Que du Bonheur - Chapitre 18  (Que du bonheur ( terminé )) posté le mercredi 17 juin 2009 17:57

/!\ 'Ttention ! Chapitre révélateur hyper long !   /!\

Si vous ne vous êtes pas psychologiquement préparé avant( en regardant trente fois les bisounours au pays des merveilles par exemple ), passez votre chemin!

Beuh non, restez lire ou je vous dérouille {#}

...

- Voilà maintenant que vous savez tout ça qu’est-ce que vous allez faire ? m’a-t-il demandé.

    Le problème avec les téléfilms à l’eau de rose c’est que ça nous lave le cerveau. À cause d’eux - ou grâce, à vous de voir - on croit dur comme fer que, dans une histoire d’amour, le plus chiant c’est avant le premier baiser.

    Je suis sûr que vous avez déjà vécu ça : quand vous êtes trop malade pour bouger de votre canapé - ou qu’une côte cassée vous emmerde - et que vous allumez la télé en soupirant. Vous tombez forcément sur la 6. Et sur la 6 l’après-midi - et ça depuis des années !! - il y a ces putains de téléfilms trop niais !! Et là vous êtes trop déprimé pour vous bagarrer avec les centaines de chaînes du câble alors vous restez sur cette connasse de 6.

    Généralement, dans ces trucs, les personnages principaux - c’est toujours un garçon et une fille vous remarquerez - vivent mille et une aventure hyper hard - en fait non, j’extrapole - et pile à la fin, après avoir braver tous les dangers, ils se roulent une grosse pelle avec un soleil couchant en paysage de fond, le plus souvent sur une plage mais il arrive aussi que se soit au milieu d’un champ.

    Et là on s’imagine tous qu’après ce gros patin ils vont vivre heureux et auront beaucoup d’enfant. Mais vous finissez par grandir - sauf si vous regardez encore ces téléfilms à trente ans comme un parfait « no life » de base - et vous réalisez alors que ces connards de téléfilms à la con vous ont raconté que des conneries toutes ces années ! Le plus chiant n’est pas avant le premier baiser, au contraire ! Se sont les plus beaux moments d’une vie et faut en profiter à fond. En fait, le plus chiant, mais genre chiant de chez chiant, vient après. Quand vous êtes persuadé de tout connaître de l’autre, de l’aimer à fond comme un parfait imbécile, et d’avoir jurer devant Dieu - ou votre reflet dans une glace, tout dépend du fait si vous êtes croyant ou non - que c’est l’homme de votre vie ! Vous découvrez qu’en fait, votre relation est basé sur des mensonges, et que vous vivez avec un parfait inconnu.

    Là vous vous demandez certainement pourquoi je vous raconte toute cette merde ?

    Alors je vais revenir un peu en arrière pour vous - aussi pour moi en fait, parce que j’ai pas vraiment eu le temps de digérer tout ce qui vient de me tomber sur la gueule.

...

Trois heures plus tôt …

- Salut! Moi c’est Ryan Hampton, ravi de pouvoir enfin vous parler en face.

    Oui, il me semble que vous en étiez là. À savoir : Ray Monroe m’a plombé les fesses avec une mitraillette avant de foutre le camp sur sa moto, et moi j’ai bien failli découvrir ce que ressent un pâté en croûte coincé dans un four. Mais je suis en vie - euh, c’est sensé être positif là - mon flanc gauche me fait affreusement mal, j’ai une blessure sanglante à la tête et je ne sens plus mon genoux gauche. Je vous mentirais en vous disant que j’ai connu pire.

- Comment vous vous sentez ? me demande le prénommé Ryan Hampton.

    M’a l’air d’être un gentil bougre mais là tout de suite j’ai envie de lui envoyer mon poing dans la gueule. Voyons : on vient de tenter de me tuer, j’ai la tête à l’envers, ma voiture m’a explosé à la tronche mais à part ça ça va. Et vous la forme ?

    Je ne peux que grogner. Oui bon, ça change pas mes habitudes me direz-vous.

- Bougez pas surtout.

    Sans blague mon pote je l‘aurais pas deviné sans toi ! Je m’apprêtais à me taper un sprint sur un cent mètres là tu vois.

- J’appel une ambulance.

    Bon d’accord, là j’ai rien à dire. Philip nous a rejoint, avec Karl et Doug puisque le garage était à quelques centaines de mètres de l’« accident ». Et là :

- Ryan ?!

- Coucou Philou.

    Et un peu plus d’une demi heure plus tard, l’ambulance et son grand orchestre crèvent l’écran. À savoir : l’ambulance elle-même - bah oui quand même - une voiture du SAMU - j’ai jamais compris ce qu’ils foutaient là eux - et les flics - et eux ? - et aussitôt, de cinq on est passé à … m’en voulez pas mais j’ai pas la tête à compter. Je me suis retrouvé sur un brancard avant d’avoir eu le temps de dire ouf - bah oui évidemment j’étais trop occupé à dire : « putain mais AÏEUH ! ». Un mec en blouse blanche à passé dix minutes à soulever ma jambe gauche dans tous les sens avant de décréter :

- Rien de grave ne vous inquiétez pas.

    Il a de la chance que je sois à moitié mort lui. Puis il a ausculté mon torse et je peux vous dire une chose : ils ont vachement bien anticipé mes réactions en me sanglant au brancard.

- Votre côte est fragilisée mais elle n’est pas cassée.

    Oh ! En gros j’suis un fêlé d’la côte. Cool.

- Monsieur, pouvez-vous me donner votre nom ? m’a demandé un mec du SAMU.

    Les sédatifs qu’ils m’ont donné commencent déjà à faire son effet.

- Euh …

    Ouahou ! Je plane carrément. C’est mieux que Space Montain !

- Pouvez-vous me donner votre nom monsieur ? a répété le SAMU-mec-que-je-vois-totalement-flou.

    Ça y est je sais c’est quoi le rôle du SAMU : te faire chier alors que tu pars gentiment en vrille.

- Jean-Jacques, ais-je répondu.

    Tiens dépatouilles-toi avec ça.

- Savez-vous où vous êtes monsieur ?

- Dans une putain d’ambulance avec un putain de connard qui pu de la gueule.

    Tralalèreu.

- Bon laissez-le maintenant il est plus en état de vous répondre, a lancé le médecin.

    Sauf que moi j’ai compris :

-Bon baisez le chiendent y ais vu en tas deux houx pondre.

    Alors forcément j’ai pas tout saisi.

    Et quelques minutes plus tard, me voilà arrivé à l’hôpital en riant. Sans savoir pourquoi, j’étais en train de me taper le plus grand fou rire de toute la génération ! J’avais jamais ri comme ça et je savais pas pourquoi je m’égosillais alors forcément, ça me faisait rire. De fil en aiguille les médecins en sont arrivés à vouloir me faire passer un scanner cérébral. Je ne sais pas ce qu’ils y ont trouvé, mais ça les a inquiété.

    Bref, près de deux heures après l’« accident », j’étais dans une chambre d’hôpital habillé de leur robe qui gratte à tenter de remettre mes idées en place. Bizarrement, j’avais comme dans l’idée de m’appeler Caravane d’être né en Daniel dans une Espagne. Mmh …

    Mais, petit à petit, les doses de sédatif diminuant, la douleur a commencé à m’aider à mieux réfléchir. Ma jambe n’est apparemment pas cassée - puisque j’arrive à la bouger - mais mon genoux a doublé de volume, j’ai un grand bandage autour du crâne - je sais pas à quoi je ressemble mais je dois faire peur - et le bras gauche en bandoulière - ouais, couché ça aide vachement. J’essayais en vain de me gratter le gros orteils lorsque quelqu’un a passé ma porte.

    Ray.

    Je me suis redressé, ignorant la douleur de ma côte fêlée, et la rage a semblé me donner des ailes.

- Espèce de salop ! ais-je hurlé. Vous croyez que je ne vous aurais pas reconnu derrière votre casque ! C’était la même moto connard de flic de merde !

    Ray Monroe s’est arrêté au milieu de la pièce, suivi de près par … euh … le gars qui m’a sauvé la vie - j’ai oublié son nom - et a arqué un sourcil en me fixant comme si j’étais un insecte qu’il fallait au plus vite écrasé.

- Ils vous ont donné quoi comme calmant ? a-t-il rétorqué très platement. Des champignons hallucinogène ?

- Allez vous faire foutre !!

    Il a eu un sourire en coin tout à fait hypocrite. Bon sang je le déteste !! C’est possible de détester quelqu’un à ce point ?

- Non, vous d’abord, m’a-t-il dit en croisant les bras, même si, d’après ce que j’ai compris, Tony n’est pas le dominant du couple. À moins que je me trompe ?

    J’ai failli arracher ma perfusion tellement j’ai remué en grognant de rage pour le toucher. Je ne réaliserais que dans quelques heures à quel point j’ai pu être minable en cet instant. Mon sauveur s’est approché pour me calmer.

- Hey doucement ! m’a-t-il dit en me remettant correctement dans mon lit. Vous arrachez le bras ne vous aidera pas à lui coller un pain faites-moi confiance. En fait rien ne vous aidera. Mais vous pouvez toujours shooter dans des canettes !

    Hein ?

    Il m’a sourit et s’est assit à ma gauche.

- C’est ce que je fais quand je suis énervé.

    Rien à branler.

- Je n’ai pas tenté de vous tuer Pérez, a dit Ray sans bouger d’un pouce.

- À d’autre je vous ai reconnu ! ais-je hurlé en gigotant de nouveau.

    Les deux flics - oui, c’est facile de deviner que mon ange gardien est un poulet - ont échangé un bref regard puis Ray m’a de nouveau porté attention.

- Vous délirez, m’a-t-il dit.

- Je vous emmerde ! ais-je rétorqué.

- Du calme, a sourit le Flic Niais - bah ouais, faut bien que je lui trouve un surnom et son sourire est trop niais.

    Le Flic Niais et le Flic Bourru. Font la paire ces deux cons.

- Je vous l’avais bien di que vous mettiez les pieds dans la merde, a reprit Ray.

- Évidemment si tu lui dis ça toi aussi ! s’est exclamé le Flic Niais. C’est pas étonnant qu’il soit persuadé que se soit toi.

- J’espère que vous vous rendez compte de la chance que vous avez d’être encore en vie ? m’a demandé Ray en ignorant royalement son collègue.

- M’en fou.

    Il a soupiré et le Niais a rit.

- Vous êtes comme Tony vous a décrit, m’a-t-il dit.

    Bing Bang Putain !! - oui : tilt dans ma tête.

- Il est con, a lâché Ray.

    Mais je l’ai ignoré.

- Vous connaissez Tony ? ais-je demandé au Niais.

    Il a parut décontenancé.

- Bah oui, je l’ai sauvé de la baraque en feu y’a treize ans. Sans moi il serait parti en fumée !

    Hein ?! Des restes de sédatif doivent encore se promener dans mon organisme j’ai rien capté. Ray a soupiré.

- Il est au courant de rien Ryan, a-t-il dit en se laissant tomber dans une chaise à droite près de mon lit - mais pas trop près quand même.

- Ouais je sais mais il est shooté là, il se souviendra de rien dans une heure.

- Ils ont retiré ma perf’ de morphine y’a une demi-heure, ais-je di sans le quitter des yeux.

- Oups !

    Ray a soupiré. J’ai l’impression qu’ils se foutent de ma gueule. Mais le Niais - oui j’ai entendu qu’il s’appel Ryan mais j’aime bien le surnom que je lui ai donné - ne semble pas prendre mes accusations au sérieux alors, je dirais que c’est moi qui ai tord. Oui je sais reconnaître mes erreurs, même si ça fait mal. Je crois que ce que je viens de vivre m’a préparé à blesser un peu mon ego.

- Alors si c’est pas vous, ais-je di en tournant les yeux vers Ray, c’est qui ?

    Par là : c’est qui le bouffon qu’a fait explosé ma caisse ?! Putain et dire que ma Clio m’a conduit au garage le matin pour me reconduire chez moi le soir pendant onze ans ! La pauvre elle a eu une fin terrible.

- Gabriel Kendallson, m’a-t-il répondu.

    Il n’a même pas concerté son collègue, il m’a fixé et répondu du tac au tac, presque fébrile. Il a l’air … heureux ?

- Connais pas, ais-je rétorqué blessé.

- Non mais lui vous connaît, a-t-il précisé dans un sourire.

    Il m’énerve il m’énerve il m’énerve !

- C’est sensé me faire plaisir ?

- Vous faire pisser de peur, a-t-il répondu.

    La Niais se contentait de nous regarder. Ray et moi ne nous quittions pas du regard.

- Qui c’est ? ais-je fini par demander. Qu’est-ce qu’il me veut merde ! C’est quoi ces conneries vous vous foutez de ma gueule?!

    Son air suffisant qui m’a fait sortir ainsi de mes gonds a disparu de son visage et il a tourné le regard vers la fenêtre. Dehors, le ciel était gris et le vent sifflait, se frayant un chemin parmi les branches nues des arbres. Dans ses yeux, j’y lisais enfin quelque chose que j’avais un moment voulu, mais qui ne m’a finalement pas réjouis du tout : la peur. Ray Monroe était inquiet.

    Il a de nouveau porté son attention sur moi.

- Qu‘est-ce qu‘il vous veut ? À vous rien.

    J’ai lâché un rire nerveux.

- C’est Tony qu’il veut.

    J’ai avalé une pierre.

    Le silence.

- Tony ? ais-je murmuré. Mais …

- Vous l’avez touché alors il veut vous buter, a lancé Ray.

    Ryan le Niais a gigoté sur sa chaise, nerveux. Tour à tour, je les ai regardé.

- C’est quoi cette histoire ? Qui c’est ce mec ?! Tony ne m’a jamais parlé d’un Ga …

    Bing Bang Putain !

    Tilt oui.

    Une voix a raisonné dans ma tête : « Dites-lui simplement que Gabriel est passé le voir »

    Ray me fixait, les sourcils froncés, et le Niais semblait avoir momentanément cessé de respirer.

    Sauf que je n’ai jamais transmit ce message à Tony, simplement parce que le même jour, je surprenais une conversation entre lui et Ray. Une conversation dans laquelle Tony affirmait m’aimer. Alors j’ai oublié …

- Qu’est-ce qu’il y a ? m’a finalement demandé Ray.

- Vous avez une photo de ce Gabriel ? ais-je demandé.

    Il a paru surpris.

- Pas sur moi, a-t-il répondu, pourquoi ?

- Vous avez une photo oui ou merde !!

    Dépêches-toi ou je te mords !

    Il a froncé les sourcils et lancé un regard à son collègue. Je n’ai pas pu voir la réaction de Ryan puisque je continuais de fixer Ray mais je l’ai senti se lever. Il a traversé la pièce et en est sorti. Le Bourru a continué de me regarder.

- Pourquoi ? a-t-il répété. 

    Mes poings se sont serrés presque malgré moi. J’ai eu comme l’impression que la fin de cette histoire ne serait pas agréable du tout. Mais je n’ai pas répondu. J’ai tourné la tête dans l’autre sens pour éviter son regard pénétrant en tentant de me remémorer le visage de cet homme. Ce Gabriel. Rien à faire, les précisions m’échappaient.

    Ryan est revenu quelques minutes plus tard, un dossier jaune en main. Je t’ai demandé une photo pas de la lecture ! Il a donné le dossier à Ray et est revenu s’assoire à ma gauche. J’ai regardé Ray ouvrir le dossier, en sortir une feuille et me la tendre. Je l’ai saisi de ma main valide - la droite - et mon cœur a manqué un battement. C’était bien lui mais en nettement plus jeune. Sur la photo, en noire et blanc, il me regardait de face et tenait une plaque minéralogique sous son menton. Ses mains étaient menottées.

- C’est quoi cette blague ! ais-je lancé d’une voix blanche.

- Vous vouliez une photo non ? m’a répondu Ray. Maintenant dites-moi pourquoi.

    J’ai regardé la photo dans les yeux avant de lui répondre :

- Parce que ce gars je lui ai déjà parlé.

    Ray a perdu toutes ses couleurs et Ryan a failli glisser de sa chaise sous la surprise.

- Quoi ?! m’ont-il demandé en cœur.

- Je sais plus quand exactement, ais-je continué sans quitter la photo des yeux, en décembre … y’a presque deux mois. Il essayait d’ouvrir la porte à Tony je … lui ai di qu’il n’était pas là.

- Et qu’est-ce qu’il vous a dit ? m’a demandé Ray en se rapprochant.

- Rien juste que … je n’avais qu’à lui dire qu’il était passé …

- Et vous l’avez dit à Tony?!!!

    Ray n’avait plus peur. Il était effrayé.

- Non, ais-je répondu en fronçant les sourcils, j’ai oublié. Pourquoi ?

    Il a poussé un bref soupir de soulagement et s’est rassit au fond de son siège. Comme si, par mon silence, j’avais évité une guerre atomique.

- Bah putain ! a-t-il dit en forçant un sourire. Vous avez de la chance qu’il vous ai pas buté.

    J’ai eu envie de lui mettre une baffe. Hey oh coco ! Je suis sur un lit d’hôpital à cause de ce connard là !!

- Il avait aucune raison de le faire à ce moment là, a dit Ryan.

    Ray a acquiescé silencieusement.

- Sauf que maintenant il sait que vous vous envoyez ce qui est à lui alors il ne se calmera pas avant de vous avoir explosé la tête.

    Mon sang n’a fait qu’un tour.

- Ce qui est à lui ?! ais-je rétorqué avec forcé. Tony n’est pas un putain de bibelot qu’on gagne à la loterie !

- Z’avez raison, m’a dit Ray, malheureusement c’est comme ça que Gabriel le voit. Et il est pas du genre a prêté ces jouets.

    La rage m’a fait mal à la tête.

- Fermez-la ok !!!

    Ray m’a sourit.

- J’comprend maintenant pourquoi Tony vous a choisit, a lâché Ryan le plus sérieusement du monde, mais Ray a raison vous êtes con.

    Euh c’est pas le moment de me faire du rentre dedans là.

- Y’en a marre j’comprend rien ! ais-je crié. Vous allez m’expliquer qui c’est ce connard !!

- Non.

    Le contraire m’aurait étonné. J’ai lentement respiré pour me calmer.

- Si j’analyse bien, ais-je reprit alors que Ray m’arrachais la photo des mains, vous ne voulez pas que Tony le sache ? Que ce Gabriel a montré les dents.

    Ray a stoppé son geste alors qu’il rangeait le dossier et j’ai cru que Ryan allait faire une attaque.

- Et alors ? m’a demandé le Bourru.

- Vous me dites tout ou ma langue pourrait bien fourché et peut-être que, je sais pas moi, Tony pourrait être au courant de tout ça avant demain.

- Je peux aussi l’empêcher de fourcher en vous cassant votre sale petite gueule de con !!!

- Ray.

    La voix de Ryan, calme, n’a pas du tout arrangé la situation.

- Quoi ?!!!

    Les deux flics se sont jaugés du regard, puis Ray m’a regardé, puis de nouveau Ryan. Il a semblé peser le pour et le contre.

- Bon, a-t-il cédé, il va bientôt vous niquer alors autant que vous sachiez pourquoi.

    J’ai avalé une barrique et Ryan a pouffé de rire. Ouais, moi je trouve pas ça drôle du tout. Ray a de nouveau sortit quelque chose du dossier avant de me le tendre.

- Regardez bien cette photo, m’a-t-il dit.

    J’avais l’impression de participer à un appel à témoin. Sur le cliché, tout neuf tout brillant, j’ai reconnu le connard qui a flingué ma caisse. Beaucoup plus jeune - d’au moins dix années je dirais - il semblait plongé dans une conversation animée avec un autre homme et tenait la main d’une fillette. L’autre homme regardait sa montre et semblait franchement blasé. Ils se ressemblaient étrangement et je pu affirmer sans problème qu’ils étaient père et fils.

   Le silence s’éternisa et je relevais les yeux vers Ray un sourcil arqué. Ouais, et après ?

- Regardez l’enfant, m’a-t-il précisé.

    Beuh pourquoi, c’est le Gabriel tout moche qui m’intéresse. Néanmoins j’ai obéis. Mon cœur s’est arrêté. Tony. Dix ans de moins, mais c’était bien lui. Ces cheveux chocolat démesurément longs m’avaient induit en erreur et je l’ai pris pour une fille. Mais des yeux aussi bleus et brillants ne trompent pas. C’était bien Tony, âgé de dix ans à peine. Pourquoi tenait-il la main de … ?

    J’ai relevé la tête, le souffle court.

    Non …

- Cette photo a été prise y’a treize ans, m’a dit Ray en évitant mon regard, Tony avait neuf ans et Gabriel dix-huit. C’était deux jours avant que je ne butte Joshua Kendallson, leur père.

    L’information a fait le tour de mon cerveau et raisonnait dans ma tête. Leur père … leur père … Tony, Gabriel … leur père …

    Ils sont frères.

    J’ai secoué la tête comme un obstiné sans pour autant accepter de lâcher le cliché.

- Non, ais-je dis d’une voix blanche, Tony m’a dit qu’il était orphelin qu’il … a été promené de famille d’accueil en famille d’accueil toute son enfance !!

    Le ton était monté au fil de ma tirade. Ray n’a pas été décontenancé un seul instant. Il continuait de regarder par la fenêtre.

- Il vous a menti, a-t-il simplement dit.

    Mon ventre s’est contracté et mes mains se sont mises à trembler.

- Non, ais-je di d’un ton ferme.

    Ray s’est soudainement tourné vers moi le regard plus noir que la nuit.

- Vous vouliez connaître l’histoire ?! Ok, alors je vais vous la raconter l’histoire !

    Il était en colère et mon souffle s’est bloqué dans ma gorge. ndla : 'ttention les noeils xD

- Joshua Kendallson, leur père, a-t-il reprit, était le plus grand trafiquant de France, rechercher par la DGSE et la Brigade Criminelle. Il était également connu des services Américains genre F.B.I et C.I.A. C’était le pire malade du pays et le genre de gars intouchable dont même le gouvernement français avait peur. Ce que ce type était capable de faire dépasse votre imagination. Il a eut son premier fils très jeune, Gabriel, avec une putain australienne accro à l’héroïne. Neuf ans plus tard, à l’apogée de sa carrière, il en a eu un second, Ange, de la même femme. Sa putain est morte en couche et il s’est occupé de ses deux fils entre deux meurtres. Y’a treize ans, j’étais capitaine de la Brigade de Répression du Proxénétisme et on a fait une descente dans la maison des Kendallson. Joshua a préféré foutre le feu à sa baraque plutôt que de se laisser attraper mais je l’ai descendu. Ryan a sauvé Ange et on a fait de Gabriel un fugitif. Afin de le protéger et de le réhabilité, on a changé le nom d’Ange pour Tony et il a été adopté.

    Il s’est arrêté, s’est de nouveau laissé allé contre le dossier de sa chaise pour regarder dehors. Et moi je continuais de fixer la photo. Tony, âgé de neuf ans. Il s’appelait Ange et vivait dans un monde de drogue, de violence et de … Brigade de Répression du Proxénétisme ?! J’ai tourné mon regard vers Ray. Ma tête bourdonnait.

- Proxénétisme ?

    Aucun des deux flics n’a bougé. Ça n’était pas la bonne question.

- De quel genre de trafique vous me parlez là ? ais-je demandé en ignorant le vertige qui me prenait. Ce mec était un trafiquant de quoi ?!!

    Toujours rien. Ray regardait dehors, et Ryan fixait ses chaussures.

- Mais répondez bordel !!! ais-je crié.

    C’était une drôle d’impression. Je venais d’apprendre que Tony m’avait menti du début à la fin et je ne ressentais pour l’instant aucune colère. Je voulais juste connaître la vérité, je voulais tout savoir ! Après, peut-être que je m’énerverais. Ray s’est lentement tourné vers moi et a soupiré.

- Joshua Kendallson était un proxénète, un mac, un trafiquant de chaire humaine appelez ça comme vous voulez, m’a-t-il dit, mais il était spécialisé dans … le trafique d’enfant.

    Mon corps s’est raidi.

- Il se servait dans les pays du tiers monde, a continué Ryan - mais je continuais de fixer Ray -, principalement en Afrique, Turquie et Brésil. Il prostituait des mômes âgés de huit à quatorze ans surtout dans les pays slaves et en Russie mais aussi en Amérique. Il avait plus de mal a vendre sa marchandise ici, en France, et c’est pour ça qu’il s’y cachait.

    Ray et moi ne nous étions pas lâché du regard de tout l’exposé. Puis, lentement, j’ai de nouveau fixé le cliché. M’attardant sur Tony … Ange Kendallson. Effrayé, l’enfant regardait la direction opposée aux deux autres hommes. Il semblait attendre, espérer quelque chose qui tardait à venir. Il était maigre, incroyablement maigre et recroquevillé sur lui-même. À bien y regarder, j’ai même eu l’impression qu’il tenait difficilement debout. Mon regard est remonté le long de son bras frêle jusqu’à cette main que Gabriel tenait. Tony et lui ne se tenaient pas la main. Gabriel lui tenait le poignet, l’obligeant à rester près de lui. J’ai relevé les yeux vers Ray.

- Il a commencé a prostitué Ange il avait huit ans.

    Sa voix a crié dans ma tête. J’ai lâché la photo et enfouit mon visage dans mes mains. Je ne pleurais pas, je n’ai pas gémit ni même juré. Je voulais juste qu’il se taise sans vraiment le vouloir. Malheureusement - ou heureusement je ne sais pas - il a continué :

- Mais on le soupçonne d’avoir violé l’enfant bien avant.

    Je n’ai pas bougé.

- En fait il l’utilisait surtout pour … convaincre d’autre trafiquant tout aussi pervers que lui.

    Je ne bougeais toujours pas.

- Il y a exactement onze ans, on a découvert que Gabriel s’était attaché à Ange d’une bien étrange façon. Pour le récupérer il a tué la femme qui avait adopté l’enfant. En interrogeant Ange, on a découvert que ça n’était pas son père qui abusait de lui mais son grand frère.

    Idem.

- Vous comprenez ce que je vous dis Pérez! Gabriel est dingue amoureux de son petit frère et il a été en prison toutes ses années! La première chose qu’il a fait une fois libre c’est se mettre à la recherche de ce dont son corps a été privé pendant des années. S’il attrape Tony ça va lui faire très très mal! Et malheureusement pour vous, il sait que vous êtes amants.

    Je n’ai eu aucune réaction. Comment vous réagiriez à ça vous ? Je ne savais pas moi-même comment réagir. Je suis amoureux d’un homme qui m’a menti. D’un homme qui a un passé de putain et qui met ma vie en jeu!

    J’ai entendu Ray soupiré.

- Voilà maintenant que vous savez tout ça qu’est-ce que vous allez faire ? m’a-t-il demandé.

...

*pause dramatique*

{#}

Alors ? {#} Bon, certaines choses étaient évidentes pour vous puisque j'en avais fait certaines allusions mais vous doutiez-vous que Tony et Gabriel étaient frères ? {#} ( oui bon là je parle à ceux qui ne connaissent pas les "Entre deux" {#} )

Chose à savoir : Gabie adoooooooooore les drames familiaux et histoires incestueuses {#}

Deuxième chose à savoir : il ne reste plus que trois ou quatre chapitres avant la fin de cette fic plus un extra. {#}

Et vi, ce chapitre spécial révélation sera le seul spécial révélation avant le grand BOUM ! ( oui parce qu'y'a un grand boum {#} ) ça va se fighter {#} Bon, dans les prochains chapitres y'aura encore quelques petites révélations secondaires pas trop trop importante ( bah ouais, vous savez pas tout encore {#} )

Le couple Daniel/Tony survivra-t-il a la tempète Gabriel qui s'apprête à s'abattre sur eux ? {#}

{#}

Réponse à votre question muette {#} : pourquoi le michant de cette histoire : Gabriel, porte-t-il le même nom que moi : Gabrielle {#} Parce que {#}, z'en avez pas marre de vous posez des questions bêtes ? {#} {#} {#}

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Tous les commentaires de l'article:
Que du Bonheur - Chapitre 18

  • dreamland sam 26 sep 2009 13:35
    En fait, je viens de me rendre compte, il est vraiment super long ce chapitre ^^
    C'est cool.
    Bon, je savais déjà la moitié des trucs, mais tant pis, c'est trop cool quand même.
    Bref, je vais me taire, hein.

  • dreamland sam 26 sep 2009 00:36
    Ah.... ce que c'est bon de retrouver les vieilles histoires ^^
    *nostalgique*

    Je reviens lire la suite demain =)

  • tryto-remember dim 13 sep 2009 11:35
    eh bah putin !

  • morganelafee02

    dim 05 jui 2009 01:00

    super ce chap 'Révélation"!!!! c cool sa ma permi de me remémoré l'histoire en entier!! (bien que ya quelques truc qui change mais chut...) j'adore cet histoire et je suis vraiment fan de tous ce que tu as écrit et écrira je pense!!!!

  • Lilly

    mer 24 jun 2009 12:53

    Moi, je sais, je sais ! Parce que t'es aussi cinglée que lui, mais peut-être pas aussi méchante.

    Même si je m'attendais à un truc de ce genre depuis le début, je pensais pas un truc aussi gore et j'imaginais pas du tout qu'ils étaient frères.

    J'ai du mal à m'y retrouver moi entre Tony et Dany, Ray et Ryan... ça se ressemble trop, faut que j'y réfléchisse à deux fois pour les situer !

    Vive la confrontation entre Tony et Dany, je veux voir comment il va se défendre ! Ah, que de suspens. Et je t'ai dit, t'as pas le droit de les faire clamser ces deux-là !

  • saya

    sam 20 jun 2009 09:48

    ...waouh, je m'attendais à un truc dans le genre mais ça fait bizarre quand même....
    Snif, peuvre petit Ange...

  • mimieec01 jeu 18 jun 2009 23:07
    Moi je passe un bas ES c'est coef 4 lol mais très franchement je compte pas trop sur la philo...c'est bien la seule matière où j'ai déjà eu une moyenne de trimestre inférieure à la moyenne (sans vouloir me vanter lol) alors c'est clair que c'est pas mon truc XD

  • Elise

    jeu 18 jun 2009 20:04

    Putain.....

  • fascinationyaoi jeu 18 jun 2009 14:32
    Alors sérieux pour le début du chapitre j'étais pliée en deux tellement je riais !
    C'était excellent.
    Mais dis moi, justement tu nous as bien fait rire comme ça pour alléger l'atmosphère de la suite
    Nan, parce après, ben, c'est plus drôle hein xD
    N'empêche on apprend pas mal de trucs et on va enfin voir ce psychopathe de Gabriel

    C'est ton alter ego en fait, hein ? Pourquoi l'aurais-tu appelé comme toi sinon ??
    Bah oui ! Tu as projeté ton côté le plus sombre et dérangé sur lui pour te défouler un peu et nous faire croire que toi tu n'aurais jamais, mais jamais, pensé à ça hein ? XDD
    *oui je sais je suis folle et alors ?*
    *oups j'ai oublié de prendre mes cachets aujourd'hui* XDD

  • mimieec01 jeu 18 jun 2009 11:08
    mdr jr suis sortie au bout de 2h tellement j'en pouvait plus! Mais ça va y avait un sujet, on avait fait presque le même en classe alors
    Ils étaient tous choqué quand je suis sortie et moi j'étais morte de rire




 

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