Le soir même
Arrivé devant sa porte, je lève le poing. Il faut que je frappe. Allez frappe ! Pourquoi tu frappes pas? J’ai attendu ce moment toute la journée et voilà qu’arrivé devant son appartement, j’ai un gros bogue. Il est sept heures du soir, je risque de le déranger non? Allez bon Dieu t’es un Pérez oui ou merde!!!
Je frappe.
Quelques secondes plus tard, il ouvre. Il me sourit, ses cheveux sont mouillés, il porte un jogging large et un ample tee-shirt. Pourquoi s’obstiner à porter des fringues pareils alors qu’il est si sexy?! Stop! Qu’est-ce que je viens de dire là?
- Bonsoir Daniel.
- Bonsoir.
- Entres tes courses sont là.
Je pose un pied dans son appartement. Il est identique au mien à une chose près : c’est bien rangé, ça ne sent ni la clope, ni le renfermé. Bon d’accord, ça fait trois choses.
- J’y suis allé en début d’après-midi, me dit-il en ouvrant son frigo, alors je les ai mi ici en attendant. Mais, tu veux peut-être boire quelque chose avant non?
Madre de Dios * ! Il m’invite ! Qu’est-ce que je fais qu’est-ce je fais !!!! Calmes-toi et réfléchis. Tu viens de passer toute la journée penché au-dessus d’un moteur qui fuis, tu pus l’essence et le cambouis résultat : tu chlingues!
- Non merci, répondis-je, c’est gentil mais j’ai besoin d’une douche le plus vite possible.
Il sourit.
- Oui excuses-moi.
Je le regarde s’emparer d’un sac de course et ranger le tout dedans.
- Et puis j’ai pas trop envie de te déranger, ton petit ami ne devrait pas tarder.
HEIN ?!!!?
Qu’est-ce que je viens de dire là?! Tony s’arrête, redresse la tête et me regarde. Son regard bleu emplit d’indécision et de gêne. Mais je suis con ou quoi?
- Qui ça? me demande-t-il doucement.
- Bah, l’homme qui est sorti de ton appartement ce matin.
C’est décidé, je rentre chez moi et je me jette par la fenêtre. Tony a un petit sourire gêné.
- Ray c’est, juste un ami. Je … je suis orphelin et il est le seul qui se soit occupé de moi alors, je lui dois beaucoup.
Je sens mon cœur s’accélérer alors que l’allégresse me fait tourner la tête. Il est orphelin, lui aussi ! C’est trop beau pour être vrai. Tony referme son frigo.
- Désolé, lui dis-je sans pouvoir m’arrêter de sourire, c’était vraiment très con.
Il rigole et me tend le sac. Mes mains sont fébriles.
- C’est rien, dit-il en remettant une mèche de cheveux derrière son oreille, j’avoue que ça peut porter à confusion.
Petit silence gênant.
- Bon, je te laisse, déclarais-je enfin.
Il m’ouvre la porte et, une fois dans le couloir, je me retourne.
- Combien je te dois au fait?
- J’ai mi le ticket dans le sac, me dit-il, tu n’auras qu’à me rembourser demain.
Il me tend la main. Je la sers. Ces doigts sont si fins dans ma main.
- Alors à demain.
Je me tourne vers mon appartement et j’entend sa porte se refermer dans mon dos. Si seulement j’avais eu les même rayons X que superman, j’aurais pu voir Tony, appuyé contre sa porte, porté sa main aux odeurs d’huile de moteur à ses lèvres.
Je dépose la sac au pied de mon propre frigo et soupir. Et bien, c’est une bonne nouvelle ! Ce dénommé Ray n’est qu’un ami, j’ai toutes mes chances.
Ah non c’est vrai, Tony un pote et rien qu‘un pote.
Je me laisse tomber dans mon canapé et m’empare de mon téléphone. J’ai besoin de lui parler.
- Holà ?
- Buenas tardes guapa, esta mi.
- Daniel ?
- Sì.
Et je l’entend rire, s’émerveiller et commencer à me raconter sa journée avec empressement.
Ma gorge se serre et des larmes coulent sur ma joue. Comme tu me manques …
...
Le lendemain matin
Je suis encore en retard. Oui je sais, ça devient rébarbatif. Mais je ne comprend pas, quand je me réveil pourtant, je suis à l’heure, et après ma douche j’ai déjà un quart d’heure de retard! C’est incompréhensible.
J’ai passé plus d’une heure au téléphone avec ma sœur hier soir et ça m’a fait énormément de bien. À l’entendre si heureuse comme ça, à des milliers de kilomètres de moi, je me sens si inutile, si étranger. Et dire que cela fait déjà onze ans qu’on ne s’est pas vu. Mais, si seulement mon oncle et ma tante - qui sont désormais ces tuteurs - n’étaient pas si chiants. Ils refusent que je la vois, selon eux je ressemble beaucoup trop à mon père. J’aurais préféré que non …
Dans le salon, un gâteau petit Lu dans la bouche, j’attrape mon blouson, mes clefs, et m’apprête à ouvrir la porte lorsque je remarque enfin quelque chose. Un bout de papier à été glissé sous ma porte. Je me baisse, m’en empare et le lis :
...
« T’es un homme mort »
...
Stoïque, complètement paralysé, mes yeux ne peuvent se décoller de ces quelques mots. C’est quoi cette farce?!
Je le chiffonne et le jette dans le salon sans plus de cérémonie. C’est pas une petite blague d’adolescent qui va me faire peur. Je ferme ma porte à clef.
Seulement, j’étais loin d’imaginer que cette petite menace allait apporter de si grands dangers …
...
Gabie est heureuse <3 Bon, vous avez sans doute remarqué que, plus ça va, plus je rajoute de fic dans le premier article? Et bien ne vous en faites pas, génralement elles ne dépasseront pas les 20 chapitres ^^
Alors sinon, ça vous plait pour l'instant ?

* = n'oubliez pas que
Dany chéri est Espagnol
Ps :
MISAAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaa Grand Dieu ( avec des majuscules
s'il te plait XD ) que je suis contente de te revoir! Non je
ne te fuyais pas ma belle ! Seulement, en reprenant ce blog
impossible de te mettre la main dessus =( effectivement si tu n'as
plus de blog c'est pas évident XD en tout cas je suis vraiment
contente de te savoir ici, tu m'as tellement manqué 


en tout cas j'suis la je pars plus! et puis j'aime bien ce changement brusque de scénario tout en gardant Dani chouu et Tony!
Non mais j'adoreeeeeeeeeeeeee être dans ça tête.
J'ai un cerveau, j'ai un cerveau, j'ai compris les bout de phrase en espagnol, j'ai un cerveau, j'ai un cerveau-heeeeuuuuuuuuuuuuu
Mais qu'est-ce que je raconte moi ??

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