- Je vous offre un verre ?
- Pourquoi ? Tout est gratuit pour moi, c’est vous qui l’avez dit.
- Oui mais c’est plus marrant à deux.
- J’vous aime pas.
- Ça je le sais.
Carmine Delisle s’installa tout de même près de moi, au bar. J’ai laissé mon frère avec sa « princesse » blonde aux yeux d’émeraude. Je les ai vu se murmurer des choses, se sourire et puis, l’hôte a emmener Dimitri à l’étage. Gros temps en perspective. Mon frère est un homme capricieux, il veut que tout soit à lui tout de suite. Cette princesse amènera des ennuis terrible je le sens.
- Jade a tapé dans l’œil de votre frère j’ai l’impression, m’a dit Carmine.
J’ai grogné en sirotant mon cocktail.
- Pourquoi des noms pareil ? ais-je tout de même demandé.
Carmine m’a sourit.
- Pour éviter les ennuis et puis, un mignon petit surnom est bien plus excitant. Onyx est le seul dominant des hôtes, c’est principalement lui qui s’occupe des femmes et de quelques hommes. Jade est le plus délicat, précieux et innocent. C’est cependant lui que les hommes choisissent en dernier. Se n’est pas une telle douceur que les clients viennent chercher ici en premier lieu, ce qu’ils veulent c’est de l’exotisme, de la passion, de la provocation. Apparemment ça n’est pas le cas de votre frère.
J’ai réfléchis quelques instants. Il est vrai que ce Jade m’a paru tellement fragile.
- Vous avez donc déjà eu des ennuis ?
Carmine a attendu que le barman dépose un cocktail rouge devant lui avant de me répondre.
- Oui, il est déjà arrivé qu’un homme devienne dingue de l’un de mes hôtes au point de le harceler et de le mettre en danger. Depuis, on utilise des surnoms.
J’ai même pas osé lui demandé comment ils avaient persuadé cet homme d’arrêter ces harcèlements.
- J’aimerais savoir pourquoi vous vous donner la peine de rester ici ce soir, me demanda-t-il.
- Parce que j’ai une femme à la maison.
Il rit.
- Ne désirez-vous pas plutôt protéger votre petit frère ?
Se fut à mon tour de rire.
- Le protéger contre quoi ?
- Il est tellement amoureux de Jade qu’il en oublie qu’il est possible pour lui de rencontrer quelqu’un hors de la Maison des Lys.
- Mon frère est assez grand pour savoir ce qu’il fait.
- Je n’en doute pas.
Il termina son cocktail et jeta un coup d’œil à sa montre.
- Les portes viennent de fermer. Désolé Monsieur Hastings mais, je vais devoir aller faire mes comptes. J’aime savoir combien de client j’ai par soir et combien ils ont payé. Comme ça je sais exactement à quelle heure se terminera la soirée.
- J’vous retiens pas.
Il se leva et je me retrouvais seul. À peine quelques secondes plus tard :
- Salut beau blond.
Fais chier. Je jetai un coup d’œil à un jeune homme à la chevelure de flamme, raide et lumineuse. Un contre cent que c’est pas une couleur naturelle. Et ses yeux brun rougeoyant ajoutaient un soupçon de sauvagerie à son sourire de fauve. Pour la première fois de ma vie, j’eus l’impression d’être la proie et non pas le chasseur.
- C’est la première fois que je te vois ici.
L’hôte flamboyant posa une main pressante sur mon bras.
- T’es sexy.
Manquait plus que ça, je me fais draguer. J’ouvris la bouche dans l’idée de le rembarrer bien méchamment quand :
- Dégages Rubis, c‘est pas un client.
Je tournais la tête. Voilà que l’Onyx de mes fesses s’incrustait dans la conversation. Les bras croisés derrière le bar, le regard dur comme la pierre, un torchon sur l’épaule ( manque plus que les coup de feu et on se croirait dans un Far West égyptien ) la sommation était sans appel.
- Sois pas jaloux chéri, je te réserve le meilleur pour la fin, lui répliqua le dénommé Rubis.
Et l’hôte me quitta en m’adressant un clin d’œil. Onyx et moi nous fixions du regard.
- Merci chéri, lançais-je en plongeant le doigt dans mon cocktail.
Le jeune homme en face de moi arqua un sourcil.
- J’sais pas si j’ai envie de vous baiser ou de vous cogner, argua-t-il.
À mon tour d’arquer un sourcil. Onyx et moi nous fixions du regard. Ndla : oui je sais, une répétition. Mais c’est fait exprès ^^
- Si vous voulez, votre siège réservé est dans le coin là-bas.
Je le quittais et partis m’assoir. C’est décidé, je finis mon cocktail et je me casse, c’est trop dangereux ici. Mais, à peine me suis-je assis que je fus pris d’une douce torpeur. Tripotant mon verre, j’allongeais ma tête sur le dossier et soupirais. Après tout si j’oublis les tapettes qui se tripotent c’est pas si mal ici. Bon alors, qui vais-je devoir allé voir demain …
Je me suis redressé, prêt à avaler une nouvelle gorgée de cocktail, quand je me suis figé, le verre à quelques millimètres de mes lèvres. Là, devant moi, au milieu du salon plein de dorure et de brillance se jouait la plus belle scène érotique que j’eus jamais vu. Un hôte, la peau blanche, les cheveux si noirs qu’ils renvoyaient des rayons de couleur pétrole, dansait langoureusement collé contre un homme. Tout habillé de soie blanche et de diamant scintillants, ils projetait autour de lui une lumière australe, presque divine.
Ébahi, je scrutait son corps fin et ses courbes gracieuses, son ventre plat orné d’un piercing en or blanc, son cou chatouillé par ses mèches souples et noires ses mouvements graciles de danseuses. Je le vis passer langoureusement ses lèvres sur la joue de son client et ses yeux se tournèrent vers moi. Bleus électriques, le genre de regard intense qui vous tient et ne vous lâche plus. Un maquillage noir en faisait ressortir la couleur surprenante et j’en suis arrivé à me demander s’ils étaient vrais. Il a continué à caresser l’homme contre lui tout en me fixant intensément. Ce regard si impérieux …
J’ai gigoté sur mon siège sans le lâcher du regard et j’ai imaginé ses caresses sur moi. La chaleur m’a envahi d’un seul coup et j’ai cru défaillir seul dans mon coin. Grand moment de solitude. J’ai fermé les yeux et me suis frotté les paupières pour ensuite passer mon verre de cocktail froid sur mon front.
Mon Dieu c’est quoi ça ? La fatigue je crois. Le stress ( avouez que c’est stressant de se voir confier les reines d’une entreprise pareil, même à 50 % ) sans doute. Le manque de sexe sûrement ( c’est pas comme si j’arrivais à me forcer à faire l’amour à ma femme plusieurs fois par semaine … ou par mois ). J’ai avalé une gorgée de mon verre. Je ne vais pas tarder à y aller moi, j’voudrais pas perdre la boule.
Malgré-moi, je n’ai pu m’empêcher de chercher l’hôte scintillant du regard. Il avait disparu tout comme l’homme avec qui il « dansait ». Certainement étaient-ils montés. J’ai souris, sans vraiment comprendre pourquoi, et je m’apprêtais à me lever lorsque deux mains libres et légères ( chaudes … ) se sont posées sur mes épaules comme un papillon de nuit. Je me suis figé.
- Ne partez pas déjà, m’a dit une voix profonde et claire à la fois, la soirée ne fait que commencer.
Les deux mains ont exercé une pression et je me suis laissé retomber mollement contre le fond du siège, tenant fermement mon verre.
- Restez, faites-moi plaisir.
L’hôte s’est enfin montrer en me contournant, tout en laissant vagabonder sa main chaude sur mes épaules. Son corps à l’odeur musquée et piquante m’a enivré ( aidé par le cocktail j’avoue ) et ses yeux m’ont cloué sur place. Les bijoux cliquetant ont suivis son mouvement gracieux alors qu’il s’agenouillait à mes pieds. Ses cheveux fluides ont glissé sur ses épaules, appuyé par le scintillement des diamants et il m’a sourit. Le bleu de ses yeux, la chaleur de sa main sur ma cuisse. Il a commencé à me caresser. Les yeux dans les yeux.
- La première fois que je vous vois ici.
Je n’ai pas répondu. En fait, j’étais incapable de dire quoi que se soit. Tout doucement, avec un sourire provoquant, il s’est glissé entre mes jambes tout en remontant ses mains.
- En vérité …
Sa voix me rend dingue et il n’arrête pas de parler !
- … c’est la première fois qu’un homme me fait un tel effet.
J’dois être ravi là ?
- D’ordinaire se sont les clients qui me supplie mais là … je crois que les rôles s’inversent.
Apparemment oui. Il s’est rapproché de moi tellement vite que j’ai senti son corps sur le mien avant d’avoir eu le temps de dire ouf. Son visage était si proche du mien que son odeur de musc commençait gravement à m’entêter et me filer la migraine. Ses mains sont remontées le long de mes hanches, sous ma veste pour me caresser au travers de ma chemise. Il m’a sourit et a posé son front contre mon torse.
- Touchez-moi.
Même à ça j’ai pas répondu.
Il s’est emparé lui-même de mes mains pour les poser sur ses reins. Sa peau était si chaude, si douce, si frémissante. Il a plongé son visage dans le creux de mon cou et ses lèvres ont frôlé mon épiderme. J’ai poussé un soupir en retenant de justesse un gémissement.
Je le reconnais. J’ai apprécié malgré-moi. J’ai aimé. Mes mains ont caressé son corps sans que je le veuille, le tintement de ses bijoux était la seule chose que je percevais désormais, comme le contact de nos deux corps et son souffle sur ma peau.
- Vous me faites trembler, m’a-t-il dit.
Sa voix n’était pas grave mais … un soupçon de vibrance. Profonde. Ses mains ont commencé à déboutonné ma chemise et j’ai enfin réagit. Je me suis redressé si violemment que mon verre de cocktail s’est renversé et l’hôte en est tombé au sol. Recroquevillé là, étonné, scintillant, électrisant, il m’a fixé. Ni déçu, ni terrorisé, juste un brin … amusé. Je lui ai lancé mon regard le plus dégoûté avant de l’enjamber ( rien de sexuel bande de folasse ) et de me hâter vers la sortie.
Bon sang qu’est-ce qu’il m’a prit de me laisser tripoter comme ça ? J’avais presque atteint la porte principale que :
- Monsieur Hastings !
Carmine Delisle. Je me suis retourné.
- Quoi ?! ais-je répliqué un peu brusquement.
- J’ai vu ce qu’il s’est passé.
Oh misère …
- Et je suis désolé.
Beuh y’a pas de mal.
- J’avais pourtant prévenu mes hôtes de ne pas vous embêter … approcher. Mais Crystal est celui que j’ai le plus de mal à contrôler et c’est aussi celui que les client choisissent en priorité c’est un peu la star ici. Une star qui a malheureusement la grosse tête.
- Fermez-la !! ais-je crié.
Ouais, ma fierté en a prit un coup.
- Venez demain à mon bureau qu’on mette au point les modes de remboursement.
Et j’ai filé vers ma voiture pour rentrer chez moi faire l’amour à ma femme et, bizarrement, elle avait les cheveux noirs, les yeux bleus et elle sentait le musc.
...
Je vous l'avais bien
dit que je mettrais une suite dans la semaine
( on est vendredi soir c'est pas
encore le week end !
)
Alors, deux nouveaux
hôtes : Rubis et Crystal. Lequel des deux est le plus dangereux à
votre avis ?
Lequel vous préférez maintenant que
vous les connaissez tous les quatres ? 
Comment vous avez
trouvé ça ? 
Alors, j'ai trouvé
ces deux images sympa sur Deviantart pour représenter Crystal (
désolé Cainael c'est pas Brad et Dim
), l'ennui c'est que la première
a les yeux noirs donc j'ai mi l'autre en dessous pour que vous vous
fassiez une idée de la couleur 

Ps : suite ce
dimanche 

)


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