Que du bonheur - Chapitre 15  (Que du bonheur ( terminé )) posté le samedi 13 juin 2009 15:13

    Pour vous la faire court, Ray , après avoir garé ma voiture sur un emplacement interdit, a gentiment - pff c’te blague - accepté de nous invité dans son … studio ? Difficile à dire. On dirait plutôt une chambre de bonne dans laquelle on aurait tenté de faire rentrer un lit une place, une cuisinière et un mini frigo, avec une armoire où à peine un veston peut rentrer. M’enfin, c’est pas comme si je pouvais me permettre de faire des commentaires. Bon allé, juste un tout petit :

- Ça pu la clope ici !!! m’écriais-je.

    Et pour toute réponse, je reçois un gant rempli de glaçon sur la gueule.

- Aïeuh !!

    J’enfoui mon visage dans mes mains en gémissant. Oui bon d’accord j’exagère. J’ai reçu le gant sur la tempe et j’ai mal à la joue. Mais, je sais ce qu’il va se passer si j’en rajoute.

- Ray ! s’écrit Tony. Fais attention il a mal !

- Où c’est marqué exactement que c’est mon problème ?

    Je gémis et Tony pose doucement le gant sur ma joue.

- T’as vraiment un caractère de merde, rétorque Tony en lançant un regard meurtrier au flic.

    Ray rumine. Il a une bouteille de bière à la main et sa plaie à la tête a enfin arrêté de saigner. En plus c’est pas pour en rajouter mais j’ai un tantinet raison quand même, ça put la clope froide ici. Les tisses en sont imprégnés et un cendrier a disparu sous une montagne de cadavre de cigarette. D’ailleurs je pense avoir réussit à identifier un truc qui ressemble plus à un joint qu’à une Gitane.

- J’l’aime pas, marmonne enfin Ray.

- Rien à foutre, réplique méchamment Tony, t’étais près à le tuer au beau milieu de la rue j’espère que tu t’en rend au moins compte ?!

- Ce gars s’est foutu de ta gueule merde!!!

- C’est pas tes …

    J’attrape la main de Tony pour attirer son attention et il tourne les yeux vers moi. J’éloigne le gant de ma joue.

- Il a raison, ais-je murmuré, j’ai été un vrai connard.

    Il me sourit.

- Tu es revenu non ?

    À mon tour de sourire. Les yeux dans les yeux.

- Pitié ! s’écrit Ray en se relevant. Allé vous murmurer vos mots doux ailleurs j’ai comme une envie de gerber.

    Je ne l’avais jamais connu aussi cynique. Soupirant, Tony replace le gant sur ma joue et j’esquisse un geste pour l’en empêcher mais je grimace. Bon sang ce que j’ai mal !! Il m’a bel et bien casser une côte le salaud!

- On ira nulle part avant que Dany n’ait vu un médecin, déclare Tony.

- Hors de question que je transforme mon appart’ en clinique de Docteur Quinn, réplique Ray en allumant une cigarette, si tu veux le bichonner tu vas dans la cage d’escalier.

- C’est pas la peine, dis-je en écartant le gant une nouvelle fois, ça sert à rien un médecin. Tout ce qu’il va me dire c’est : une côte cassée rien de grave ! Du repos et tout ira mieux.

...

Près d’une heure plus tard …

- Une côte cassée rien de grave ! Du repos et tout ira mieux.

    Je lance un regard amusé à Tony. Il me tire la langue et Ray soupire, désespéré.

- Merci Docteur, sourit Tony en serrant la main du vieil homme.

    Et il sort sans avoir oublié de nous jeter un regard circonspect. Oui, on forme un trio bizarre et après ?! Ray en est à sa cinquième bière, Tony s’échine à me faire accepter un anti-douleur - je déteste les comprimés moi!! - et moi j’arrête pas mes commentaires sur l’insalubrité de la pièce. Résultat : Ray s’apprête à péter les plombs, Tony désespère et moi je jubile - faut bien qu’il y en ait un qui s’amuse.

- Rassuré? lance Ray d’une sobriété incroyable pour quelqu’un qui a autant bu. Allé dégagez maintenant.

    Tony pousse un soupir à mi-chemin entre le désespoir et la colère alors que je repousse pour la énième fois son gant glacé. Il commence sérieusement à me gonfler.

- Fais pas l’enfant ! me lance-t-il brusquement. Si ça continu à enfler tu vas bientôt ressembler à un hamster!

- Mais j’ai mal euh ! fut ma seule réplique.

    Oui je suis particulièrement chiant quand j’ai un bobo. Je crois que c’est ce qui m’a en partie forcé à arrêté la boxe.

- J’en ai mare de ses jérémiades à ce gosse ! hurle Ray en se redressant.

    Apparemment, l’alcool ne le fait pas tituber, pire, ça le rend irascible. Moi ça me rend bête … sans commentaire. Je m’apprête à lui lancer une bonne vanne bien travailler mais Tony se redresse vivement et, pile entre nous deux, nous jette un regard noir chacun notre tour.

- Y’en a marre, s’écrit-il d’une voix forte, va bien falloir que vous vous entendiez un jour alors autant faire la paix tout de suite !

    Ray et moi, on se regarde, on réfléchit, puis il pousse un rire et déclare :

- Tu m’as prit pour Mère Térésa ?

    Et moi je réplique :

- Y’a pas marqué S.P.A sur mon front.

    Tony baisse les bras et soupir, déçu. Ray retourne chercher une bière et moi je me lève du lit en retenant un cri. Non mais là c’est plus drôle, j’ai vraiment mal. Je tente en vain d’enfiler ma veste. C’est qu’il pleut dehors. Tony vient à mon secours. Plus personne ne dit rien. J’ouvre la porte et sort de l’appartement-studio-chambre-de-bonne. J’ai commencé à descendre les marches lorsque Tony me rejoint, ferme doucement la porte et passe mon bras gauche autour de ses épaules pour m’aider. Je le sens triste, limite abattu.

- J’suis désolé, marmonnais-je tout péteux.

    Il me sourit tristement.

- Je ne peux pas vous en demander autant en si peu de temps, déclare-t-il d’une voix douce, vous vous ressemblez tellement qu’il va vous falloir du temps pour vous supporter.

    J’ai failli louper une marche.

- Quoi ?!

    Il rigole.

- Vous êtes exactement identique c’est pour ça que vous pouvez pas vous renifler.

- C’est une blague ?!

- J’suis très sérieux.

    Je bougonne. Beuh non c’est pas vrai j’lui ressemble pas ! En fait je ne préfère pas que vous répondiez à cette interrogation intérieure désespérée.

    Arrivé en bas de l’immeuble, une fine pluie recommence à nous mouiller. En face, ma voiture. Tony m’y dirige mais je résiste.

- Non.

- Mais Dany tu ne vas pas pouvoir marcher jusqu’à l’immeuble!

- Bien sûr que si, c’est à cent pas à peine allé viens.

- Non c’est moi qui conduit.

- Non.

- T’es chiant !

- Je t’aime.

    Il me sourit. Je me laisse conduire jusqu’à la voiture. Tony m’aide à m’appuyer contre la portière et à peine a-t-il eu le temps de faire le tour du véhicule vers la place conducteur que j’ai déjà reprit mon chemin.

- Dany ! s’exclame-t-il indigné.

- Allez viens, lançais-je en m’appuyant contre un mur, dans cinq minutes on est arrivé pas besoin de la voiture.

    Je l’entends soupirer. Résigné, il me rejoint et repositionne mon bras autour de ses épaules.

    Trois étages au-dessus de nous, Ray nous regarde nous éloigner, un petit sourire au coin des lèvres. Tony a choisit, entre lui et moi. Et à cet instant, Ray se dit qu’il a fait le bon choix. Son regard est attiré par un mouvement. Derrière nous, un homme nous suit d’assez loin pour ne pas se faire repérer et d’assez près pour ne pas nous perdre. Il s’arrête, lève les yeux et croise ceux de Ray Monroe qui lui fait un bref signe de tête avant de murmurer pour lui seul :

- Je compte sur toi Ryan.

    Arrivé à l’immeuble, le plus chiant a été de grimper les marches. Bon d’accord ça n’est qu’un étage mais comme j’aime me plaindre, j’ai pas arrêté de geindre. Et Tony a prit son mal en patience. Il m’a aidé et, arrivé devant la porte de mon appartement :

- Tu as tes clefs ? me demande-t-il.

    Un dur combat fait rage en moi. Deux choix possibles : ou lui dire qu’elles sont dans ma poche, ou lui mentir pour qu’il me fasse entrer dans son appartement.

- Elles sont dans ma voiture, répondis-je alors.

- Bon …

    On fait volte face et il ouvre son appartement. Alors là, j’exulte ! J’suis fort quand même. Il m’installe doucement sur son canapé et aussitôt la douce odeur de fruit musqué m’apaise. Tout sent bon ici ! Les rideaux, les coussins, Tony. Je le regarde s’éloigner, refermer sa porte et partir vers la cuisine sortir un verre.

- Tu prend tes anti-douleurs, me déclare-t-il.

    Je grogne. Un silence s’installe. Faut dire qu’on a pas eu trop le temps de parler. J’aimerais m’excuser, lui assurer qu’avec Katy c’est terminer, lui assurer que c’est avec lui que je veux passer ma vie, lui assurer que ma sœur ne veut pas quitter l’Espagne, lui assurer que j’ai envie de le prendre, là maintenant ! Il s’approche.

- C’est quoi la moto de Ray ? demandais-je en acceptant le verre d’eau et le comprimé. Une Suzuki non ?

    Oui, j’ai pas trouvé mieux pour engager la conversation.

- Une Kawasaki ZZR 1100, me répond-il en s’installant près de moi.

    J’ai cru avaler un cactus. Euh, c’est moi le garagiste et lui l’apprenti secrétaire médicale c’est bien ça non ?!! Il me sourit en voyant mon air indigné.

- Quand je monte sur un engin j’ai bien savoir ce que c’est et d’où il vient, me déclare-t-il doucement.

- Ah … bah moi je suis un pur sang espagnol et je suis né à Séville, répliquais-je avant de pouffer de rire.

    Il m’envoie un coup de coude dans les côtes en souriant et je pousse un cri. Le verre m’échappe des mains et atterrit sur le tapis dans un bruit mâte, déversant son contenu. J’en profite pour lâcher le comprimé.

- Pardon !! s’écrit-il effrayé en se laissant tomber à genoux devant moi. Je t’ai fais mal je suis désolé !

    Il attrape doucement mon visage entre ses mains et me regarde dans les yeux.

- Ça va ?

    Je lui souris, les yeux imbibés de larmes. Non mais sérieux, j’ai vraiment eu mal.

- Oui ça va, lui assurais-je avant de l’attirer à moi pour l’embrasser.

    Une explosion de sensation parcours mon corps tout entier. Ses lèves sont douces, sa langue est chaude et ses reins frémissent. Je l’oblige à se coucher sur le sol. Le verre vide roule près de nous et le tapis mouillé ne semble pas le déranger. Je me positionne au-dessus de lui et approche mon visage pour reprendre possession de sa bouche mais j’étouffe un cri. Putain de côte cassée ! Ray Monroe, dès que je peux je demande à Mama Gourou de te rendre la vie impossible.

- Arrêtes tu vas te faire mal, me dit-il dans un souffle.

    Non non non !!! Il est là, sous moi, à deux doigts de se donner entièrement je le veux !!!

    Je grogne.

- Ça va ! déclarais-je brusquement. J’ai pas mal !

    Il me sourit.

- Y’a plusieurs façon de faire ça tu sais, me dit-il doucement.

    Mon cœur manque un battement. Avec d’infini précaution, il m’aide à me relever et me prend la main jusqu’à sa chambre.

    Je n’y suis jamais entré. Elle est claire, lumineuse, et l’odeur de kiwi qui y plane me fait pousser un faible gémissement de pur plaisir. Je sens déjà l’excitation me gagner. Il me sourit toujours, ses yeux brillants ne me quittent plus. Il m’arrête avant qu’on ait atteint le lit et dépose un chaste baiser sur mes lèvres. Puis, toujours aussi tendre, m’aide à retirer mes vêtements. C’est lui qui prend les commandes. Il guide mes mains jusqu’à son corps, et ses habits tombent à leur tour. On s’allonge enfin sur le lit.

    Étendu sur le côté, l’un en face de l’autre, il me sourit et commence par caresser ma joue douloureuse. Je frissonne. Son autre main s’est arrêtée sur mon torse et son pouce caresse tendrement ma peau. Il s’approche, m’embrasse. C’est un long baiser, doux et presque innocent. C’est toujours lui qui commande. Puis il quitte mes lèvres et embrasse mon cou. Je ferme les yeux et pousse un soupir de bonheur. L’une de ses mains s’attarde dans mes cheveux tandis que l’autre continue de caresser mon ventre. Puis passe doucement sur mes côtes. Comme un coup de vent. Aucune douleur. Je frémis. Il s’empare de nouveau de mes lèvres et j’y détecte une énergie nouvelle.

    Je passe enfin à l’action et pose une main sur le creux de ses hanches puis descend sur son ventre. Toujours aussi doux et chaud. Un havre de douceur et de chaleur dans lequel j’ai envie de mon réfugier encore et encore. Mon autre main enlace ses doigts à la sienne et on ne se lâche plus.

    Sa langue effleure ma peau et j’ai plongé mon visage dans ses cheveux, respirant à fond l’odeur qui me fait complètement planer. Sa main libre continue son exploration et effleure mon sexe. À vrai dire je ne m’y attendais pas et je sursaute en poussant un grognement de plaisir. Il relève la tête pour m’embrasser encore alors que, aussi innocemment que le permet ce geste, il commence à me caresser.

    Ma main n’a pas quitté sa hanche. Elle descend sur ses fesses, puis sa cuisse, et j’oblige sa jambe à passer au-dessus des miennes, le rapprochant d’avantage de moi. Nos ventres se touchent presque et notre chaleur corporelle réchauffe nettement l’atmosphère. Je sens mes reins me brûler délicieusement et le regarde fermer les yeux pour enfouir son visage à la base de mon cou, tout contre ma poitrine alors qu’il continue de me masturber. Ma main lâche sa jambe et remonte vers son bas-ventre. Il sursaute alors que je m’empare à mon tour de son sexe.

    Il relève les yeux vers moi.

- Non !

    Mais j’étouffe son cri en l’embrassant. Sa caresse s’est arrêtée alors que la mienne commence et il tremble en gémissant. C’est sans doute la première fois que quelqu’un le touche de cette façon.

    Presque timidement, il recommence son attouchement et je gémis avec lui. Alors que nos mains avides nous font ressentir d’infinies sensations, les secondes, enlacées, ne se sont pas lâchées.

..

TADADA !! Me revoilàààààààààààà  (elle arrive en haut de la colline !! {#} ) C'EST GABIE !!! {#}

Désolé, deux jours que j'ai pas majifié mais j'ai une bonne excuse, enfin deux pour être plus précise :

Saya : mon Dieu !!!!!!!!!!! Tes fics yaois sont un PUR REGALE !!! Je remercie le ciel de t'avoir conduite jusqu'à moi {#}

Mimieec : deuxième Simstorisseuse de talent à venir sur mon blog {#} Je n'ai qu'un mot à te dire : KIM EST CARREMENT ORGASMIQUE !! {#}

En ce qui concerne l'avancée de "Que du Bonheur", comme l'a si bien dit Lilly Kékette ( j'peux t'appeler comme ça ? {#} c'est meugnon {#} ) effectivement, ça tombe dans la guimauve {#}  et le chapitre suivant ne risque pas d'être plus explosif mais en ce qui concerne le chapitre encore d'après, les choses sérieuses vont commencer {#}

Gabie ou l'art de tout faire basculer en quelques lignes {#}

Dans ce chapite-ci vous avez assisté à l'arrivée brève d'un nouveau personnage : Ryan Hampton. Ce personnage est très particulier à mes yeux et vous aurez le droit à une biographie complète le concernant {#}

Voilà c'est tout !

{#} 

 

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Tous les commentaires de l'article:
Que du bonheur - Chapitre 15

  • dreamland sam 26 sep 2009 00:09
    Haaaaaaaaaaaaaa !!
    C'est ignoble de t'arrêter là my God !!

  • cicipouce

    mar 16 jun 2009 10:29

    Eh bien Ray n'y a pas été avec le dos de la cuillère !!!

  • YaYa

    dim 14 jun 2009 15:39

    Pu**** la vache, deux chap ce week end j'ai intérêt à me magner le fion ( d'où je sors ça moi ) pour ma suite.
    Sinon, dis moi si je me trompe, mais Ryan c'était bien celui qui avait sa femme enceinte avec ses saute d'humeur ??? Qui était pratiquement martyriser ??? Et qui avait eu un fils ??? Et qui et même mouruté je crois ???
    Beaucoup d'interrogation, pour un petit cerveau comme le mien n'est-ce pas ???

  • Plaisance

    dim 14 jun 2009 00:51

    HAA trop bien, encore un Lemon
    Tu vas finir par trop nous y habituer fais gaffe, on risque d'en redemander tout le temps! xD

  • mimieec

    sam 13 jun 2009 17:38

    Entre parenthèse, ça fait 4 mots, pas 1 XD
    Bon ok je sors...

  • mimieec

    sam 13 jun 2009 17:37

    XDDDDDDDD Merciiiiiiii! "de talent" ça reste encore à prouver t'étais pas obligée tu sais XD mais ça fait plaisir!
    ah ben là on peut pas le louper qu'il est beau mon chéri! Mais bien sûr qu'il est chou mon Kimou m'enfin orgasmique on me l'avais jamais faite celle-là encore y a un début à tout!
    Tu sais quoi je me rend compte que j'ai oublié le principal dans ta description, j'ai dit que c'était un thriller mais j'ai pas précisé que c'était du yaoi XD
    Mais bon c'est pas comme si on pouvait le louper en arrivant sur ta page d'accueil
    Ils sont chou Dany et Tony
    Comment ça les choses sérieuses ? Tu vas pas faire souffrir nos bébés quand même!

  • Misa

    sam 13 jun 2009 17:33

    Haaa que j'aime ce trio Non sérieusement Ray et Dany dans la même pièce c'est juste trop drôle!
    Mon Ryanounet hihi

  • saya mailto

    sam 13 jun 2009 16:35

    kikoooooo
    waaaa trop bien ce chapitre!!! je les adore ces deux là, même Ray, toujours en train de se chamaillier et à chaque fois jpeux pas m'empêcher de me marrer
    merci pour la pub!!


 

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