Gabie's back bande de folasse !!! 
Je vais passer outre le fait que ça fait un mois que je vous fais glander et vais vous annoncer ceci :
Finalement je
n'aurais pas Internet durant mon séjour de deux ans ( donc
365x2 jours - trop la flemme de compter - ) à Paris !

... pause dramatique ...
Meuh non je rigole

*reçoit une brique*
Beuh qui a fait ça ?

Je vais dare-dare
passer à ma promesse Gabienne en béton armé 
Et vi, "Que du
bonheur" je l'ai fini toute seule dans mon coin et je vais
désormais tout vous publier d'un coup
et on commence tout de suite avec le
chapitre 19 :
...
Ce que je vais faire ? Rien. Bien évidemment, je n’ai pas donné cette réponse à Ray le Bourru. À lui j’ai carrément pas répondu. Je suis resté le regard dans le vide un certain moment avant de lui demander - ainsi qu’à Ryan le Niais bien sûr - de sortir et de me laisser seul dans ma chambre d’hôpital blanche qui sent le propre. Qui sent trop d’ailleurs. En temps normal ça m’aurait pas déranger, mais là ça me dérange parce que je veux penser à autre chose. Faut que je pense à autre chose, parce que plus je pense à tout ce que je sais maintenant et plus je m’énerve. Et je n’ai pas envie de m’énerver, pas contre Tony. Ange ? Ma tête me fait mal.
J’ignore combien de temps je suis resté à ruminer mes pensées et se n’est que lorsque ma rage a atteint un sommet aussi haut que le toit de l’Europe - le Mont Blanc pour les ignares - que j’ai tourné la tête vers la fenêtre pour réaliser qu’il faisait nuit. J’ai quand même pas passé mon après-midi à fixer la porte ?!
Bon et maintenant qu’est-ce que je fais ? Oui, tout ce temps à penser et encore aucune décision de prise. Je dis tout à Tony ou pas ? Parce qu’apparemment il ne sait pas que Gabriel est ici. Je me frotte les yeux avec ma main valide et pousse un grognement. Bon sang, je sens que si je vois Tony je m’énerve, et généralement quand je m’énerve j’arrive jamais à m’arrêter, et généralement quand je m’énerve - oui je sais une répétition, mais c’est voulu - je dis des choses méchantes que je ne pense pas forcément et que je regretterais à coup sûr.
Beuh je ne sais pas comment vous appelez ça mais moi j’appel ça être un imbécile.
Et si je ne disais rien à Tony ? Mon Dieu non je n’y arriverais jamais. J’ai tous les défauts les plus ignobles : je suis lâches et con - on me l’a tellement répété ces derniers temps que j’ai fini par l’admettre - mais j’ai aussi une qualité ignoble : je suis honnête, trop franc. Nan ça fait pas deux, techniquement honnête et franc c’est la même connerie. Et, tout aussi techniquement, lâche et franc ça ne s’oppose pas ? Je ne sais pas ce que vous pensez de moi là mais j’ai pas une très haute opinion de moi-même pour le moment. C’est désespérant. Sans même le vouloir, mes mains tremblent de colère et je construis déjà dans ma tête un monologue bien méchant au cas ou Tony entrerait dans cette pièce dans la seconde.
La porte de ma chambre s’est ouverte et Tony est entré, affolé. J’aurais presque pu resté coi. Z’avez vu ça la synchronisation de ouf ?
J’ai croisé son regard et mon cœur a tapé plus fort dans ma poitrine. Dès que je l’ai vu s’approché, un sourire de toute évidence rassuré sur les lèvres - il s’attendait peut-être à me voir bouffer avec une paille - une phrase de Ray en particulier est revenue dans ma tête. Pas des paroles vraiment importante. J’aurais pu penser au fait que Gabriel abusait de son frère, que leur père se servait de lui comme d’un objet sexuel de luxe, qu’il avait très certainement vécu un enfer durant des années mais non. Une seule phrase tambourinait dans mon cerveau chauffé à blanc : « Il vous a menti. »
Tony m’avait menti, il avait joué avec moi et s’était fait passer pour quelqu’un d’autre. Il m’a menti. Et ma fierté en a prit un coup. C’est égoïste oui je sais. Seulement, je ne le réaliserais qu’après ça :
- Dany ! s’est-il écrié en s’approchant de mon lit pour saisir ma main droite. J’ai paniqué quand …
- Pourquoi tu ne m’as rien dit à propos de Gabriel ? l’ais-je coupé.
Il s’est arrêté et a continué de me fixer. Rien dans son regard, je ne lisais ni peur ni incompréhension ni même fureur. Apparemment, il tentait juste d’analyser la situation, comme s’il faisait un blocage sur le prénom que je venais de prononcer. J’ai retiré ma main.
- Qui ça ? m’a-t-il finalement demandé d’une voix blanche.
Il se forçait à sourire mais ses yeux brillaient déjà de larmes retenues. Ça ne m’a pas adoucit. Je ne voyais que ma rage.
- Gabriel ton putain de frère ! ais-je crié.
Il a sursauté et reculé d’un pas.
- Mais Dany, a-t-il dit, je n’ai pas de frère je suis orphelin je te l’ai dis.
Il ne faisait que répéter un discours appris par cœur, j’ai tout de suite vu que lui non plus n’était plus convaincu par ce qu’il disait. Petit à petit, des tremblements ont agité ses mains et la peur s’est lu dans son regard. Mais moi je ne voyais toujours que ma rage.
- Bordel mais tu te fous de ma gueule ! ais-je repris. Je sais tout Tony! D’ailleurs je ne devrais pas plutôt t’appeler Ange ?!
Les larmes ont coulé sur ses joues soudain très pâles. Il s’est avancé et a tenté d’attraper ma main.
- Dany, a-t-il murmuré.
- Sale pute ! ais-je hurlé en repoussant violemment sa main tendue. T’es qu’une saloperie de putain dégage !!
Il a serré sa main douloureuse contre son cœur et s’est mi a sangloté. J’ai ignoré cette chose à l’intérieur de moi qui me criait d’ouvrir les yeux, d’arrêter tout de suite, de me souvenir. Mais de quoi ? Un briquet et un parapluie ? Hein ! J’ai tout refoulé sans vraiment m’en rendre compte - enfin un peu puisque je vous en parle - et j’ai continué de crier :
- Tires-toi !
Il m’a regardé quelques secondes, nos regards ne se sont pas lâchés. Je vous ai déjà di que se sont ses yeux qui m’ont attiré dès le départ? Si brillants, si bleus, si purs. Mais en cet instant, ses prunelles étaient ternes, terrifiées, attristées, il a fait demi-tour et la porte s’est refermée sur lui.
J’ai fixé la porte quelques instants. Un gouffre immense s’est ouvert en moi.
J'ai oublié de vous
dire : je vous avais annoncé que ce roman serait fini d'ici trois
ou quatre chapitres, et bien non, il y en aura 8 + 1 épilogue + 1
extra + 1 interview 







et je veux ma Gabiiiiiiiiie 

Commentaires