Le 2 Février
Oui je sais, le temps passe vite. Mais la réalité c’est que je ne vois plus le temps passer. Tony et moi on a emménagé ensemble. Bon, au début on s’est contenté de faire des allés et retours entre nos deux appartements. Je vais vous le faire comme ça :
Je me lève à peine un matin :
- Mmh ça sent bon ici !
- Ah Dany, tu peux allé me chercher le safran dans mon appart’ s’il te plait ?
- Et mon bisous de bienvenue ?
- Dans le placard en haut de la gazinière.
Je souris et m’exécute. Arrivé devant le placard :
- Je le trouve pas!
- Tu le veux avec la langue ?
Bref, c’était marrant mais quand les voisins du dessus ont commencé a se plaindre du raffut qu’on pouvait faire, on en ait arrivé à parler de déménager. Alors on s’est installé tous les deux dans un appartement à Boissy, là où Tony travail et puis ça m’arrange aussi c’est plus près du garage. Oui je sais ça peut paraître rapide mais … j’ai jamais été plus sûr de moi.
Pour vous parler de mon état de santé - bah oui faut bien que je vous parle un peu de moi - je reprend tout juste le boulot aujourd’hui après un arrêt maladie à cause de ma côte cassée. C’est Philou qui a bien râlé. Du coup Tony et moi on a passé énormément de temps ensemble. Non pas que j’ai pu sortir tant que ça, mais on a parlé, on a rit, on s’est amusé, on s’est caressé aussi principalement. Et j’ai dû pratiqué un mois d’abstinence. Depuis que je vais mieux, c’est-à-dire une semaine, j’ai recommencé à lui faire l’amour.
Je l’aime.
Ah oui ! Faut que je vous raconte notre fête du nouvel an. Tony n’a personne - à part Ray mais je me suis bien gardé de l’inviter - et moi j’ai l’habitude de fêter la nouvelle année au boulot avec les camarades : Philip, Karl et Doug. Chacun invite son mec ou sa copine du moment. Mais, comme Philip est trop chiant pour avoir quelqu’un, que Karl et Doug sont ensemble depuis cinq ans et que moi j’ai jamais voulu y emmener Katy - à part une fois mais je l’ai regretté - alors en gros on fête ça entre collègue. Mais cette année, j’y ai amené Tony. Ça a été l’attraction de la soirée et je crois qu’il a beaucoup plut à Karl, sans parler de Doug qui n’arrêtait pas avec ses questions du genre : « Genre quand il cri ça fait comment ? Il est chaud ? Il lèche au moins ? » Et tout un tas d’autres que je préfère censurer. Mais on s’est bien amusé.
Bref ce matin je me lève et comme tous les matins, Tony n’est plus au lit. Alors là je comprend pas comment il fait. On fait l’amour jusqu’à quatre fois par nuit et chaque fois que je me réveil il est déjà debout en train de se préparer un bon petit déjeuner avec le sourire. Et moi je baille deux heures durant. Ça m’apprendra à être du genre insatiable.
Sauf que, ce matin, il était pas seul.
- Ray, bougonnais-je sans lui adresser un regard.
- Pérez, marmonna-t-il derrière sa cigarette.
- Les gens civilisés se disent bonjour, répliqua Tony dans un sourire.
Je grogne et entre dans la petite cuisine - notre appartement fait 45 mètre carré - et enlace Tony par derrière en déposant un baiser sur sa nuque. Ray nous lance un regard noir.
- Tu restes prendre un petit déjeuner Ray ? lui demande Tony.
- Non merci j’ai déjà mangé.
- Tant mieux.
- Dany !
- J’ai des trucs à faire et je suis en retard.
- Tant mieux.
- Dany !!
- J’y vais, je vous laisse.
- Tant mieux.
- Dany !!!
Ray nous regarde, partagé entre l’amusement et l’accablement, puis fini par sortir.
- Vas t’excuser, me lance Tony en se dégageant de mon étreinte.
- Nan.
- Dépêches-toi ou ce soir tu dors sur le canapé.
- Maisjenaimarreeuhfaischierputain ! grommelais-je de mauvaise fois.
Je suis sortis et Ray était encore au milieu de l’escalier, occuper à tenter d’allumer une énième cigarette. Je ferme la porte. Il me regarde. Je le regarde.
- Tony veut que je m’excuse mais je vous emmerde, lançais-je en croisant les bras.
Il me sourit. Je peux pas vous expliquer pourquoi je ressens ce besoin de lui dire merde. Certainement pour me protéger. Mais à ce moment-là, j’ignorais encore de quoi …
- Ah si seulement vous saviez dans quel merde vous avez mi les pieds, déclara-t-il après une taffe.
Je restais silencieux, les bras toujours croisés sur le torse.
- J’espère juste que vous vous en rendrez compte avant de crever la gueule ouverte.
- C’est une menace ? ais-je répliqué.
Il m’a sourit.
- Non, c’est un avertissement. Un souhait. Sachez simplement Pérez que c’est pas pour moi que j’ai tenté de vous éloigner de Tony. C’est pour vous.
Ça a fait tilt dans ma tête. Bing Bang Putain !!!
- C’est vous qui avez déposé ce mot de menace à la con sous ma porte ! me suis-je écrié, menaçant.
Mais il a continué de sourire. Ah je suis sûr et certain que vous, vous l’aviez carrément zappé ce :
...
« T’es un homme mort »
...
- Ça a raté.
- Je vois ça, a-t-il rétorqué, dommage pour vous.
- C’était con de votre part.
- J’ai tenté de vous protéger.
Alors là j’ai carrément avalé un glaçon. Il se fou de ma gueule ?! Dans un dernier sourire, il a descendu les dernières marches et est enfin sorti. Remonté comme une pendule, je rentre dans l’appartement.
- Tu t’es pas excusé, m’a dit Tony.
- Nan.
- Ça se voit à ta tête.
- Il m’a prit le choux.
Et une demi-heure plus tard, je partais en voiture pour le garage. Non mais, c’est quoi ces conneries ! Déjà qu’il a tout fait pour que Tony me lâche, maintenant il veut faire capoter ce que j’essaie de construire !! Oui en fait, j’ai toujours pas parlé de mon idée de vacances en Espagne à Tony, j’attends d’abord de me réconcilier avec ma sœur. Elle est très rancunière.
Bref ! J’ai passé mon temps à vous raconter ma vie simplement parce que ce qui va suivre ne va durer que quelques secondes. Quelques secondes de pur terreur qui vont plonger les prochains mois de ma vie dans un long cauchemar éveillé. Un cauchemar dans lequel je vais réalisé une chose : peut importe combien de temps vous vous voilez la face, la réalité vous rattrape toujours, dépassant la fiction.
Et tout a commencé avec une sonnerie de téléphone. Mon téléphone. Jamais je n’oublierais cette putain de sonnerie de téléphone ! Et après ça, dès que je l’entendrais sonner, je me mettrais à trembler … Mais pour l’instant je ne tremble pas. Je tiens fermement mon volant, j’écoute NRJ, et je me réjouis du beau soleil qu’il fait. C’est pas encore ça question température estivale mais au moins, fait pas gris. Et j’ai décroché.
- Holà Daniel ?
Ma sœur. Je souris.
- Sì.
* ndla : bon vous avez l’habitude hein ? XD*
- Ça me fait plaisir de t’entendre.
- Écoutes Dany, je suis désolé de ce que je t’ai di. C’est faux tout ça, t’es mon grand frère et je t’aime. Mais par pitié dis-moi que t’es pas si con que ça et que t’as largué la grognasse pour le garçon !
J’ai la banane jusqu’aux oreilles.
- J’ai largué la grognasse pour le garçon, affirmais-je.
- AAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhh !!!!!!!!!!! MON FRERE EST GAY !!
Hein ?
- C’est génial !!!!!!! a-t-elle continué, carrément hystérique.
On se fixe. Alors en réalité, c’est pas le fait que je me marie par sacrifice pour elle qui l’a braqué contre moi, mais plutôt parce qu’elle voulait que je sois gay ? Les filles de nos jours.
Et c’est là que tout a capoté. J’aurais dû la voir cette moto pourtant, je ne pouvais pas la louper. Pourquoi je ne l’ai pas vu ? Une moto au milieu de la route, son conducteur casqué qui vous regarde droit dans les yeux, j’aurais dû le voir ! Mais j’ai pas vu. En arrêt sur la ligne blanche, face à ma voiture. Je l’ai regardé un long moment - quelques centièmes de secondes en réalité - et là j’ai réalisé. Mais trop tard. Les coups sont partis pour raisonner à mes oreilles et faire éclater le pare-brise. J’ai fermé les yeux et tourné le volant pour éviter la collision même si trois bons kilomètres nous séparaient encore. Et mon téléphone est tombé à mes pieds pour glisser sous la pédale de frein. Je suis sortis de la route, incapable de freiner et ma voiture a buté contre le fossé qui sépare l’asphalte du champ de blé chauve avant de se retourner, peu avant la grande grille immonde en fer rouillé sur laquelle est marqué : « Garage des Montgoins ». Jamais ce panneau ne m’avait semblé si laid. C’est bête de penser à ça alors que votre voiture fait un tonneau dans un terrain boueux. Les coups de feu avaient cessé mais je ne m’en suis pas aperçu sous le bruit de la taule malmenée et du moteur qui tourne toujours. La seule chose dont je me souviens nettement c’est cette sensation en moi, cette sensation de déchirure, de cassure, qui m’indique que ma côte encore fragilisée n’a pas résisté à la pression que la portière tordue exerçait sur mon flanc gauche.
Et enfin, la voiture s’est stabilisée après une vitesse de 110 kilomètres heure, des balles dans la carrosserie et un tonneau et demi. Je me retrouve la tête en bas. Très vite, une odeur d’essence me frappe les narines et je gémis. Mon bras gauche est extrêmement douloureux, ma jambe gauche aussi en bref, tout le côté gauche à prit. Je sens même une plaie ouverte à la tête. Mais j’ai à peine le temps de faire le point qu’un bras passe par la vitre brisée et m’attrape par la veste.
- Bon sans sortez de là !
J’entend parfaitement ce qu’on me dit mais je suis incapable de répondre. Quelqu’un tente de me tirer à l’extérieur du véhicule mais je suis encore attaché. Vive la ceinture de sécurité. J’entend le bruit caractéristique d’un couteau qu’on dégaine et soudain, la pression contre mon torse se relâche et je tombe la tête la première sur le toit de ma voiture. L’odeur d’essence est encore plus forte. On me tire à l’extérieur. Une force phénoménale m’oblige à me relever en vitesse, on parcours quelques mètres, et puis s’est la détonation. Une explosion comme j’en avais jamais entendu, sauf en regardant James Bond.
Vous pensez peut-être que ce genre de film est exagéré. Vous vous dites : « Pff n’importe quoi ! Une voiture qui explose ça peut pas être si impressionnant ! » Et bien détrompez-vous. La seule sensation qui a parcouru mon corps est celle-ci : l’impression de quitter le sol et d’y atterrir lourdement quelques seconde plus tard, avec en bonus : une surdité momentanée.
Lorsque j’ai rouvert les yeux, allongé sur le dos, une fumée noire s’élevait du cadavre de ma Renault Clio et un homme était étendu à mes côtés.
Il s‘est relevé, s’est agenouillé dans la boue, a secoué la tête comme s’il avait de l’eau dans les oreilles et a enfin posé les yeux sur moi. Lorsqu’il a vu que j’étais en vie et conscient, il m’a sourit très simplement et m’a serré la main.
- Salut ! Moi c’est Ryan Hampton, ravi de pouvoir enfin vous parler en face.
Je n’ai rien dit parce que je n’ai rien compris à ce qu’il venait de baragouiner. Une seule pensée activait mes méninges : Ray Monroe venait de tenter de me tuer.
...
BADABOUM !
Gabie adore quand ça
pète
Les choses sérieuses vont enfin
pouvoir commencer
alors je vais vous faire la biographie
de ce Ryan Hampton si précieux à me yeux:
Il y a plus d'un an
maintenant, Gabie commençait son deuxième roman " Entre
deux hommes " dans lequel Ray et Philou
tenaient le rôle principal. Au même
moment, sur un autre blog, Misa Jolie
commençait une fic qui relatait les
aventures d'un policier bien dans ses baskets dénommé : Ryan
Hampton. Et là j'suis carrément tombé sous le charme de ce gentil
cow-boy
Alors une idée sugrenue m'est venue
j'ai proposé à Misa Jolie de lui
emprunter Ryan le temps d'un au deux chapitres, et en échange, elle
faisait apparaître Ray et Philou dans sa fic. Malheureusement, elle
a abandonné sa fic en cour de route
, j'ai donc récupéré Ray et Philou (
naturellement
) et j'ai pu garder Ryan !!!!
Depuis ce jour, je n'imagine même pas une aventure de Ray et Philou
san Ryan Hampton.
Voilà pourquoi ce personnage est si précieux pour moi, simplement parce qu'il n'a pas été créé à partir de mon cerveau dérangé et qu'il appartient à une amie très chère

Ps : dans le prochain chapitre, Ray passe enfin aux aveux ! Accrochez-vous à vos baskets !
)
Et cet imbécile croit encore que c'est Ray qui veut le tuer
Alala j'aime bien l'entrée de Ryan comme si une voiture qui explose il en voit tous les jours haha!




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