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Remerciement par-là, publicitée par-ci  (Beuh ... Gabie tais-toi !!!) posté le dimanche 07 juin 2009 14:18

Gabie profite de son suspens ( oui c'est sensé être en plein suspensage là mais euh, si vous n'êtes pas suspecté c'est pas grave {#}  {#} ) pour faire ce petit article de remerciement à la petite poignée de lecteur qui laissent des coms quand ils lisent (c'est pas que j'en ai exceptionnellement besoin mais ça fait quand même plaisir {#}, traduction de : " Vous êtes gonflé vous pourrez dire bonjour quand même "  {#} )

Je voudrais donc remercier :

Plaisance : Non mais je suis grave j'avais même pas capté que t'avais un blog {#} Promi je me rattrape dès aujourd'hui {#}

Morganelafee02 : Je suis sincèrement contente que mes perso te plaisent toujours autant après deux années {#} Merci du fond du coeur d'être là, sans me vanter je pense que tu es l'une des plus anciennes lectrices et ça me fait plaisir {#}

Layla : ma Folle à moi ! ( t'as un blog au fait {#} ) ce que tu me dis-là me touche beaucoup ! Je ne pense pas avoir autant de talent que ça mais si tu le dis {#}

Yaya : Tellement de chose à dire sur toi que je ne sais pas par quoi commencer. Alors je ne te dirais qu'une chose : Sylphideland n'existerait pas sans sa Yayette {#}{#}{#}

Misa : chose promise chose due ma Misa Jolie, Ryan Hampton fera une apparition ( et non je ne l'ai pas oublié {#} )

Neiko : la plus doué de toutes les créatrices de sims a posé un pied sur mon humble blog ! Je n'oublierais jamais ce jour, merci ! {#} Pour moi tu es la plus talentueuse de toutes les " Simstorisseuse " ( ça se dit {#})

Lilly : comment je suis trop folle de tes Fic Yaoi {#} en plus t'as été l'une des premières à laissé un com sur mon blog, et pour ça, merci de tout coeur {#}

Leslie : coucou mon Chocapic {#}

Deadly : oh mon Dieu oh mon Dieu ! MAJIFIE VITE ! ou je fais une syncope ( c'était une menace au cas ou t'aurais pas compris {#} )

 

Voilà {#} Merci à toutes d'être là je vous adore ! {#}

Quant aux autres, merci aussi {#} et rassurez-vous, je ne mord pas

{#} <== pas rassurant du tout

{#}

Ps : en cadeau de remerciement, mon plus beau dessin de sexe gay {#}

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Que du bonheur - Chapitre 13  (Que du bonheur ( terminé )) posté le lundi 08 juin 2009 22:57

Chapitre spécial Ray / Philou dédié à ma Yayette

{#}

...

    Il frappa trois coups sur la porte imbibée d’eau et attendit. Des pas mal assurés, un grommellement injurieux et la porte s’ouvrit.

- Putain t’es chiant ! s’écria Philip. Dégages !

    Ray l’arrêta avant qu’il ne puisse refermer la porte et il entra dans la maisonnette.

- Pourquoi est-ce que tu refuses toute protection ? s’indigna-t-il en claquant la porte derrière lui. Sois sérieux un peu ! Gabriel peut …

- J’en ai rien à foutre de ce gamin, dégages j’ai di !

- Phil … t’es saoul ?

- Nan.

    Philip Starkey se laissa tomber sur son canapé miteux, trois cadavres de bouteilles de bières à ses pieds et une vodka à moitié vide - ou à moitié pleine ça dépend comment on voit la chose - dans une main. Il leva un regard vitreux vers l’intrus dans une expression qu’il voulait sans doute menaçante. Ray soupira.

- Gabriel n’est plus un gamin, argua-t-il en s’asseyant près de Philip, il mesure un mètre quatre-vingt dix-huit et pèse quatre-vingt dix kilos, sans oublier qu’il est aussi tordu que son père voire plus.

    Philip eut un rire sans joie et leva le goulot de sa bouteille à ses lèvres.

- Bah putain, s’exclama-t-il après une gorgée, tu connais son dossier médical par cœur.

    Il rit de nouveau. Ray lui, ne trouvait pas ça très drôle. Le silence s’installa un moment.

- Qu’est-ce que tu fais là ? demanda enfin Philip.

- J’viens m’assurer que tu vas bien.

- Te fous pas de ma gueule.

    Ray décida de prendre une grande goulée d’air pour se calmer, puis déclara :

- Y’a une semaine, on a surprit Gabriel qui rôdait autour de l’appartement de Tony. On était trop peu nombreux pour intervenir alors on l’a laissé filé et on l’a suivit. Seulement, on a perdu sa trace.

    Phil pouffa.

- Bande de nases, lâcha-t-il avant d’avaler une nouvelle gorgée.

- On ignore encore où il a bien pu passer et pourquoi il ne s’en est pas encore prit à Tony. Selon toute probabilité, il est retourné à Paris pour tenter de se rabibocher avec les anciens associés de son père sans doute. Sinon je ne vois pas où il peut être.

- Tu veux dire que vous utilisez encore Tony comme appât ?

    Ray préféra éviter son regard.

- Salopard ! s’écria Philip en envoyant valser sa bouteille enfin vide à l’autre bout de la pièce. Tu crois que ce gamin en a pas vu assez dans sa vie vous voulez encore jouer avec lui ?!

- C’est pas moi qui donne les ordres et tu le sais bien !

- Encore heureux sinon Gabriel serait déjà le maître du monde avec tes compétences.

    Ray serra les poings.

- Si tu veux mon avis, reprit Philip en se redressant tant bien que mal, il est simplement quelque part à attendre son heure.

- C’est pas son genre.

- Ah oui excuses-moi, tu le connais mieux que personne.

    Ray se redressa de toute sa hauteur et suivit Philip jusque dans ce qui ressemblait à une cuisine - en tout cas c’était ici que se trouvait le frigo. Au moment ou Philip ouvrit un placard, Ray le referma violemment et l’obligea à le regarder.

- Gabriel a trente-deux ans maintenant ! s’écria-t-il d’une voix grave. La dernière fois où je me suis retrouvé en face de lui il ressemblait à un champion de catch toute catégorie et il pulvérisait le crâne d’un de mes hommes à mains nues en encaissant une balle dans le bras comme si c’était une piqûre de moustique ! Alors le jour où il décidera de s’en prendre à toi crois-moi, ça te fera très mal !

    Le visage de Philip perdit ses couleurs.

- La dernière fois que tu l’as vu c’est-à-dire ? demanda-t-il d’une voix tremblante.

- Deux jours après son évasion à Paris. On était à cinq hommes armés et lui était seul avec un canif. J’suis le seul du groupe d’intervention à m’en être tiré. Tu piges maintenant ?! Le gosse qu’on a coincé y’a dix ans et envoyé en taule est mort ! Ce Gabriel là n’est plus le même. Il est encore pire qu’avant … alors s’il te plait, fais attention.

    Philip garda les yeux dans le vague quelques instants puis sembla reprendre ses esprits et se dégagea de la prise de Ray.

- Et pourquoi hein?! hurla-t-il les yeux fous. Qu’est-ce que j’ai bien pu lui faire moi? Rien ! Tout ce que j’ai fais s’est accepté de prendre un gosse chez moi y’a treize ans, j’ai rien à voir dans cette histoire c’est toi qui a tué son père pas moi ! C’est après toi qu’il devrait en avoir !!

    Ray eut un sourire mi-figue mi-raisin.

- Oui, concéda-t-il doucement, j’ai tué son père c’est vrai. Mais tu te trompes totalement si tu crois que c’est pour ça qu’il joue avec moi. Pourquoi est-ce qu’il m’aurait épargné après avoir tué mes hommes dans cette ruelle à Paris ? Simplement parce que ça l’amuse. Et dès qu’il ne s’amusera plus, il me tuera. Mais pas parce que j’ai butté son paternel, parce que je lui ai pris Tony.

    Les deux hommes se lorgnèrent du regard un moment.

- C’est pour ça qu’il a tué ma sœur, reprit doucement Ray, y’a dix ans.

    Philip baissa les yeux et murmura :

- Ma femme …

    Puis il plongea son visage dans ses mains et se mit à pleurer. Tout doucement, Ray passa ses bras autour de sa taille et l’attira à lui. Il plongea son visage dans ses cheveux cuivrés et huma son odeur. Toujours cette même odeur de miel et d’orange chaude.

        « J’ai toujours été jaloux de toi Sylvia, pensa-t-il tristement, jaloux de ma propre sœur parce que tu t’étais marié avec l’homme que j’aime. »

    Sans même prendre gare à son geste, il déposa ses lèvres au creux de son cou, caressant cette peau chaude qu’il désirait tant. Philip frissonna et le repoussa violemment.

- Connard ! s’écria-t-il. J’suis pas encore assez bourré Ray, t’arriveras pas à profiter de moi comme y’a dix ans.

- Autant que je me souvienne c’est toi qui m’a supplié de te prendre.

- Menteur !!!

    Philip se jeta sur lui dans un cri de rage. Totalement saoul, il rata sa cible de vingt bon centimètres et se réceptionna sur ce qui semblait être une table - couverte de cambouis et d’outils. Il était en larme. Ray le regarda pleurer quelques secondes puis fit volte-face. Bien évidemment que Gabriel ne s’en prendrait jamais à Philip. Pour quelle raison ? Il ignorait même qu’il vivait ici - probablement en tout cas. Et il n’avait pas de temps à perdre. Il se préparait en vu de le défier lui. Un combat qui tournerait autour de Tony, comme il y a dix ans …

    En réalité, Ray se servait de cette excuse pour s’inviter chez Philip. Il aurait tant voulu ne jamais l’avoir mêlé à ça, ni lui ni Sylvia. Mais revenir en arrière était impossible. Il avait commis une grossière erreur il y a treize ans en confiant cet enfant à ce couple tout juste marié. Plus jamais il ne mettrait la vie de Philip en danger. Il avait presque atteint la porte quand :

- J’en ai pas fini avec toi salop !

    Philip se jeta sur lui et le tira en arrière. Déséquilibré, Ray s’étala sur le sol en dallage poussiéreux. D’un geste souple, il réceptionna le corps qui se jetait sur lui et le fit roulé sur le côté pour se retrouver au-dessus de lui. Philip se débattit en hurlant :

- Je te hais ! Tu l’as tué c’est de ta faute si elle est morte de ta faute !!

    Les deux hommes se débattirent violemment, Philip tentant de prendre le dessus et Ray luttant pour ne pas perdre sa place de dominant. Très vite, abruti par l’alcool et la tristesse, Philip perdit ses forces et cessa de gigoter. Haletant, penché au-dessus de lui, Ray reprenait son souffle.

- Je te hais, murmura Philip en pleurant de nouveau, je te déteste comme c’est même pas permis de détester quelqu’un !!!

- Moi aussi, répliqua Ray sans le quitter des yeux.

- Menteur !!!

    Soudain, Philip l’agrippa par le cou et le tira à lui pour l’embrasser. Ray ne résista pas et savoura sa langue au goût de vodka et de caramel. Pourquoi ? Chaque fois qu’il se retrouvait dans les bras de Philip Starkey, il perdait tout self-contrôle. Fébrilement, il déchira son tee-shirt et passa ses mains sur son torse frissonnant. Dix années s’étaient écoulées et Philip n’avait pas changé, réagissant exactement de la même façon sous ses caresses : il gémit et le traita d’enfoiré.

    Ils s’embrassèrent longtemps. Les caresses de Philip oscillaient entre abandon et révolte, comme si lui-même hésitait entre se donner ou le repousser. Ray avait continuer de le déshabiller et ne lui laissa que son tee-shirt déchiré. Très vite, sans doute de peur que son amant de l’instant prenne une décision, Ray dégrafa son propre pantalon, obligea les jambes de Philip à se resserrer autour de sa taille et le pénétra avec toute la force dont il était capable.

    Philip Starkey cria et la douleur sembla le ramener à la raison. D’un geste vif, il s’empara d’une bouteille de bière restée au sol et l’abattit violemment sur la tête de Ray. Sonné, celui-ci le lâcha et Philip s’écarta de lui.

- Enfoiré !!! cria-t-il avant de le frapper au visage à coup de pied.

    Ray roula sur le côté. Non, c’était différent. Dix années s’était écoulées et Philip avait énormément changé. La dernière fois, il s’était laissé faire, allant jusqu’à pleurer dans ses bras et en redemander. Qu’est-ce qui avait bien pu changer cette fois ?

    Philip recula jusqu’à touché le mur, ramena ses jambes contre lui et plongea son visage entre ses genoux pour pleurer. Pourquoi Ray agissait-il ainsi? Dans d’autre circonstance, il se serait donner corps et âme à lui. Mais pas comme ça …

    De son côté, Ray resta plusieurs minutes allongé sur le dos à laisser le sang couler de la plaie qui s’était ouverte sur son crâne, et à se maudire jusqu’à la septième génération. Puis, tout doucement, il se redressa et sortit de la maisonnette sans un regard en arrière ndla : pour celles qui se poseraient la question : oui, il a prit le temps de fermer sa braguette XD, en se jurant de ne plus jamais y revenir. Chaque fois qu’il devait croiser le regard doré de cet homme, il se sentait obliger de le posséder, même contre sa volonté, alors autant ne plus le revoir.

    Perdu dans ses pensées, accablé par sa propre honte, Ray monta sur sa moto et prit la direction de son appartement. Et, tout le long du chemin, il ne remarqua pas un seul instant la voiture qui s’était mi en tête de le suivre …

...

Et voilà Yayette d'Amoureuh {#} un spécial Ray / Philou ! Oui d'accord c'est pas très coustillant ce qui s'y passe mais ce "couple" est un peu spécial ( oui bon : carrément barje {#} ) m'enfin c'est pas comme si ç'avait de l'importance ( ah bon ça en a {#} )

Partagé entre amour et haine, tendresse et violence {#}

{#}

 

 

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Que du bonheur - Chapitre 14  (Que du bonheur ( terminé )) posté le mardi 09 juin 2009 19:02

    Je me doutais bien que je le trouverais ici. Je suis arrivé près du garage - on est dimanche alors il est pas ouvert - et me suis garé près de la grille en fer forgée, à moitié caché derrière le grand panneau sur lequel est écrit : «  Garage des Montgoins » - comment c’est débile comme nom ! -, bref n’importe quel neuneu aurait pu me remarquer. Et sa moto était là.

    Je savais qu’il serait chez Philip. C’est bizarre hein ? Cette intuition de tout savoir ? Bah oui mais c’est comme ça. Ray est chez Philip Starkey et je ne me l’explique pas. Enfin si : à tous les coups ils ont été amant, ce qui explique que l’un - Ray - s’accroche et l’autre - Philip - râle. Oui je vous l’accorde il râle tout le temps lui mais plus avec Ray donc j’en suis arrivé à cette conclusion.

    J’attends.

    Pour éviter d’avoir à penser, j’allume la radio. Elle est branchée sur Nostalgie et c’est « Le géant de papier » de Jean-Jacques Lafon qui passe. Je change sur NRJ, « Ta main » de Grégoire. J’éteins la radio. C’est pas vrai bordel sors de ma tête. Tony encore et toujours Tony. Je l’ai perdu c’est clair comme ça !!! Je m’apprête à me faire casser la gueule par son bodyguard alors c’est pas le moment d’avoir des remords.

    Mais quand même, ses yeux étaient si tristes tout à l’heure …

    J’abats ma tête sur le volant. Et si je tentais quand même de me faire pardonner ? C’est lui qui l’a dit, il est prêt à tout supporter parce qu’il m’aime non ? Comment c’est lâche. Je me cogne la tête trois fois de suite sur le volant. Aïe.

    J’ignore combien de temps je l’ai attendu - comme si ça avait de l’importance - mais il a fini par sortir de la maison - si on peut appeler ça une maison - salement amoché. Y’a eu de la bagarre ! Une bouffée de stress est montée en moi et mes mains se sont crispées sur le volant - c’est mon ami lui aujourd’hui - mais sans même m’accorder un regard, Ray est monté sur sa moto et a mi les voiles. Hein ? Il m’a même pas capté ? Quand même un peu hésitant, je met le contact et me lance derrière lui.

   J’ai pas l’intention de me cacher ni même de le prendre sournoisement en filature, j’espère bien qu’il finira par me remarquer au contraire. Mais rien. Il continue son chemin, moi sur les basques, vers le centre-ville. Il est con ou quoi ? Et c’est sensé être un flic ça ? Même pas capable de voir quand on le suit de près ? Minable.

    Triste ironie du sort, il s’arrête près d’un immeuble gris et sale à une rue de notre immeuble MON immeuble !!! C’est pas vrai ça … Il gare sa moto - en fait je suis incapable de vous dire s’il s’agit d’une Suzuki ou d’une Harley, tout le monde s’en fou je crois - et met un pied à terre, chancelant. L’a pas l’air en forme.

    Moi j’ai arrêté ma voiture en milieu de la rue, en face de lui, le moteur tournant toujours. Et enfin, il lève la tête vers moi. Ça y est il m’a vu - pas trop tôt - et fronce les sourcils. Il sait que c’est moi ou pas ? J’ouvre la portière et sort. On se fait face.

- Qu’est-ce qu’il me veut l’immigré ? me lance-t-il en sortant un paquet de Marlboro de sa poche.

    Alors là je suis perplexe. Quoi, il est pas au courant ? Tony n’est pas venu le voir !!! L’inquiétude remplace le stress et j’avance d’un pas.

- Tony n’est pas avec vous ?

    Ma question l’oblige à se figer, cigarette au coin du bec, briquet allumé en main, regard haineux dirigé droit sur moi. Silence. Finalement, il semble se souvenir que c’est à son tour de répliquer et rengaine son briquet.

- C’est quoi cette question ?

    Ma gorge se serre et je recule d’un pas. Jamais j’avais vu tant de haine sur un visage c’est comme si Hulk avait prit possession de ce mec ! Maman …

- Qu’est-ce qu’il s’est passé ? me demande-t-il en jetant sa clope neuve dans le caniveau.

    Il avance vers moi. J’ai encore le temps de remonter dans ma voiture et lui rouler dessus vous croyez ?

- Euh … bah …, bégayais-je.

    Oui, le courage d’un paresseux narcoleptique vous pouvez le dire.

- On a couché ensemble.

    Ray se fixe comme s’il venait de se faire asperger par Mr.Freeze. J’avoue que j’ai le don de lâcher mes bombes avec flegmes et délicatesse - BUZZ BUZZ !! gros mensonge.

- Et j’ai … comment dire … oublier de lui préciser que j’allais me marier. Alors quand ma fiancée s’est ramené ça a fait tâche.

    Il s’est jeté sur moi. J’ai même pas eu le temps de trembler, de rassembler un tant soit peu de mon courage - hum hum - ou même de serrer les dents qu’il m’envoyait dans le caniveau au même titre que sa clope d’un seul coup de poing. J’ai pas vu le coup partir, j’ai juste senti la douleur et le goût cuivré du sang dans ma bouche. J’avais presque oublié l’effet que ça fait.

    J’ai oublié de vous préciser que, fut un temps, j’ai été champion de boxe poids léger ? Champion national d’Espagne en réalité. J’aurais pu me relever, parer quelques uns de ses coups, ou même lui en rendre pourquoi pas, mais je ne l’ai pas fait. Je l’ai laissé m’attraper par le col pour me relever, me frapper une seconde fois au même endroit - ce qui fait très mal - rien que pour le plaisir de me revoir tomber. Et je me suis rouler au sol en protégeant mon visage de mes bras pour recevoir les coups, attendant qu’ils cessent de pleuvoir. Je ne sais pas combien j’en ai pris dans l’abdomen mais assez pour vous affirmer sans problème que j’avais au minimum une côte de casser - ça n’était pas la première fois, de ce fait je sais qu’elle sensation ça procure.

    Pour ma défense je tiens à préciser que je n’ai pas crier une seule fois - bon peut-être un ou deux miaulement de douleur - et j’ai relevé la tête lorsque les coups ont enfin cessé. Quand j’ai vu son flingue qui me regardait droit dans les yeux, là j’ai commencé à avoir les chocottes. Juste sa voix :

- Salopard.

    Le bruit du chien qu’on rabat, et :

- NON !

    La détonation.

    J’ai attendu une quelconque douleur qui viendrait se mêler à celles déjà présente - à savoir qu’au moins 90% de mon corps était affreusement douloureux -, mais rien. Alors j’ai rouvert les yeux, que j’avais au préalable fermés bien entendu, et j’ai vu Tony, trempé jusqu’aux os, qui s’était apparemment jeté sur Ray pour dévier son bras juste à temps. La balle venait de se loger dans le mur dix centimètres au-dessus de ma tête.

- Non, a-t-il répété d’une voix faible, je t’en prie.

    Ray ne me quittait pas des yeux, un regard froid et terne dans lesquels je pouvais y lire une affreuse envie de tuer, une soif de vengeance à faire pâlir Dardevil - mais si rappelez-vous, le héros tout rouge et aveugle de Marvel - et il n’a pas bougé. Même lorsque Tony s’est agenouillé devant moi.

    Et la première chose qui m’a frappé : ses yeux brillants. Des vestiges de larmes sur ses joues, de tristesse dans son regard, mais tellement de tendresse dans cette caresse. Sa main passa lentement sur ma joue tuméfiée, et il m’a dit :

- T’aurais pu te faire tuer.

    J’ai souris autant que le permettait ma triste joue et je me suis redressé : ma hanche cria de douleur et je priais pour qu’elle ne soit pas casser elle aussi. Tout comme mon orgueil …

- C’était ça l’idée, minaudais-je en essuyant le sang qui coulait de ma lèvre supérieur fendue.

    Oui bon d’accord, j’ai exagéré. Je voulais juste qu’il me casse la gueule un bon coup. Mais admettez que c’était suicidaire de venir voir Ray !

    Tony m’a sourit tristement. La pluie continuait de tomber, fine et glaciale et, allongé là dans une flaque d’eau, lui devant moi, je me suis senti soudain vulnérable. Et ma gorge s’est nouée. J’ai tenté de me relever.

- Arrêtes ! s’est écrié Tony en m’arrêtant. Tu vas te faire mal.

- Lâches-moi.

    J’ai senti son souffle se perdre dans un sanglot et les doigts de Ray se crisper sur son arme.

- Va-t-en, ais-je murmuré en fuyant son regard.

    Silence. On entendait que les gouttes tomber sur le bitume et la veste en cuir du flic.

- Pourquoi ? m’a-t-il demandé dans un soupir.

    J’ai risqué un regard vers lui et vu qu’il pleurait. Je n’ai pas répondu : Pourquoi ? Mais parce que tu es trop pur pour moi. Si je lui di ça je vais passer pour un couard pas vrai ? Et puis si jamais j’ouvre la bouche, je sens que je vais pleurer. Alors il a agrippé ma veste de ses mains tremblantes et a laissé tombé sa tête sur mon torse pour pleurer. Puis il a dit :

- Pardon.

    J’étais tellement estomaqué que je n’ai pas répondu tout de suite. Pourquoi c’est lui qui s’excuse ?! Ray semblait aussi perplexe que moi. J’allais répliquer mais Tony m’en a empêché en posant un doigt sur mes lèvres.

- Je n’avais pas compris, a-t-il continué, quand tu me parlais de ta sœur et de mariage. Je n’avais pas compris que tu essayais de me prévenir pour cette femme. Je crois que je ne voulais pas comprendre.

    Ah mais euh …

- Je comprend maintenant, tu veux revoir ta sœur et je ne me mettrais pas entre vous. Je ne veux pas tout gâcher.

    Et il s’est agrippé à moi plus fort.

- Mais je t’en prie, ne me jette pas comme ça, laisses-moi être à toi !!! Je ne te demandes que … je ne veux que toi alors … même si c’est pour une nuit … ou deux par semaine … je veux que se soit toi …

    Et il est retombé contre ma poitrine, s’abandonnant de nouveau aux larmes. Il a sangloté tout contre moi, trempé, faible et perdu. Et je crois que je l’étais tout autant. Non faut pas me dire ça, surtout pas ! J’ai relevé les yeux et croisé ceux de Ray. Son regard me disait clairement : « méfies-toi de ce que tu vas répondre » et comme pour appuyer ça, il a de nouveau braquer son arme sur moi. Il semblait sérieux c’est ça le pire.

    On devait formé un drôle de trio quand même. Moi avachi par terre, les fesses trempées et du sang sur le visage, Tony en tee-shirt dans mes bras, tremblant et pleurant et Ray avec sa coupure au cuir chevelu qui ne voulait pas s’arrêter de saigner, qui braquait son flingue sur ma tronche. Dieu merci, pour un dimanche 24 Décembre, les rues étaient désertes, enfin surtout la nôtre.

    Alors j’ai pleuré. Tony contre moi, j’ai passé un bras autour de sa poitrine et enfoui mon visage dans le creux de son cou - mon endroit préféré rappelez-vous - pour respirer l’odeur de ses cheveux mouillés aux effluves de kiwi. Et je lui ai di :

- Je t’aime.

...

Tout ce romantisme fait gerber Gabie {#} Gabie déteste le romantisme {#} Mais Gabie avait envie de mettre du romantisme {#} et maintenant Gabie a envie de se gratter les fesses {#}

On pourrait croire que c'est fini là mais euh, c'est loin de l'être. Dan-Dan n'est pas au bout de ses surprises

{#} <== toujours pas rassurant du tout

Accroches-toi SuperDany ( avec le collant et la cape s'il vous plait !) The-Grand-Michant-Loup arrive {#}

Oui Gabie est en plein délire mais ça c'est parce qu'elle vient de se faire couper les pointes ( de cheveux entendons-nous bien {#} )

{#}

Ps : en image, Tony ( dessin by Gabie {#} ). Oui je sais c'est un peu abusé. Mais Gabie aime faire dans la démesure {#}

 

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Que du bonheur - Chapitre 15  (Que du bonheur ( terminé )) posté le samedi 13 juin 2009 15:13

    Pour vous la faire court, Ray , après avoir garé ma voiture sur un emplacement interdit, a gentiment - pff c’te blague - accepté de nous invité dans son … studio ? Difficile à dire. On dirait plutôt une chambre de bonne dans laquelle on aurait tenté de faire rentrer un lit une place, une cuisinière et un mini frigo, avec une armoire où à peine un veston peut rentrer. M’enfin, c’est pas comme si je pouvais me permettre de faire des commentaires. Bon allé, juste un tout petit :

- Ça pu la clope ici !!! m’écriais-je.

    Et pour toute réponse, je reçois un gant rempli de glaçon sur la gueule.

- Aïeuh !!

    J’enfoui mon visage dans mes mains en gémissant. Oui bon d’accord j’exagère. J’ai reçu le gant sur la tempe et j’ai mal à la joue. Mais, je sais ce qu’il va se passer si j’en rajoute.

- Ray ! s’écrit Tony. Fais attention il a mal !

- Où c’est marqué exactement que c’est mon problème ?

    Je gémis et Tony pose doucement le gant sur ma joue.

- T’as vraiment un caractère de merde, rétorque Tony en lançant un regard meurtrier au flic.

    Ray rumine. Il a une bouteille de bière à la main et sa plaie à la tête a enfin arrêté de saigner. En plus c’est pas pour en rajouter mais j’ai un tantinet raison quand même, ça put la clope froide ici. Les tisses en sont imprégnés et un cendrier a disparu sous une montagne de cadavre de cigarette. D’ailleurs je pense avoir réussit à identifier un truc qui ressemble plus à un joint qu’à une Gitane.

- J’l’aime pas, marmonne enfin Ray.

- Rien à foutre, réplique méchamment Tony, t’étais près à le tuer au beau milieu de la rue j’espère que tu t’en rend au moins compte ?!

- Ce gars s’est foutu de ta gueule merde!!!

- C’est pas tes …

    J’attrape la main de Tony pour attirer son attention et il tourne les yeux vers moi. J’éloigne le gant de ma joue.

- Il a raison, ais-je murmuré, j’ai été un vrai connard.

    Il me sourit.

- Tu es revenu non ?

    À mon tour de sourire. Les yeux dans les yeux.

- Pitié ! s’écrit Ray en se relevant. Allé vous murmurer vos mots doux ailleurs j’ai comme une envie de gerber.

    Je ne l’avais jamais connu aussi cynique. Soupirant, Tony replace le gant sur ma joue et j’esquisse un geste pour l’en empêcher mais je grimace. Bon sang ce que j’ai mal !! Il m’a bel et bien casser une côte le salaud!

- On ira nulle part avant que Dany n’ait vu un médecin, déclare Tony.

- Hors de question que je transforme mon appart’ en clinique de Docteur Quinn, réplique Ray en allumant une cigarette, si tu veux le bichonner tu vas dans la cage d’escalier.

- C’est pas la peine, dis-je en écartant le gant une nouvelle fois, ça sert à rien un médecin. Tout ce qu’il va me dire c’est : une côte cassée rien de grave ! Du repos et tout ira mieux.

...

Près d’une heure plus tard …

- Une côte cassée rien de grave ! Du repos et tout ira mieux.

    Je lance un regard amusé à Tony. Il me tire la langue et Ray soupire, désespéré.

- Merci Docteur, sourit Tony en serrant la main du vieil homme.

    Et il sort sans avoir oublié de nous jeter un regard circonspect. Oui, on forme un trio bizarre et après ?! Ray en est à sa cinquième bière, Tony s’échine à me faire accepter un anti-douleur - je déteste les comprimés moi!! - et moi j’arrête pas mes commentaires sur l’insalubrité de la pièce. Résultat : Ray s’apprête à péter les plombs, Tony désespère et moi je jubile - faut bien qu’il y en ait un qui s’amuse.

- Rassuré? lance Ray d’une sobriété incroyable pour quelqu’un qui a autant bu. Allé dégagez maintenant.

    Tony pousse un soupir à mi-chemin entre le désespoir et la colère alors que je repousse pour la énième fois son gant glacé. Il commence sérieusement à me gonfler.

- Fais pas l’enfant ! me lance-t-il brusquement. Si ça continu à enfler tu vas bientôt ressembler à un hamster!

- Mais j’ai mal euh ! fut ma seule réplique.

    Oui je suis particulièrement chiant quand j’ai un bobo. Je crois que c’est ce qui m’a en partie forcé à arrêté la boxe.

- J’en ai mare de ses jérémiades à ce gosse ! hurle Ray en se redressant.

    Apparemment, l’alcool ne le fait pas tituber, pire, ça le rend irascible. Moi ça me rend bête … sans commentaire. Je m’apprête à lui lancer une bonne vanne bien travailler mais Tony se redresse vivement et, pile entre nous deux, nous jette un regard noir chacun notre tour.

- Y’en a marre, s’écrit-il d’une voix forte, va bien falloir que vous vous entendiez un jour alors autant faire la paix tout de suite !

    Ray et moi, on se regarde, on réfléchit, puis il pousse un rire et déclare :

- Tu m’as prit pour Mère Térésa ?

    Et moi je réplique :

- Y’a pas marqué S.P.A sur mon front.

    Tony baisse les bras et soupir, déçu. Ray retourne chercher une bière et moi je me lève du lit en retenant un cri. Non mais là c’est plus drôle, j’ai vraiment mal. Je tente en vain d’enfiler ma veste. C’est qu’il pleut dehors. Tony vient à mon secours. Plus personne ne dit rien. J’ouvre la porte et sort de l’appartement-studio-chambre-de-bonne. J’ai commencé à descendre les marches lorsque Tony me rejoint, ferme doucement la porte et passe mon bras gauche autour de ses épaules pour m’aider. Je le sens triste, limite abattu.

- J’suis désolé, marmonnais-je tout péteux.

    Il me sourit tristement.

- Je ne peux pas vous en demander autant en si peu de temps, déclare-t-il d’une voix douce, vous vous ressemblez tellement qu’il va vous falloir du temps pour vous supporter.

    J’ai failli louper une marche.

- Quoi ?!

    Il rigole.

- Vous êtes exactement identique c’est pour ça que vous pouvez pas vous renifler.

- C’est une blague ?!

- J’suis très sérieux.

    Je bougonne. Beuh non c’est pas vrai j’lui ressemble pas ! En fait je ne préfère pas que vous répondiez à cette interrogation intérieure désespérée.

    Arrivé en bas de l’immeuble, une fine pluie recommence à nous mouiller. En face, ma voiture. Tony m’y dirige mais je résiste.

- Non.

- Mais Dany tu ne vas pas pouvoir marcher jusqu’à l’immeuble!

- Bien sûr que si, c’est à cent pas à peine allé viens.

- Non c’est moi qui conduit.

- Non.

- T’es chiant !

- Je t’aime.

    Il me sourit. Je me laisse conduire jusqu’à la voiture. Tony m’aide à m’appuyer contre la portière et à peine a-t-il eu le temps de faire le tour du véhicule vers la place conducteur que j’ai déjà reprit mon chemin.

- Dany ! s’exclame-t-il indigné.

- Allez viens, lançais-je en m’appuyant contre un mur, dans cinq minutes on est arrivé pas besoin de la voiture.

    Je l’entends soupirer. Résigné, il me rejoint et repositionne mon bras autour de ses épaules.

    Trois étages au-dessus de nous, Ray nous regarde nous éloigner, un petit sourire au coin des lèvres. Tony a choisit, entre lui et moi. Et à cet instant, Ray se dit qu’il a fait le bon choix. Son regard est attiré par un mouvement. Derrière nous, un homme nous suit d’assez loin pour ne pas se faire repérer et d’assez près pour ne pas nous perdre. Il s’arrête, lève les yeux et croise ceux de Ray Monroe qui lui fait un bref signe de tête avant de murmurer pour lui seul :

- Je compte sur toi Ryan.

    Arrivé à l’immeuble, le plus chiant a été de grimper les marches. Bon d’accord ça n’est qu’un étage mais comme j’aime me plaindre, j’ai pas arrêté de geindre. Et Tony a prit son mal en patience. Il m’a aidé et, arrivé devant la porte de mon appartement :

- Tu as tes clefs ? me demande-t-il.

    Un dur combat fait rage en moi. Deux choix possibles : ou lui dire qu’elles sont dans ma poche, ou lui mentir pour qu’il me fasse entrer dans son appartement.

- Elles sont dans ma voiture, répondis-je alors.

- Bon …

    On fait volte face et il ouvre son appartement. Alors là, j’exulte ! J’suis fort quand même. Il m’installe doucement sur son canapé et aussitôt la douce odeur de fruit musqué m’apaise. Tout sent bon ici ! Les rideaux, les coussins, Tony. Je le regarde s’éloigner, refermer sa porte et partir vers la cuisine sortir un verre.

- Tu prend tes anti-douleurs, me déclare-t-il.

    Je grogne. Un silence s’installe. Faut dire qu’on a pas eu trop le temps de parler. J’aimerais m’excuser, lui assurer qu’avec Katy c’est terminer, lui assurer que c’est avec lui que je veux passer ma vie, lui assurer que ma sœur ne veut pas quitter l’Espagne, lui assurer que j’ai envie de le prendre, là maintenant ! Il s’approche.

- C’est quoi la moto de Ray ? demandais-je en acceptant le verre d’eau et le comprimé. Une Suzuki non ?

    Oui, j’ai pas trouvé mieux pour engager la conversation.

- Une Kawasaki ZZR 1100, me répond-il en s’installant près de moi.

    J’ai cru avaler un cactus. Euh, c’est moi le garagiste et lui l’apprenti secrétaire médicale c’est bien ça non ?!! Il me sourit en voyant mon air indigné.

- Quand je monte sur un engin j’ai bien savoir ce que c’est et d’où il vient, me déclare-t-il doucement.

- Ah … bah moi je suis un pur sang espagnol et je suis né à Séville, répliquais-je avant de pouffer de rire.

    Il m’envoie un coup de coude dans les côtes en souriant et je pousse un cri. Le verre m’échappe des mains et atterrit sur le tapis dans un bruit mâte, déversant son contenu. J’en profite pour lâcher le comprimé.

- Pardon !! s’écrit-il effrayé en se laissant tomber à genoux devant moi. Je t’ai fais mal je suis désolé !

    Il attrape doucement mon visage entre ses mains et me regarde dans les yeux.

- Ça va ?

    Je lui souris, les yeux imbibés de larmes. Non mais sérieux, j’ai vraiment eu mal.

- Oui ça va, lui assurais-je avant de l’attirer à moi pour l’embrasser.

    Une explosion de sensation parcours mon corps tout entier. Ses lèves sont douces, sa langue est chaude et ses reins frémissent. Je l’oblige à se coucher sur le sol. Le verre vide roule près de nous et le tapis mouillé ne semble pas le déranger. Je me positionne au-dessus de lui et approche mon visage pour reprendre possession de sa bouche mais j’étouffe un cri. Putain de côte cassée ! Ray Monroe, dès que je peux je demande à Mama Gourou de te rendre la vie impossible.

- Arrêtes tu vas te faire mal, me dit-il dans un souffle.

    Non non non !!! Il est là, sous moi, à deux doigts de se donner entièrement je le veux !!!

    Je grogne.

- Ça va ! déclarais-je brusquement. J’ai pas mal !

    Il me sourit.

- Y’a plusieurs façon de faire ça tu sais, me dit-il doucement.

    Mon cœur manque un battement. Avec d’infini précaution, il m’aide à me relever et me prend la main jusqu’à sa chambre.

    Je n’y suis jamais entré. Elle est claire, lumineuse, et l’odeur de kiwi qui y plane me fait pousser un faible gémissement de pur plaisir. Je sens déjà l’excitation me gagner. Il me sourit toujours, ses yeux brillants ne me quittent plus. Il m’arrête avant qu’on ait atteint le lit et dépose un chaste baiser sur mes lèvres. Puis, toujours aussi tendre, m’aide à retirer mes vêtements. C’est lui qui prend les commandes. Il guide mes mains jusqu’à son corps, et ses habits tombent à leur tour. On s’allonge enfin sur le lit.

    Étendu sur le côté, l’un en face de l’autre, il me sourit et commence par caresser ma joue douloureuse. Je frissonne. Son autre main s’est arrêtée sur mon torse et son pouce caresse tendrement ma peau. Il s’approche, m’embrasse. C’est un long baiser, doux et presque innocent. C’est toujours lui qui commande. Puis il quitte mes lèvres et embrasse mon cou. Je ferme les yeux et pousse un soupir de bonheur. L’une de ses mains s’attarde dans mes cheveux tandis que l’autre continue de caresser mon ventre. Puis passe doucement sur mes côtes. Comme un coup de vent. Aucune douleur. Je frémis. Il s’empare de nouveau de mes lèvres et j’y détecte une énergie nouvelle.

    Je passe enfin à l’action et pose une main sur le creux de ses hanches puis descend sur son ventre. Toujours aussi doux et chaud. Un havre de douceur et de chaleur dans lequel j’ai envie de mon réfugier encore et encore. Mon autre main enlace ses doigts à la sienne et on ne se lâche plus.

    Sa langue effleure ma peau et j’ai plongé mon visage dans ses cheveux, respirant à fond l’odeur qui me fait complètement planer. Sa main libre continue son exploration et effleure mon sexe. À vrai dire je ne m’y attendais pas et je sursaute en poussant un grognement de plaisir. Il relève la tête pour m’embrasser encore alors que, aussi innocemment que le permet ce geste, il commence à me caresser.

    Ma main n’a pas quitté sa hanche. Elle descend sur ses fesses, puis sa cuisse, et j’oblige sa jambe à passer au-dessus des miennes, le rapprochant d’avantage de moi. Nos ventres se touchent presque et notre chaleur corporelle réchauffe nettement l’atmosphère. Je sens mes reins me brûler délicieusement et le regarde fermer les yeux pour enfouir son visage à la base de mon cou, tout contre ma poitrine alors qu’il continue de me masturber. Ma main lâche sa jambe et remonte vers son bas-ventre. Il sursaute alors que je m’empare à mon tour de son sexe.

    Il relève les yeux vers moi.

- Non !

    Mais j’étouffe son cri en l’embrassant. Sa caresse s’est arrêtée alors que la mienne commence et il tremble en gémissant. C’est sans doute la première fois que quelqu’un le touche de cette façon.

    Presque timidement, il recommence son attouchement et je gémis avec lui. Alors que nos mains avides nous font ressentir d’infinies sensations, les secondes, enlacées, ne se sont pas lâchées.

..

TADADA !! Me revoilàààààààààààà  (elle arrive en haut de la colline !! {#} ) C'EST GABIE !!! {#}

Désolé, deux jours que j'ai pas majifié mais j'ai une bonne excuse, enfin deux pour être plus précise :

Saya : mon Dieu !!!!!!!!!!! Tes fics yaois sont un PUR REGALE !!! Je remercie le ciel de t'avoir conduite jusqu'à moi {#}

Mimieec : deuxième Simstorisseuse de talent à venir sur mon blog {#} Je n'ai qu'un mot à te dire : KIM EST CARREMENT ORGASMIQUE !! {#}

En ce qui concerne l'avancée de "Que du Bonheur", comme l'a si bien dit Lilly Kékette ( j'peux t'appeler comme ça ? {#} c'est meugnon {#} ) effectivement, ça tombe dans la guimauve {#}  et le chapitre suivant ne risque pas d'être plus explosif mais en ce qui concerne le chapitre encore d'après, les choses sérieuses vont commencer {#}

Gabie ou l'art de tout faire basculer en quelques lignes {#}

Dans ce chapite-ci vous avez assisté à l'arrivée brève d'un nouveau personnage : Ryan Hampton. Ce personnage est très particulier à mes yeux et vous aurez le droit à une biographie complète le concernant {#}

Voilà c'est tout !

{#} 

 

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Que du bonheur - Chapitre 16  (Que du bonheur ( terminé )) posté le samedi 13 juin 2009 23:02

10 ans plus tôt ...

    Je cours en espérant semer la terreur derrière moi, le semer LUI et les morts qu’IL provoque tout autour de moi. Pourquoi elle … pourquoi la seule femme qui n’ai jamais accepté de prendre soin de moi? De m’aimer … pourquoi l’a-t-IL tué ? Elle ne LUI avait rien fait, rien du tout. Le seul crime qu’elle ait commis est d’avoir pris soin de moi durant trois ans.

    J’ai couru longtemps, tout en pleurant. Il fait froid, il pleut. Pourquoi est-ce que c’est toujours comme ça ? Pourquoi, quand tout va mal et que votre vie n’a été qu’une succession d’horreur et de violence, pourquoi faut-il que l’ambiance tourne au film noir ? Il pleut, il fait nuit, il fait froid. Je suis seul et je cours toujours. Je pourrais presque m’attendre à voir arriver une équipe de tournage au tournant de la ruelle. Mais il n’y a personne.

    Je suis seul.

    Au bout d’un long moment, mes jambes ont refusé de continuer à me porter et je me suis écroulé sur le bitume, trempé par la pluie et engourdi par le froid. Tout autour de moi, les parisiens continuent leur route sans se soucier du garçon qui gît à terre et qui pleure. L’indifférence, la souffrance. Aucun d’eux ne pose ne serait-ce qu’un regard sur moi. Je les dégoûte. Je me dégoûte. Elle est morte à cause de moi. Deux hommes souffrent par ma faute. Elle les a quitté par ma faute. Et moi je suis de nouveau seul, priant pour qu’IL ne me retrouve pas. Priant pour qu’IL me laisse enfin tranquille. Priant pour mourir.

    Je veux mourir.

    On ne m’a jamais rien accordé de toute ma vie si se n’est des coups et des insultes, des caresses dont je ne voulais pas … SES caresses, SES mots, SES mains. Un violent frisson me parcours et, le cœur au bord des lèvres, je me redresse et reste assit tout contre un mur.

    Je lève enfin les yeux et découvre que je suis arrivé devant la Gare de l’Est. Quoi seulement ?! J’ai couru si longtemps et parcourus si peu de trajet! Je baisse la tête et continue de pleurer. J’ai l’air pitoyable mais c’est bien le cadet de mes soucis. Je n’ai qu’à rester ici et attendre de mourir. Combien de fois ais-je attendu, assis dans le noir ou attaché nu à un lit ? Combien de fois ais-je prié pour mourir ? Tous les jours depuis mes 4 ans … J’en ai 11 maintenant et je ne suis toujours pas mort.

    La vie est si cruelle.

    Et je suis toujours seul.

    Au bout d’un long moment, la pluie cesse enfin. Non, il y a quelque chose d’étrange. J’entends les gouttes continuer de tomber mais … tout autour de moi. Je relève la tête. Et pour la première fois, j’ai croisé ses yeux de braise. Ils semblaient si triste en cet instant, si accablé. Et pourtant, il me souriait tendrement.

    Et là j’ai compris qu’il me protégeait de la pluie grâce à son parapluie. Tout doucement, les gouttes ont commencé à mouiller ses cheveux d’ébène. Alors il s’est accroupit devant moi, il n’a rien dit, il m’a juste sourit. Habillé d’un sweat-shirt marron avec capuche et d’un jean noir délavé, il ne semblait pas avoir 20 ans et portait en bandoulière un seul et unique sac de voyage. J’ai deviné qu’il sortait tout juste de la gare, arrivé fatigué d’un long trajet.

    Il est resté silencieux. Je le suis resté aussi. On avait pas besoin de parler. Il a deviné ma misère dans mes larmes et j’ai deviné sa souffrance dans ses yeux. Celle d’être loin des siens.

    Je l’ai regardé sortir un briquet de sa poche. Il me l’a tendu. Je l’ai saisi. Et j’ai frôlé ses doigts chaud au passage. J’ai frissonné. Tout ça sans se quitter des yeux. Ce sourire si triste a de nouveau étirer ses lèvres et il a saisit ma main pour y fourrer le manche du parapluie. Je n’ai rien dit, je l’ai laissé faire tout en plongeant mes yeux dans les siens presque rougeoyant. De sa main chaude, il a caresser le haut de ma tête et j’ai fermé les yeux sous ce contact.

    Lorsque je les ai rouvert, il s’était redressé et avait remonté sa capuche sur sa tête. Dans l’ombre, ses yeux de braise ont continué de briller de tendresse. Il a redressé le épaules pour affronter le froid, rentrer ses mains dans ses poches pour resserrer son sweat-shirt autour de lui, et il est parti comme il était arrivé.

    Toujours en larme, je l’ai regardé s’éloigner. Lorsqu’il a entièrement disparu de ma vue, j’ai remonté mes jambes contre ma poitrine et serré fort le manche du parapluie contre moi. Protégé ainsi de la pluie et du mieux possible du vent, j’ai ouvert le briquet en métal et allumé la mèche. La petite flamme jaune orangée qui en ai sortit a lentement réchauffé mon cœur. Et cette fois, les larmes qui coulaient de mes yeux n’étaient pas des larmes de chagrin, mais de gratitude. Cet homme venait de m’offrir trente secondes d’humanité et de tendresse.

    J’ai longtemps continuer de fixer la flamme.

    Non, finalement, la mort n’est peut-être pas la solution. Ici, même dans ce monde, quelque part, quelqu’un sera en mesure de vous sauver la vie grâce à un briquet et un parapluie.

...

De retour au présent, le 25 Décembre …

« Clic Clac … Clic Clac … »

- Mirmfff …

« Clic Clac … Clic Clac … »

    Grognement cette fois.

« Clic Clac … Clic Clac … »

    Bon sang on peut pas dormir tranquille !!!

« Clic Clac … Clic Clac … »

    À moins que se soit dans mon rêve ?

« Clic Clac … Clic Clac … »

    J’ouvre doucement les yeux et une vive lumière me brûle la rétine. Ah non, je suis bel et bien réveillé.

« Clic Clac … Clic Clac … »

    C’est un bruit métallique.

« Clic Clac … Clic Clac … »

    Le bruit métallique de quelque chose qu’on ouvre et qu’on referme.

« Clic Clac … Clic Clac … »

    Un bruit que j’identifie rapidement vu que je l’entend jusqu’à trente fois par jour - quand je suis bien énervé.

« Clic Clac … Clic Clac … »

    Le bruit d’un briquet qu’on ouvre et qu’on referme.

« Clic Clac … Clic Clac … »

    Mais à part moi, qui fume ici ?

« Clic Clac … Clic Clac … »

    Pas Tony c’est certain.

« Clic Clac … Clic Clac … »

    Ray alors!!!

    Brutalement, j’ouvre les yeux. Allongé sous les couvertures chaudes qui sentent le kiwi, je me tourne. Tony est assit sur le rebord du lit, il me tourne le dos, et toujours ce bruit :

« Clic Clac … »

    Toujours engourdi par la fatigue, je lève le bras et caresse doucement sa peau.

« Clic »

    Il frissonne et se retourne.

« Clac »

    Il me sourit. D’un geste vif, je le vois ranger quelque chose dans le tiroir de sa table de nuit. Il se penche sur moi et dépose un baiser dans le creux de mon cou.

- Joyeux Noël, murmure-t-il au creux de mon oreille.

    J’ai passé la nuit ici. La veille, après avoir fait l’amour d’une singulière façon - et très satisfaisante je dis pas ! - je me suis accordé un petit somme. En me réveillant, une douce odeur de bonne cuisine me chatouillait les narines et je me suis levé. Tony préparait à manger en chantonnant. Je me suis arrêté pour le dévorer des yeux dans son tablier et lorsqu’il m’a aperçu, il m’a accueillit d’un sourire si innocent que je suis lamentablement tombé - oui on a fait mieux comme drague. Quoi qu’il en soit ça l’a bien fait rire et moi ça m’a bien fait mal.

    Après quoi, on s’est installé pour manger et je lui ai parlé. Même s’il m’a affirmé ne pas vouloir d’explication, je l’ai supplié de m’écouter. Alors il m’a écouté. Je lui ai parlé de Morgan et de la conversation que j’avais eu avec elle avant qu’on fasse l’amour pour la première fois, ainsi que de celle qu’on avait eu après que Katy fasse son entrée fracassante dans l’histoire.

    Il m’a écouté jusqu’au bout sans m’interrompre et quand j’eu fini la seule chose qu’il a trouvé à dire c’est :

- Mais ça veut dire que tu reverras pas ta sœur alors ! Ça coûte combien une place d’avion sur Air France pour l’Espagne ?

    Je l’ai serré fort dans mes bras et là il m’a dit :

- J’aurais dû décorer mon appart’ pour le réveillon non ?

    Et j’ai ri.

    À vrai dire, tout comme moi, il ne s’attendait pas à passer la veille de Noël avec quelqu’un et puis, du fait de son récent emménagement et du budget serré avec lequel il devait vivre - cours par correspondance, loyer et tout ça à payer grâce à une paie minable - il n’avait pas eu le loisir d’acheter une seule branche de houx. Quant à moi, j’avais honte de lui parler des dizaines de guirlande et de boules rangés dans un carton lui-même rangé sur l’armoire qui se trouvait dans ma chambre.

    Après quoi, il m’a demandé de lui parler de mon enfance dans mon pays natal. Je n’ai rien omis. Hormis le fait que je suis né dans une caravane - je suis tzigane je vous l’avais di ? Non! Bah maintenant vous le savez - et que par conséquent j’avais vécu toute ma vie avec des Roms à parcourir le pays en long en large et en travers une bonne dizaine d’année. Ah ! Et aussi le fait que j’avais eu ma première relation sexuelle à quinze ans avec mon meilleur ami dans un champ de blé avec pour seul témoin : un épouvantail.

    Ensuite il m’a demandé de retirer mon tee-shirt - pour appliquer une pommade sur mon bobo bandes de folasses! - et on s’est couché en se serrant fort l’un contre l’autre. J’ai passé plusieurs heures à lui caresser tendrement les cheveux, même après qu’il se soit endormis, tout en regardant le plafond. À penser à lui. À l’avenir qui s’ouvrait enfin devant moi. L’homme de ma vie, ma sœur, mon pays.

    C’est vrai ça, combien ça coûte une place d’avion pour l’Espagne? Et deux ? Tout à coup, j’avais follement envie de lui faire découvrir ma région, ma famille. Il fallait que je l’emmène là-bas, au moins une fois ! En vacance, une semaine ou deux.

    Et alors que je jubilais en pensant à tout ça, je me suis endormis.

    Voilà, maintenant il est contre moi et il me dit :

- On va prendre une douche ?

    Je suis facile à convaincre vous savez.

    Sans attendre ma réponse, simplement en voyant mon sourire, il a sauté hors du lit et s’est rué dans le couloir, vers la salle de bain. Je me suis redressé tant bien que mal - j’ai mal euh!! - et j’ai mi un pied hors du lit lorsque mon portable à sonné. Va te faire foutre. Mais ça ne semblait pas s’arrêter. J’ai grogné - oui je grogne beaucoup quand j’ai bobo - et je me suis levé dans une grimace. Sur une chaise, tout prêt de la porte de la chambre, Tony avait déposé mes vêtements. J’ai sorti ce putain de téléphone de cette putain de poche de ma putain de veste et j‘ai beuglé :

- Mais quoi putain ?!

    Oui, je suis très irascible quand on me dérange alors qu’un garçon sexy en diable m’attend complètement nu sous un jet d’eau brûlant.

- Dany ? C’est moi …

    Katy. Oui je ne l’appel plus ma « femme-dinde » à partir de maintenant, se serait déplacé sinon, croyez pas ?

- Qu’est-ce tu veux Katy ?

- Tu es … avec lui ?

- En quoi ça te regarde ?

- J’ai quelque chose d’important à te dire.

- J’ai pas envie de t’entendre, au revoir.

- Je suis enceinte.

    Lourd silence. Dans le combiné, j’entend sa respiration saccadée, entrecoupé par des sanglots. Non mais je la connais vous affolez pas, elle invente tout ça croyez-moi c’est des conneries.

- T’as rien trouvé de mieux pour m’enchaîner hein ? lançais-je sincèrement dégoûté.

- Quoi ?

- La prochaine fois inventes quelque chose qui tienne la route connasse ! Tu sais très bien que moi je ne baise pas sans capote.

    Et je raccroche. Je peux vous jurer sur ma vie que jamais, au grand jamais, je n’ai eu de rapport non protégé. Pas même avec elle. Et ça c’est carrément vrai.

    J’entre dans la salle de bain et sitôt mon regard se pose sur Tony que tous mes tracas s’envolent. Pas pudique pour un sou, mon amant me sourit, nu au milieu de la pièce et me dit :

- Dépêches-toi j’ai froid.

...

Et voilà ! Gabie a préféré vite en finir avec les "Chapitres Guimauve" {#} avant de passer à la suite ! {#}

Le mystère s'épaissit, un problème pointe le bout de son nez, ainsi qu'un nouveau rêve ... {#}

Mais que cache donc notre petit Tony aux airs si innocents {#}

Va y avoir du sport mes enfants {#}

Mais demain, là Gabie est fatiguée {#}

{#}

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