Pour vous la faire
court, Ray , après avoir garé ma voiture sur un emplacement
interdit, a gentiment - pff c’te blague - accepté de nous
invité dans son … studio ? Difficile à dire. On dirait
plutôt une chambre de bonne dans laquelle on aurait tenté de faire
rentrer un lit une place, une cuisinière et un mini frigo, avec une
armoire où à peine un veston peut rentrer. M’enfin,
c’est pas comme si je pouvais me permettre de faire des
commentaires. Bon allé, juste un tout petit :
- Ça pu la clope ici !!!
m’écriais-je.
Et pour toute réponse,
je reçois un gant rempli de glaçon sur la gueule.
- Aïeuh !!
J’enfoui mon
visage dans mes mains en gémissant. Oui bon d’accord
j’exagère. J’ai reçu le gant sur la tempe et j’ai
mal à la joue. Mais, je sais ce qu’il va se passer si
j’en rajoute.
- Ray ! s’écrit Tony. Fais attention
il a mal !
- Où c’est marqué exactement que
c’est mon problème ?
Je gémis et Tony pose
doucement le gant sur ma joue.
- T’as vraiment un caractère de
merde, rétorque Tony en lançant un regard meurtrier au
flic.
Ray rumine. Il a une
bouteille de bière à la main et sa plaie à la tête a enfin arrêté
de saigner. En plus c’est pas pour en rajouter mais
j’ai un tantinet raison quand même, ça put la clope froide
ici. Les tisses en sont imprégnés et un cendrier a disparu sous une
montagne de cadavre de cigarette. D’ailleurs je pense avoir
réussit à identifier un truc qui ressemble plus à un joint
qu’à une Gitane.
- J’l’aime pas, marmonne enfin
Ray.
- Rien à foutre, réplique méchamment Tony,
t’étais près à le tuer au beau milieu de la rue
j’espère que tu t’en rend au moins compte
?!
- Ce gars s’est foutu de ta gueule
merde!!!
- C’est pas tes
…
J’attrape la main
de Tony pour attirer son attention et il tourne les yeux vers moi.
J’éloigne le gant de ma joue.
- Il a raison, ais-je murmuré, j’ai
été un vrai connard.
Il me
sourit.
- Tu es revenu non ?
À mon tour de sourire.
Les yeux dans les yeux.
- Pitié ! s’écrit Ray en se relevant.
Allé vous murmurer vos mots doux ailleurs j’ai comme une
envie de gerber.
Je ne l’avais
jamais connu aussi cynique. Soupirant, Tony replace le gant sur ma
joue et j’esquisse un geste pour l’en empêcher mais je
grimace. Bon sang ce que j’ai mal !! Il m’a bel et bien
casser une côte le salaud!
- On ira nulle part avant que Dany
n’ait vu un médecin, déclare Tony.
- Hors de question que je transforme mon
appart’ en clinique de Docteur Quinn, réplique Ray en
allumant une cigarette, si tu veux le bichonner tu vas dans la cage
d’escalier.
- C’est pas la peine, dis-je en
écartant le gant une nouvelle fois, ça sert à rien un médecin. Tout
ce qu’il va me dire c’est : une côte cassée rien de
grave ! Du repos et tout ira mieux.
...
Près d’une heure plus tard
…
- Une côte cassée rien de grave ! Du repos
et tout ira mieux.
Je lance un regard amusé
à Tony. Il me tire la langue et Ray soupire,
désespéré.
- Merci Docteur, sourit Tony en serrant la
main du vieil homme.
Et il sort sans avoir
oublié de nous jeter un regard circonspect. Oui, on forme un trio
bizarre et après ?! Ray en est à sa cinquième bière, Tony
s’échine à me faire accepter un anti-douleur - je déteste les
comprimés moi!! - et moi j’arrête pas mes commentaires sur
l’insalubrité de la pièce. Résultat : Ray s’apprête à
péter les plombs, Tony désespère et moi je jubile - faut bien
qu’il y en ait un qui s’amuse.
- Rassuré? lance Ray d’une sobriété
incroyable pour quelqu’un qui a autant bu. Allé dégagez
maintenant.
Tony pousse un soupir à
mi-chemin entre le désespoir et la colère alors que je repousse
pour la énième fois son gant glacé. Il commence sérieusement à me
gonfler.
- Fais pas l’enfant ! me lance-t-il
brusquement. Si ça continu à enfler tu vas bientôt ressembler à un
hamster!
- Mais j’ai mal euh ! fut ma seule
réplique.
Oui je suis
particulièrement chiant quand j’ai un bobo. Je crois que
c’est ce qui m’a en partie forcé à arrêté la
boxe.
- J’en ai mare de ses jérémiades à ce
gosse ! hurle Ray en se redressant.
Apparemment,
l’alcool ne le fait pas tituber, pire, ça le rend irascible.
Moi ça me rend bête … sans commentaire. Je m’apprête à
lui lancer une bonne vanne bien travailler mais Tony se redresse
vivement et, pile entre nous deux, nous jette un regard noir chacun
notre tour.
- Y’en a marre, s’écrit-il
d’une voix forte, va bien falloir que vous vous entendiez un
jour alors autant faire la paix tout de suite !
Ray et moi, on se
regarde, on réfléchit, puis il pousse un rire et déclare
:
- Tu m’as prit pour Mère Térésa
?
Et moi je réplique
:
- Y’a pas marqué S.P.A sur mon
front.
Tony baisse les bras et
soupir, déçu. Ray retourne chercher une bière et moi je me lève du
lit en retenant un cri. Non mais là c’est plus drôle,
j’ai vraiment mal. Je tente en vain d’enfiler ma veste.
C’est qu’il pleut dehors. Tony vient à mon secours.
Plus personne ne dit rien. J’ouvre la porte et sort de
l’appartement-studio-chambre-de-bonne. J’ai commencé à
descendre les marches lorsque Tony me rejoint, ferme doucement la
porte et passe mon bras gauche autour de ses épaules pour
m’aider. Je le sens triste, limite abattu.
- J’suis désolé, marmonnais-je tout
péteux.
Il me sourit
tristement.
- Je ne peux pas vous en demander autant en
si peu de temps, déclare-t-il d’une voix douce, vous vous
ressemblez tellement qu’il va vous falloir du temps pour vous
supporter.
J’ai failli louper
une marche.
- Quoi ?!
Il
rigole.
- Vous êtes exactement identique
c’est pour ça que vous pouvez pas vous
renifler.
- C’est une blague
?!
- J’suis très
sérieux.
Je bougonne. Beuh non
c’est pas vrai j’lui ressemble pas ! En fait je ne
préfère pas que vous répondiez à cette interrogation intérieure
désespérée.
Arrivé en bas de
l’immeuble, une fine pluie recommence à nous mouiller. En
face, ma voiture. Tony m’y dirige mais je
résiste.
- Non.
- Mais Dany tu ne vas pas pouvoir marcher
jusqu’à l’immeuble!
- Bien sûr que si, c’est à cent pas à
peine allé viens.
- Non c’est moi qui
conduit.
- Non.
- T’es chiant !
- Je t’aime.
Il me sourit. Je me
laisse conduire jusqu’à la voiture. Tony m’aide à
m’appuyer contre la portière et à peine a-t-il eu le temps de
faire le tour du véhicule vers la place conducteur que j’ai
déjà reprit mon chemin.
- Dany ! s’exclame-t-il
indigné.
- Allez viens, lançais-je en
m’appuyant contre un mur, dans cinq minutes on est arrivé pas
besoin de la voiture.
Je l’entends
soupirer. Résigné, il me rejoint et repositionne mon bras autour de
ses épaules.
Trois étages au-dessus
de nous, Ray nous regarde nous éloigner, un petit sourire au coin
des lèvres. Tony a choisit, entre lui et moi. Et à cet instant, Ray
se dit qu’il a fait le bon choix. Son regard est attiré par
un mouvement. Derrière nous, un homme nous suit d’assez loin
pour ne pas se faire repérer et d’assez près pour ne pas nous
perdre. Il s’arrête, lève les yeux et croise ceux de Ray
Monroe qui lui fait un bref signe de tête avant de murmurer pour
lui seul :
- Je compte sur toi Ryan.
Arrivé à
l’immeuble, le plus chiant a été de grimper les marches. Bon
d’accord ça n’est qu’un étage mais comme
j’aime me plaindre, j’ai pas arrêté de geindre. Et Tony
a prit son mal en patience. Il m’a aidé et, arrivé devant la
porte de mon appartement :
- Tu as tes clefs ? me
demande-t-il.
Un dur combat fait rage
en moi. Deux choix possibles : ou lui dire qu’elles sont dans
ma poche, ou lui mentir pour qu’il me fasse entrer dans son
appartement.
- Elles sont dans ma voiture, répondis-je
alors.
- Bon …
On fait volte face et il
ouvre son appartement. Alors là, j’exulte ! J’suis fort
quand même. Il m’installe doucement sur son canapé et
aussitôt la douce odeur de fruit musqué m’apaise. Tout sent
bon ici ! Les rideaux, les coussins, Tony. Je le regarde
s’éloigner, refermer sa porte et partir vers la cuisine
sortir un verre.
- Tu prend tes anti-douleurs, me
déclare-t-il.
Je grogne. Un silence
s’installe. Faut dire qu’on a pas eu trop le temps de
parler. J’aimerais m’excuser, lui assurer qu’avec
Katy c’est terminer, lui assurer que c’est avec lui que
je veux passer ma vie, lui assurer que ma sœur ne veut pas
quitter l’Espagne, lui assurer que j’ai envie de le
prendre, là maintenant ! Il s’approche.
- C’est quoi la moto de Ray ?
demandais-je en acceptant le verre d’eau et le comprimé. Une
Suzuki non ?
Oui, j’ai pas
trouvé mieux pour engager la conversation.
- Une Kawasaki ZZR 1100, me répond-il en
s’installant près de moi.
J’ai cru avaler un
cactus. Euh, c’est moi le garagiste et lui l’apprenti
secrétaire médicale c’est bien ça non ?!! Il me sourit en
voyant mon air indigné.
- Quand je monte sur un engin j’ai
bien savoir ce que c’est et d’où il vient, me
déclare-t-il doucement.
- Ah … bah moi je suis un pur sang
espagnol et je suis né à Séville, répliquais-je avant de pouffer de
rire.
Il m’envoie un
coup de coude dans les côtes en souriant et je pousse un cri. Le
verre m’échappe des mains et atterrit sur le tapis dans un
bruit mâte, déversant son contenu. J’en profite pour lâcher
le comprimé.
- Pardon !! s’écrit-il effrayé en se
laissant tomber à genoux devant moi. Je t’ai fais mal je suis
désolé !
Il attrape doucement mon
visage entre ses mains et me regarde dans les
yeux.
- Ça va ?
Je lui souris, les yeux
imbibés de larmes. Non mais sérieux, j’ai vraiment eu
mal.
- Oui ça va, lui assurais-je avant de
l’attirer à moi pour l’embrasser.
Une explosion de
sensation parcours mon corps tout entier. Ses lèves sont douces, sa
langue est chaude et ses reins frémissent. Je l’oblige à se
coucher sur le sol. Le verre vide roule près de nous et le tapis
mouillé ne semble pas le déranger. Je me positionne au-dessus de
lui et approche mon visage pour reprendre possession de sa bouche
mais j’étouffe un cri. Putain de côte cassée ! Ray Monroe,
dès que je peux je demande à Mama Gourou de te rendre la vie
impossible.
- Arrêtes tu vas te faire mal, me dit-il
dans un souffle.
Non non non !!! Il est
là, sous moi, à deux doigts de se donner entièrement je le veux
!!!
Je
grogne.
- Ça va ! déclarais-je brusquement.
J’ai pas mal !
Il me
sourit.
- Y’a plusieurs façon de faire ça tu
sais, me dit-il doucement.
Mon cœur manque un
battement. Avec d’infini précaution, il m’aide à me
relever et me prend la main jusqu’à sa
chambre.
Je n’y suis jamais
entré. Elle est claire, lumineuse, et l’odeur de kiwi qui y
plane me fait pousser un faible gémissement de pur plaisir. Je sens
déjà l’excitation me gagner. Il me sourit toujours, ses yeux
brillants ne me quittent plus. Il m’arrête avant qu’on
ait atteint le lit et dépose un chaste baiser sur mes lèvres. Puis,
toujours aussi tendre, m’aide à retirer mes vêtements.
C’est lui qui prend les commandes. Il guide mes mains
jusqu’à son corps, et ses habits tombent à leur tour. On
s’allonge enfin sur le lit.
Étendu sur le côté,
l’un en face de l’autre, il me sourit et commence par
caresser ma joue douloureuse. Je frissonne. Son autre main
s’est arrêtée sur mon torse et son pouce caresse tendrement
ma peau. Il s’approche, m’embrasse. C’est un long
baiser, doux et presque innocent. C’est toujours lui qui
commande. Puis il quitte mes lèvres et embrasse mon cou. Je ferme
les yeux et pousse un soupir de bonheur. L’une de ses mains
s’attarde dans mes cheveux tandis que l’autre continue
de caresser mon ventre. Puis passe doucement sur mes côtes. Comme
un coup de vent. Aucune douleur. Je frémis. Il s’empare de
nouveau de mes lèvres et j’y détecte une énergie
nouvelle.
Je passe enfin à
l’action et pose une main sur le creux de ses hanches puis
descend sur son ventre. Toujours aussi doux et chaud. Un havre de
douceur et de chaleur dans lequel j’ai envie de mon réfugier
encore et encore. Mon autre main enlace ses doigts à la sienne et
on ne se lâche plus.
Sa langue effleure ma
peau et j’ai plongé mon visage dans ses cheveux, respirant à
fond l’odeur qui me fait complètement planer. Sa main libre
continue son exploration et effleure mon sexe. À vrai dire je ne
m’y attendais pas et je sursaute en poussant un grognement de
plaisir. Il relève la tête pour m’embrasser encore alors que,
aussi innocemment que le permet ce geste, il commence à me
caresser.
Ma main n’a pas
quitté sa hanche. Elle descend sur ses fesses, puis sa cuisse, et
j’oblige sa jambe à passer au-dessus des miennes, le
rapprochant d’avantage de moi. Nos ventres se touchent
presque et notre chaleur corporelle réchauffe nettement
l’atmosphère. Je sens mes reins me brûler délicieusement et
le regarde fermer les yeux pour enfouir son visage à la base de mon
cou, tout contre ma poitrine alors qu’il continue de me
masturber. Ma main lâche sa jambe et remonte vers son bas-ventre.
Il sursaute alors que je m’empare à mon tour de son
sexe.
Il relève les yeux vers
moi.
- Non !
Mais j’étouffe son
cri en l’embrassant. Sa caresse s’est arrêtée alors que
la mienne commence et il tremble en gémissant. C’est sans
doute la première fois que quelqu’un le touche de cette
façon.
Presque timidement, il
recommence son attouchement et je gémis avec lui. Alors que nos
mains avides nous font ressentir d’infinies sensations, les
secondes, enlacées, ne se sont pas lâchées.
..
TADADA !! Me
revoilàààààààààààà (elle arrive en haut de la colline !!
) C'EST GABIE !!! 
Désolé, deux jours
que j'ai pas majifié mais j'ai une bonne excuse, enfin deux
pour être plus précise :
Saya
: mon Dieu !!!!!!!!!!! Tes fics yaois sont un PUR
REGALE !!! Je remercie le ciel de t'avoir conduite jusqu'à moi

Mimieec
: deuxième Simstorisseuse de talent à venir sur mon
blog
Je n'ai qu'un mot à te dire :
KIM EST CARREMENT ORGASMIQUE !! 
En ce
qui concerne l'avancée de "Que du Bonheur", comme l'a si
bien dit Lilly Kékette ( j'peux t'appeler comme ça ?
c'est meugnon
) effectivement, ça tombe dans la
guimauve
et le chapitre suivant ne risque pas
d'être plus explosif mais en ce qui concerne le chapitre
encore d'après, les choses sérieuses vont commencer

Gabie ou l'art de
tout faire basculer en quelques lignes 
Dans ce chapite-ci
vous avez assisté à l'arrivée brève d'un nouveau personnage :
Ryan Hampton. Ce personnage est très particulier à mes yeux et vous
aurez le droit à une biographie complète le concernant 
Voilà c'est tout
!
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