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~~Au bureau-1~~  posté le dimanche 26 août 2007 17:25

Blog de sylphideland : Sylphideland, la magie de l'écriture, ~~Au bureau-1~~

 

 

  

    Une fois les portières claquées, les inspecteurs Tobias et Pérez fixèrent les deux hommes d’affaires pénétrer dans l’immeuble. Qu’ils étaient chic comparé à ces deux flics. Mais ce n’était pas vraiment dans les habitudes de Daniel et Tony de se parer comme pour un cocktail, même si l’un était plus raffiné que l’autre, il fallait tout de même éviter de mélanger travail et divertissement.

    Ils restèrent silencieux un long moment. Tony Tobias semblait plus calme qu’un paresseux s’apprêtant à faire sa sieste, tandis que son collègue, Daniel Pérez, semblait en proie à la plus grosse crise de nerf jamais vécue. Il faut dire que sa confrontation avec Hastings avait été tendu, au point d’en être presque palpable. L’inspecteur Tobias tourna la clef dans le compteur et démarra. Il se tourna vers son collègue, parfaitement calme.

- Alors qu’est-ce que t’en penses? lui demanda-t-il en dégageant sa voiture du trottoir.

- C’est lui j’en suis sûr, lui rétorqua Pérez en allumant une cigarette à l’aide d’un briquet tempête.

- Comment tu peux en être si sûr?

- Une intuition de flic. La dernière nous a été avantageuse non?

- Coup de peau.

    Un silence s’installa entre les deux hommes. Tony était en pleine réflexion. Il savait par expérience que même si Daniel était un espagnol au sang chaud, il ne provoquait pas ainsi sans raison, pas sans y avoir été poussé en tout cas. Pérez en profita pour abaisser sa vitre et laisser pendre sa main à l’extérieur. Il interpella son collègue.

- Dis-moi Tony…

- Ouais?

- Tu le trouves pas bizarre ce Bradley Hastings?

    L’inspecteur Tobias se mit à rire. Daniel avait le chic pour le faire tourner en bourrique.

- C’est pour ça que tu le soupçonnes non? répliqua-t-il en rigolant, proche de l’hilarité.

- Oui mais…vraiment je le trouve très bizarre. Enfin…je sais pas trop si bizarre est le mot mais…c’est à me rendre dingue!

- Bah pourquoi?

- J’en sais rien.

    Pérez tira une bouffée de sa cigarette et se frotta la tempe gauche en soupirant. Tony continuait de sourire. Il se faisait même tourner en bourrique lui-même. Il y avait de quoi.

- Dès que je l’ai vu il y a eut un truc, reprit-il comme exprimant ses pensées à voix haute. Je sais pas trop mais…je le lâcherais pas!

- N’oublis pas que le courrier lui était adressé, coupa l’inspecteur Tony Tobias en engageant son véhicule dans un rond-point bondé, et que d’après notre spécialiste sur place et moi-même, les clichés de ces photos sont très professionnelles. Le photographe dans l’agence c’est Martin et pas Hastings.

- Tu soupçonnes Martin toi?

    Daniel avait l’art de poser les questions les plus fines. Il y avait vraiment de quoi être exacerbé.

- Je ne suis pas comme toi Daniel, répliqua Tony calmement, je ne soupçonne pas au premier coup d’œil, je ne fais qu’avancer des hypothèse. Martin est photographe, pas Hastings, point.

- Ouais mais le truc c’est que l’enveloppe était adressée à Hastings et que c’est Martin qui connaît la victime. Il n’y a rien de logique là dedans!

- Les meurtriers ne sont pas censé être logique, sinon on les arrêterait trop facilement.

    Daniel Pérez rigola et jeta son mégot de cigarette par la fenêtre. Tony se replongea dans ses réflexions. Son collègue voulait toujours allez trop vite, cela avait toujours été ainsi, et encore une fois, il était persuadé que son esprit tordu le mènerait vers de mauvaises conclusions. Il se rendait toujours compte de ses bêtises, Dieu merci pour eux, mais malheureusement, c’était souvent trop tard.

- Et puis tu l’as entendu toi-même, reprit Tony, chassant ses idées de sa tête, il aurait déjà reçut des menaces et même des lettres piégées. Non je ne suis pas sûr du tout que se soit lui. Il y a des dizaines et des dizaines de photographes dans cet entreprise, beaucoup peuvent lui en vouloir. Faudra dresser une liste.

- Attend une minute, coupa Pérez en fronçant les sourcils, c’est pas lui le directeur de l’agence photo tu l’as dis. Pourquoi un photographe lui en voudrait? Et puis pourquoi tuer l’un de ses collègues rien que pour l’emmerder? Non cette histoire tiens pas debout. Ça peut pas être une vengeance sinon la cible se serait Martin.

- Mais arrêtes de tirer des conclusions rapides comme ça! On connaît personne pour l’instant. La seule chose qu’on sait d’eux c’est que Martin est le plus discret des deux et que Hastings est un coureur de jupon! T’as entendu parler de l’histoire qu’il y a eut lors de son mariage quand même?

- Non.

    Des fois, Tony avait envie de se cogner la tête contre un mur. Des journées comme ça où il encaissait très mal le caractère de son collègue. Chez une femme on appelait cela un cycle périodique.

- Lors d’un interview sa femme c’est donner à cœur joie pour tout raconter, reprit-il en gardant remarquablement son self-contrôle, du moment que ça pouvait ternir la réputation de Hastings. Elle l’aurait coincé en train de s’envoyer une demoiselle d’honneur le jour de la cérémonie.

    L’inspecteur Pérez se mit à rire, les petits potins de la haute société française ne l’intéressaient pas d’ordinaire, mais il avait toujours été friand de ce genre de situation rocambolesque.

- Je le blaire peut-être pas du tout cet Hastings mais il me fait bien rigoler, lança-t-il en allumant une seconde cigarette, excuses-moi mais je vois pas trop le rapport avec notre affaire.

- Réfléchis, Hastings aurait très bien pus sauter la femme ou la petite ami d’un des photographes. À ce moment là, vengeance il y a.

- Stop, temps mort, le problème reste le même. Pourquoi ce vengeur aurait décidé de tuer l’un de ces collègues de la branche d’emploi de Martin?

    Tony se força à se dire que pour une fois, Daniel faisait preuve de beaucoup de concentration et de professionnalisme.

- Ouais t’as raison, cette affaire sent le purin, lâcha-t-il légèrement déboussolé.

- Ou bien tout ça c’est un règlement de compte.

- Entre Martin et Hastings tu crois?

- Peut-être. Ou peut-être pas. Il se peut que le tueur est voulu faire passer un message à l’un des deux gars…ou peut-être même aux deux.

- Alors le tueur ferait partis de l’agence. Ou en aurait fait partis du moins.

- Pas forcément. C’est gars là aussi ont une vie privée Tony.

- Ouais t’as raison.

- Résumons. Le tueur adresse le courrier à Hastings soit parce qu’il a un message personnel à lui passer, soit parce qu’il avait un message personnel à faire passer à Martin ou encore parce qu’il aurait un message personnel à leur communiquer.

- En gros c’est ça.

- Bah moi je dis cette affaire sent pas le purin, mais le fumier.

- Dans tous les cas soit Hastings est la victime, soit il est le suspects.

- Ah t’admets qu’il est suspect!

    Il venait de lui tendre la perche, Daniel ne lâcherait jamais le morceau.

- Bah oui, reprit-t-il presque malgré lui, tu parlais d’un règlement de compte tout à l’heure. Il se peut qu’il en ait un avec Martin et ça expliquerais pourquoi c’est un employé de Martin qui s’est fait buté.

- Ah ça c’est une déduction qui me plait, répliqua Daniel tout sourire.

    Il s’en serait douté.

- Ou bien il est la cible du tueur qui se sert des employés de Martin comme victime pour semer le trouble entre les deux hommes, lâcha Tony conscient de fausser toutes les espérances de son collègue.

- Ah oui ça aussi ça peut tenir debout, se contenta de répliquer Daniel.

    L’inspecteur Tobias gara sa voiture verte dans le parking devant le commissariat. Les deux hommes descendirent, parcoururent le parking sans un mot, entrèrent dans la bâtisse, lancèrent quelques bonjours à quelques collègues puis, après avoir parcourus plusieurs dédale de couloir d’un blanc cassé, entrèrent dans leur bureau.

    La pièce semblait petite et humide, les murs jaunis par le temps étaient tâchés et quelques posters de mannequin étaient accrochés ici et là. Sur l’un des bureau une plante fraîche et fleurie ornait la paperasserie. Sur une plaque noir était gravé les lettres blanche du nom: Tobias. En face, le second bureau était lui plein de désordre et de mégots. Sur la plaque apparaissait: Pérez.

    Les deux hommes accrochèrent leur veste sur un cintre en bois. L’inspecteur Tobias saisit l’enveloppe marron et poussa un soupir.

- Je vais apporter les photos au psychologue de l’immeuble, lança-t-il pendant que Pérez prenait place sur sa chaise et allumait une autre cigarette, j’aimerais savoir à quel genre de meurtrier on a à faire.

- Je vais te le dire moi, coupa Pérez en allongeant ses pieds sur le bureau, le gars qui a fait ça est froid et insensible. Certains des meurtriers mettent du cœur à l’ouvrage, ils aiment ce qu’ils font. Là, les photos n’ont rien de tout ça et en plus il n’y a pas de signature. Non celui-là, c’est un glaçon.

    Tony crut hurler pour réveiller son collège. Voilà, il tenait Hastings et il savait d’instinct qu’il ne le lâcherait pas de si tôt.

- Tu le tiens ton Hastings et tu veux pas le lâcher! lança-t-il dans un self-contrôle total.

- Exact, se contenta de répliquer Daniel en soufflant des volutes de fumée.

- Bah au lieu de te ruiner la santé et divaguer, prends le téléphone et appel la secrétaire de Martin qu’elle dresse la liste des employés. Et fait la même chose pour les mannequins on sait jamais et fait des recherches sur nos deux hommes, histoire d’en savoir plus. Moi je vais faire des agrandissements de ces photos.

- Bien chef.

- Et ouvre la fenêtre bon sang!!!

*

*     *

 

    Pendant ce temps, Bradley Hastings et Frederik Martin avaient silencieusement pénétré dans un ascenseurs qui les menait au vingt-troisième étage. Les deux hommes ne s’adressèrent pas la parole durant de longues minutes, immobiles dans leur cage d’ascenseur. Fred se sentait mal, très mal. Ce jeune homme sur les photos, son collègue si calme, faisant honneur à sa réputation envers et contre tout. Mais Brad finit par rompre le silence.

- Tu sais à qui ils m’ont fait pensé ces deux pseudo flics? demanda-t-il à son collègue d’un air enjoué.

- Non…

    La voix brisée de Fred ne provoqua aucune émotion chez Brad qui sourit bientôt.

- Aux personnages de l’âge de pierre du nouveau film d’Alain Chabat, reprit-il en pouffant, tu sais les hommes préhistoriques qui doivent résoudre le tout premier meurtre de l’humanité.

    Il rigola. Fred fronça les sourcils. Il ne l’imaginait pas froid, égoïste et indifférent à ce point.

- C’est tout ce que ça te fait? lança-t-il en criant presque. Un de mes employés que je connaissais personnellement c’est fait tuer Brad! C’est quand même grave et toi tu penses à…Non mais je rêve.

- Écoutes, ce gamin est mort et on y peut rien. Maintenant c’est pas de ma faute si tu t’amuses à t’envoyer tes stagiaires! Je t’ai déjà dis que je trouvais ça dégueulasse et je t’avais prévenu de ne pas recommencer et t’as pas écouté. T’as eus ce que tu méritais.

- Qu’est-ce que ça veut dire ça?!

    La porte de l’ascenseur s’ouvrit et Brad en sortit puis fit volte-face.

- Si tu veux rentrer chez toi pour la journée je comprendrais, lança-t-il dans un sourire moqueur.

Fred resta bouche bée et fixa son collègue jusqu’à ce que la porte de l’ascenseur se referme. Même étant habitué à ça, il n’en croyait pas ses yeux. Tant d’indifférence dans ces yeux froids comme la glace.

        « Connard de gosse de riche! » pensa-t-il en serrant les poings. « Ils les saute bien ses nouvelles recrues lui. Mais non moi j’ai pas le droit sous prétexte que je m‘envois des mecs! Mais merde j’y peux rien et il n’avait qu’à pas être homophobe cet enfoiré! »

 

 

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Tous les commentaires liés à l'article : ~~Au bureau-1~~

  • mini-crotte a posté :mercredi 21 mai 2008 18:43

    ayé je me suis remise à lire ton histoire^^
    j'adore t'es vraiment torp tor ptrop bien écrire!!!
    et tu sais quoi ça fait torp chier, ça previens plus pour les nouveaux articles!!! ça fait moi je risque de galérer vu que je viensde mettre ma suite et que ça fait pas les messages XS
  • lesle a posté :vendredi 28 mars 2008 18:20

    biazarre j'ai déjà vu cette image pag pif pa chbeuh kyahhhhhhhhhhhhh
    ayé m'en souviens c'est dans mon portable je l'ai en fond d'écran yaaaayayayaaya
  • elfira a posté :dimanche 16 mars 2008 21:10

    Ce Perez connait Brad d'avant cette enquete pour lui en vouloir autant ?

    De quel cote de la force obscure je penche ?! Je pense qu'on connait pas encore le tueur !!
  • ondine a posté :vendredi 07 mars 2008 19:00

    jadore comment tu écris (je me demande pk je suis pas venue plus to!! pff trop conne moi breff...) je ne sais vraimnt pas qui a pu prendre des photos aussi splenddes xD bon jarrete! non franchement je sais pas je voi pa pbrad dans la peau d'un tueur sanglant... quoi que... ^^
  • Goblinaya a posté :dimanche 27 janvier 2008 18:57

    Perso, je suis pour l'option "tout le monde meurt dans une grande tuerie"
  • danouch74 a posté :vendredi 04 janvier 2008 15:59

    Brad est fou amoureux de Fred et il y en avait marre que son pot se tape des autres mecs il lui a fait comprendre en tuant sa dernière conquete ...
    le problème c'est que le fait qu'il s'envoie à lui les photos ne tiennent pas debout...
    après l'auteur peut avoir l'esprit farceur et faire que l'un des deux flics soit dans le coup ou bien directement l'ex femme...
    oua c'est compliqu" je vais lire la suite et je te dirai
  • julien a posté :samedi 22 décembre 2007 22:12

    Je sais pas!!! Je pense pas que c'est l'un des deux!!! plutôt un mec qu'on connait pas encore!!!
  • Eva a posté :vendredi 30 novembre 2007 21:09

    ou la la dis donc ! sa devient serieux !! ^^=)
  • emeline a posté :jeudi 08 novembre 2007 19:45

    a oui alors la je sait toujours pas lol

    c bie trouvé les nom kan méme klol ^^
  • de passage a posté :mercredi 31 octobre 2007 10:30

    sérieusemen ia un truc ke je comprendré jms c POURKOI vs mété tous d prénom américain a vo personnage. c vrémen une manie sa fé genre : g tro maté dallas..

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