. Il avait tant de fois tenter d’arrêter mais, étant très nerveux d’origines, cela s’était bien sûr avéré infaisable.

- Résumons-nous, reprit Tobias.

    Il entendit son collègue souffler de lassitude. On avait toujours l’impression de le déranger.

- Encore! s’écria Pérez en levant les yeux au ciel.

- Qu’est-ce qu’on sait d’eux? reprit Tony en se forçant à ignorer la fainéantise de son collègue et ami.

- Qu’ils sont amis depuis la fac, répondit Daniel d’une voix morne.

- Qu’ils se sont disputés la même femme durant des années, continua Tony avec entrain.

- Ça c’est elle qui le dit, tu connais les femmes se sont des menteuses.

- Non Daniel, cette Lisa a dit vrai. Je l’ai vu dans ses yeux comme toi tu as vu la culpabilité dans ceux de Hastings.

    Il fallait s’y prendre comme ça avec Daniel. Il trouverait toujours de quoi vous barrer la route, de quoi vous contrer. Alors autant utiliser ses propres déductions. Ainsi, il ne trouverait rien à redire. Au bout de dix années de travail à son côté, Tony le connaissait mieux que quiconque.

- Mouais, répliqua Pérez, las.

- Ensuite? demanda Tony pour l’inciter à continuer.

- Qu’ils dirigent une des plus grande agence de mannequina au monde.

- Et?

- Bah c’est tout. Mis à part que Martin est marié et que Hastings est un débauché.

    Et voilà, une fois lancé, Daniel pouvait se montrer très professionnaliste. Quelque fois, Tony avait vraiment l’impression de se conduire comme un professeur envers son élève.

- On est pas avancé, dit-il simplement en tournant une page du dossier.

- Je te l’avais bien dis que cette histoire sentait le fumier Tony.

    L’inspecteur Tobias fronça les sourcils. Au fond, Hastings et Martin n’étaient pas si différents d’eux deux, Pérez et Tobias.

- Ils sont tellement différents tous les deux…,dit-il le regard fixe. Tu te souviens quand on leur a montré les photos?

- Oui.

    Ça, avec l’affrontement qu’il y avait eu, Daniel n’était pas près d’oublier. D’ailleurs jamais personne ne lui avait autant tenu tête, à part Tony bien sûr. Mais Tony lui tenait tête parce qu’il savait comment agir avec lui, parce qu’il le connaissait par cœur. Hastings lui, était un véritable étranger, c’était la première fois qu’ils se voyaient. C’était à en devenir fou!

- Hastings est resté droit et froid en bon homme d’affaire, reprit Tony en croisant les bras sur son bureau, fixant son collègue, et Martin…bah c’est simple j’ai cru qu’il allait nous tomber dans les bras.

- Ouais c’est vrai.

    Tony était tellement plus lucide que lui, qu’il en était presque jaloux.

- Et si finalement c’était Martin le coupable, reprit Tony en fronçant les sourcils, apparemment en pleine réflexion.

- Expliques-toi, l’incita Daniel en lui faisant face, croisant les bras à son tour.

- Ils se sont disputés cette femme pendant je ne sais combien de temps…donc Martin en était forcément amoureux lui aussi.

- Et il a pas digéré ce que Hastings lui a fait!

- Bingo.

    Quand Tony s’y mettait tout devenait tellement simple! Il avait le chic pour trouver des solutions aux problèmes les plus impossibles. Après quelques réflexions intérieures poussées, Daniel fronça les sourcils. Non, pour lui c’était trop simple. Il s’était toujours venté d’avoir une intuition hors du commun, comme un sixième sens. Et celui-ci lui disait que, vraiment, c’était beaucoup trop simple.

- Ouais mais Martin, il est marié, lança-t-il sans conviction.

- Et alors? rétorqua Tony en soulevant furtivement les épaules, comme si pour lui, c’était dérisoire.

- Bah je sais pas je trouve ça louche.

- Tu fais chier Daniel, lâches un peu Hastings et concentres-toi sur l’enquête.

    Et bien là, son sixième sens disait à Daniel de se concentrer sur Hastings. Cet homme lui sortait par les yeux!

- Tu as vu comme cet homme est froid! reprit-il furibond. Je suis sûr qu’entre lui et son soi-disant associé, un règlement de compte c’est déclenché.

- J’avoue qu’Hastings a le profil du parfait meurtrier psychopathe que rien ne pourra jamais atteindre, admit Tony d’un geste furtif de la main. Mais ce n’est pas une raison.

- Le psy n’a pas dit qu’on aurait à faire à un maniaque?

- Si…

    Daniel sourit. Ce n’était pas souvent qu’il avait le dessus sur son collège, en tout cas pas dans une conversation de ce genre.

- Bah tu vois, lança-t-il fièrement.

- Trouves-moi une seule preuve contre Hastings une seule! rétorqua gravement Tony. Et je serais ravis de lui coller un agent au cul.

    Au même moment, une collègue à eux pénétra dans leur bureau, l’air essoufflé.

- J’ai…j’ai des nouvelles sur…Hastings, réussit-elle à articuler en déposant un dossier rouge sur le bureau de Tobias.

    Il l’ouvrit et le feuilleta quelques instants avant de relever les yeux vers Pérez. Celui-ci connaissait ce regard, et il lui disait: « C’est bon pour toi. »

- Alors? le questionna celui-ci, avide.

- Et bien…il paraîtrait que…

    Dieu que Daniel détestait quand Tony prenait un malin plaisir à tout faire durer! C’était un tic chez lui, il aimait que tout traîne en longueur.

- Quoi? répliqua Daniel, perdant patience.

- Que Hastings aurait suivit les mêmes études que Martin, reprit Tony sans faire tomber son regard.

- C’est-à-dire?

- Il a été diplômé d’une école de photos il y a un peu plus de sept ans.

    Daniel aurait sauté de joie s’il aurait trouvé le sommeil cette nuit. Mais là, étant fatigué, il avait peur de se rater, ce n’était pas le moment de se casser une jambe. Mais dans ses yeux, la joie se lisait, et Tony en soupira.

- Et bah tu l’as ta preuve! reprit joyeusement Daniel. Seul un spécialiste a put réaliser d’aussi belle photo, c’est toi-même qui l’a dit.

- Écoutes Pérez, je ne vois pas l’utilité de suspecter Hastings comme ça.

- Bordel mais fais-moi confiance merde! rétorqua Daniel avec violence, des flammes dans le regard. T’as vu aussi bien que moi comme il a été froid!

    Le seul problème, avec dix années de service, c’était que la peur était tombé. À son arrivée, Tony avait peur de Daniel comme un enfant craignait de voir surgir un monstre de son placard. Mais aujourd’hui, Daniel ne parvenait plus à l’impressionner. Hausser la voix ne servait plus à rien.

- Désolé mais non faudra trouver mieux que ça, répliqua Tony en détournant le regard.

- Tu fais chier!

    Et Pérez sortit du bureau en claquant la porte, non, frapper son collègue ne servait plus à rien.

 

*

*     *

 

    Bradley Hastings n’avait pas vu la couleur du moindre appel téléphonique des deux inspecteurs. Il l’avait bien dit. Se n’était que des pseudo flics. Dès le départ, il avait explosé de rire en les voyant. Intérieurement bien sûr. L’un, banal à en pleurer aussi calme et posé qu’un moine bouddhiste en pleine méditation, et l’autre qui se voulait mauvais garçon, « bad boy » avec ses airs de grands méchants loup.

    Il avait continué à venir au bureau régulièrement, s’offrant de temps en temps quelques journées de congés chez lui, et en avait complètement oublié cette histoire d’enveloppe et de photos morbides. Après tout, peut-être n’était-ce que le coup d’un maniaque qui avait voulu se faire remarquer par la police. Cet Harry Ambruster avait juste manqué de chance et lui aussi.

    Mais Brad s’ennuyait ferme dans son bureau. Nathalie était partit en tourné mondiale pour accueillir le plus de futur mannequin possible - une idée de Brad- et Fred gardait la bouche fermée la plupart du temp. Il semblait s’être enfermé dans un semi mutisme depuis l’arrivée de cette enveloppe, même si Brad l’avait récemment vu en pleine étude anatomique avec l’un de ses nouveaux stagiaire.

    Et dire que Fred se vantait d’être un homme marié. Si sa femme le voyait. Fred n’avait jamais été aussi riche que Brad et s’ils voulaient avoir une chance de monter leur propre agence, il leur fallait énormément d’argent. Fred s’était alors dévoué pour se marier avec la plus stupide et laide des femmes du campus. Oriane Maillet, une anglaise pleine aux as et héritière d’un royaume de chevaux de course. Son père était éleveur de pur sang connu de part le monde.

    Après le mariage, Oriane avait alors hérité et était partit vivre en angleterre. Elle envoyait régulièrement à Fred des gros chèques bien salés qui faisait du bien à l’entreprise et Fred ne s’était jamais plein de son absence, au contraire, cela lui permettait de vivre pleinement sa sexualité.

    Brad avait appris sa préférence pour les hommes lorsque son collègue était arrivé en pleure chez lui, un soir, pour tout lui avouer, hurlant qu’il en avait trop sur le cœur et qu’il fallait qu’il parle. Même si Brad avait alors fait un effort considérable pour lui montrer tout le respect dût à son meilleur ami, il ne s’était pas empêcher de lui dire qu’il fallait qu’il fasse quelque chose pour redevenir normal. Il ne comprenait pas ce genre de chose. Il ne comprenait pas comment un homme pouvait délaisser les femmes pour d’autres hommes. Il trouvait ça répugnant. Déjà que, à ses yeux, toutes les femmes n’étaient pas forcément potable, alors maintenant si les hommes si mettaient.

    Il appuya sur le bouton gris du téléphone d’un geste las.

- Mademoiselle Odin? appela-t-il de sa voix froide et morne.

- Oui? lui répondit sa secrétaire.

- Apportez-moi un café.

- Bien Monsieur.

    Et voilà, il n’avait pas à se déplacer, comme toujours on lui apportait ce qu’il voulait. Cela s’était toujours passé comme ça, il avait toujours eu tout ce dont il avait besoin, et même trop de superflus. À treize ans il avait eu sa première moto, à quinze ans sa première relation sexuelle, une employée de son père qui aurait pu être sa mère, et à seize ans, sa première voiture. Il se souvenait encore de son dépucelage. La femme était belle, grande et chimique, comme toutes celles qu’il avait connu jusqu’ici, âgé de presque trente ans, elle lui avait proposé cela en plein dîner, lors de l’anniversaire du père de Brad. Il se souvenait encore de son argument: « L’expérience te fera du bien Brad, tu verras après cela pour toi se sera du tout cuit. » La première fois qu’ils l’avaient fait, Brad avait fait exprès d’être terriblement mauvais pour qu’ils recommencent dans la minute. Évidemment, la jeune femme ayant des idées de grandeur, ils avaient fait cela dans le lit des parents de Brad. Trois fois d’affilé, ponctué de fellation vicieuse. Très bon souvenir pour Monsieur Hastings. Il avait apprit que la jeune femme était morte d’une overdose quelques semaines plus tard. Très triste, vraiment.

    Il était neuf heures du matin et Brad sentait déjà que cette journée risquait d’être difficile. Il avait le nez pour ça et, bien sûr, il n’avait aucun souvenir d’une quelconque journée qui aurait pu être bonne. Sa secrétaire ouvrit doucement la porte du bureau et lui apporta une tasse fumante qu’elle posa délicatement en disant:

- Voilà Monsieur.

    Et elle ressortit. Brad s’empara d’un dossier des statistiques de recrutement de l’année passée et s’allongea confortablement sur sa chaise. Il prit sa tasse de café, en but une gorgée, puis la reposa. Il répéta les mêmes gestes plusieurs fois de suite durant une demi-heure, jusqu’à ce que le « bip » d’appel de sa secrétaire retentisse. Il appuya sur le bouton gris. Il détestait être dérangé, surtout lorsqu’il se mettait enfin à travailler sérieusement.

- J’espère que vous ne me dérangez pas pour rien! lança-t-il avec force.

- Une dame est là pour vous Monsieur Hastings, lui dit la voix métallique de Mademoiselle Odin.

- Qui est-ce? répliqua Brad avec dédain.

- Elle dit s’appeler Lisa Monsieur.

 

 

Je sui désolé j'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer

J'ai supprimé http://Dragonna800.skyblog.com

Parce que d'une personne ne vient,

de deux Izarda c'était une mauvaise idée...

Il faut que j'arrête de m'enfermer dans une vie qui n'existe pas

mais il y a mon autre blog

http://Cryptoetmoi.skyblog.com

que je ne lâcherais jamais, c'est mon blog de prédilection

lol

Alors Izarda prendra vie là-bas.

Désolé Pauline,

sincèrement,

mais en septembre je vais commencer à travailler

comme caissière...

oui je sais lol

Mais il faut bien que je gagne de l'argent jusqu'à ce que

je sois prise dans mon école.

Et je ne pourrais pas m'occuper de trois blogs.

Il a fallu que je fasse un choix.

Mais je t'attend impatiemmen sur Cryptoetmoi

Si tu ne viens pas...

c'est la déprime assuré.

Je te kiff tu le sais.

 

JE vous nem tous.

 

BISOU

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Tous les commentaires liés à l'article : ~~Victime et suspect-1~~

  • leslie^^'' a posté :mardi 10 juin 2008 11:31

    ^^'''' j'essaye de reprendre depuis lebedu, je m'y perd un peu.... mais je tiens bon !!!
    bisous de chocapicccccccccccc
    PS: je t'aime toujours ma grande^^
  • Massive8Despair a posté :mercredi 04 juin 2008 20:34

    oups parfois je peux être super mega bête héhé
    merci d'avoir répondu je vais me mettre à lire là je te dirais ce que j'en pense ^^
    a+
  • Massive8Despair a posté :mercredi 04 juin 2008 16:09

    salut ^^
    je sais que ce ne sont pas mes oignons mais tu veux bien mettre tes histoires dans des catégories? ça sera mieux pour nous pour naviguer tranquillement et trouver rapidement les chapitres d'une seule histoire ^^
    voila à bientôt j'espère
  • Gaëlle a posté :samedi 19 avril 2008 16:31

    Oulàlà, le suspense, vite je vais lire la suite!!
  • Lily a posté :mercredi 16 avril 2008 18:13

    J'aime trop Brad, parce qu'il parle de Daniel qui se la joue "bad boy", mais il fait la même chose!!! cherchez l'erreur...
    Bon, je sais pas si je t'ai déjà laissé un commentaire, mais je voulais te dire que j'aime beaucoup ta façon d'écrire.
    bisouus
  • elfira a posté :dimanche 16 mars 2008 21:35

    Décidemment ce Bradley je l'aime de plus en plus
  • ondine a posté :mercredi 12 mars 2008 17:05

    superbe chap!!!
  • julien a posté :dimanche 23 décembre 2007 11:12

    J'aime bien les deux inspecteur!!! Surtout Pérez!!!!
  • emeline a posté :jeudi 08 novembre 2007 20:07

    franchement je me demande comment j'ai fait pour oublié ta fic jadore les inspécteur XD c le bien et le mal ki sassemble pour former un tout :p
  • griffonaventure a posté :vendredi 14 septembre 2007 18:56

    pis pour le texte c bien mais apars ke c rare kon voit des livre avec des mot comme: tu fais chier ou des truc comme sah!:P

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