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~~Gueule de bois!~~  posté le jeudi 23 août 2007 19:52

Blog de sylphideland : Sylphideland, la magie de l'écriture, ~~Gueule de bois!~~

 

        « Bradley Hastings, un riche petit trou du cul pourris jusqu’à la moelle… »

    Voilà à quoi pensait Frederik Martin en appuyant sur la sonnette d’une luxueuse propriété. Il fourra ses mains dans les poches de son pantalon bleu marine, taillé à la perfection, en signe d’impatience. Grand et svelte, la peau légèrement bronzée, il émanait de lui une sorte de prestance hostile. La montre en or qui brillait à son poignet rajoutait cette note d’élégance en trop. Mais un raffinement exquis rayonnait de cet homme brun.

    Il aurait tout donné pour porter ce nom, Bradley Hastings, tout donné pour avoir ce charisme, ces traits de visage, cette musculature…Bradley Hastings était un homme qui avait tout pour lui et qui prenait toujours un malin plaisir à tout gâcher. Pas plus tard qu’il y a quelques mois, il avait trouvé le moyen de tromper sa femme le jour des noces. Pas très poétique, en somme.

    Frederik Martin s’apprêtait à appuyer de nouveau sur la sonnette mais la porte s’ouvrit devant une femme blonde au visage fin et yeux bleu pervenche. Elle portait un débardeur rouge bordeaux qui faisait ressortit sa poitrine et une minijupe en jean. Un léger trait de maquillage embellissait son visage. Elle sourit.

    Et voilà, Bradley s’était encore laissé allé à une nuit de débauche dont il n’aurait certainement aucun souvenir.

- Vous êtes? demanda-t-elle d’une voix faussement enjouée.

- Euh…le collègue de Brad…il est ici? rétorqua Frederik.

- Oui il est ici.

    L’homme en costume d’affaire s’écarta pour laisser passer la jeune femme. Elle semblait pressé de partir, les lèvres pincées, elle remonta la lanière de son sac sur son épaule.

- Vous lui direz de ma part que se n’est qu’un salopard! lança-t-elle en tournant les talons.

    Frederik Martin la suivit du regard jusqu’à ce qu’elle disparaisse au coin de la rue. Il franchit la porte restée ouverte et risqua un œil à l’intérieur de la maison. Elle était très spacieuse. Des tableaux de grands artistes embellissaient ses murs, les fauteuils de cuir brun semblaient neufs, une table de verre était posée sur un tapis de style orientale aux couleurs vives et chaudes, une télé écran plat remplissait la presque totalité du mur et une immense porte fenêtre donnait sur un jardin avec piscine.

    En face de ce salon était la cuisine, belle, grande et coûteuse avec un bar et un frigo américain, distributeur de glaçons. Séparant tout cela en deux, un grand escalier sombre qui menait aux chambres. Un mobilier fringant, un luxe inutile. Bradley avait toujours adoré ce qui était tape à l’œil. Tout ce qui n’était pas cher ne valait rien pour lui. Il avait grandit dedans après tout. Tomber dans ce luxe lorsqu’il était petit.

- Brad?!

    L’appel de Frederik se répercuta dans toute la maison sans qu’il n’y ait de réponse. L’homme décida d’attendre un peu et se dirigea vers la cuisine, s’attardant à préparer un bon café. Il ouvrit placards et tiroirs en connaisseur, comme s’il s’était agit de sa propre maison. Alors qu’il remplissait la cafetière d’eau chaude, il entendit un bruit de porte puis celui de l’eau qui coule avec violence. Bradley Hastings était sous la douche. C’est ce qu’il faisait toujours après s’être levé.

    Ce qui énervait le plus Frederik, c’était la façon dont Bradley avait de se foutre de tout. Un « je m’en foutisme » agaçant qui avait le dont de l’énerver au plus haut point. Mais Bradley avait été habitué dès sa naissance à tout recevoir d’un simple claquement de doigt, alors bien sûr, il n’avait pas eut à se battre pour la notoriété. Son nom seul avait suffit à l’élever au plus haut.

    Après plusieurs minutes, il posa sur le bar une tasse de café fumante et s’occupa de nettoyer la cafetière. Il était assez maniaque et aimait que tout soit propre. Il entendit des pas dans les escaliers et vit apparaître son collègue, Bradley Hastings. Il ne portait sur lui qu’une simple serviette autour de la taille. Sa peau blanche avait quelque chose de mystérieux et de froid, ses épaules étaient carrées et son torse musclé. Sa passion pour la natation était plus qu’évidente. Il fixa Frederik d’un regard gris acier qui le cloua sur place, ses cheveux blonds platine étaient encore mouillés et lui donnait l’apparence d’un chien sortit de l’eau qui venait de s’ébrouer. Fourbe et taquin. Deux mots qui qualifiaient le mieux cet homme mystérieux au visage enjôleur. Toute femme qui posait son regard sur cet être se sentait irrésistiblement attiré par lui et d’ailleurs, aucune ne lui avait résisté jusqu’à aujourd’hui. Elle lui tombait toutes dans les bras, sans qu’il est à fournir d’effort. Évidemment, cette image de mauvais garçon qui lui allait si bien, y était pour beaucoup. Il était le mystère et la passion. Deux feux étourdissant pour la plus prude des femmes.

- Qu’est-ce que tu fous là bordel de merde! lança Brad en s’ébouriffant d’avantage d’un geste de la main.

    C’était sûr et certain, Brad était tout ce qu’il y avait de plus séduisant. Même si, bien évidemment, il se laissait toujours allez à quelques écarts de conduite en sa compagnie. Un peu comme maintenant.

- Moi aussi ça me fait plaisir de te voir, rétorqua Frederik.

    L’envie de lui envoyer son point à la figure le démangeait. Lui était levé depuis plusieurs heures et trimait comme un fou pour maintenir la société à flot, pendant que son collègue se prélassait dans le luxe et la débauche.

    Brad contourna le bar, ignorant la tasse de café et ouvrit un placard pour en sortir une bouteille de scotch. Il retira le bouchon d’un geste vif, provoquant un « pop » sourd qui fit tourner la tête de Frederik vers lui. Lorsqu’il le vit se remplir un verre d‘une généreuse rasade, il lui arracha la bouteille des mains, l’arrosant de scotch au passage.

- Putain! hurla Brad en s’écartant vivement.

- Quoi! coupa Frederik. Tu veux te bourrer la gueule dès le matin! Je t’ai fais du café.

- Tu peux te le foutre où je pense ton café.

    Brad s’empara de son verre dans l’intention de le boire mais Frederik lui arracha des mains pour vider son contenu dans l’évier. Il venait de le défier. C’était exactement ce qu’il ne fallait pas faire: se mettre entre Bradley Hastings et son verre.

- Tu fais chier sérieux! rétorqua Brad en se frottant la tempe dans une grimace de douleur.

    Après avoir réduit Frederik au silence par un simple regard, il partit s’assoire au bar et commença à remuer son café à l’aide d’une cuillère d’argent, le regard perdu dans le vide. Il était las et ne cessait de soupirer. Son collègue rangea la bouteille et commença à nettoyer le verre. Brad eut un rire sans joie.

- T’as consulté un psy pour ta maniaquerie stupide, lança-t-il dans un rictus en se passant la main dans les cheveux.

    Frederik ne répondit pas et se contenta de ranger le verre puis s’approcha du bar. Il fulminait de rage, mais lutta pour ne rien laisser paraître. Il fit face à Brad, un torchon de vaisselle à la main, et planta ses yeux marron dans ceux, glacials, de son collègue.

- T’es qu’un salopard, lâcha-t-il.

    Brad n’eut aucune réaction visible sur son visage.

- Je ne m’attendais pas à une telle marque d’affection venant de toi Fred, rétorqua-t-il sans cesser de remuer son café, impassible.

- C’est la blonde qui m’a dit de te dire ça, continua Fred en fronçant légèrement les sourcils, de plus en plus énervé.

- Une blonde! Quelle blonde?

    Brad avait l’air sérieusement étonné. Fred avait envie de l’attraper pour le secouer comme un pommier. Jamais personne ne l’avait autant fait sortir de ses gonds, lui qui était pourtant d’un calme à toute épreuve, ses nerfs avaient tendance à vite lâcher en présence de son collègue.

- Celle que j’ai croisé en rentrant chez toi, répliqua-t-il frustré, contenant du mieux qu’il pouvait sa colère évidente. Sauf que elle, elle sortait et avait l’air drôlement furax.

- Je ne me souviens pas avoir invité une blonde chez moi t’as du te tromper de maison, vas donc voir chez les voisins si j’y suis.

    Le ton que Brad avait prit était agressif, sa voix fut aussi glacial que son regard et provoqua un écho dans la maison, qui fit monter des frissons le long de la colonne vertébrale de Fred. Son collègue avait toujours eût le don de provoquer cette réaction chez ses interlocuteurs. Cette façon qu’il avait de le regarder et de le toiser, remplaça la colère de Fred par une peur soudaine. Jamais il n’avait réussis à cerner son ami. Un coup il pouvait être tout à fait séduisant, et l’instant d’après incroyablement acerbe. Le matin rassurant et joyeux, le soir terrifiant et morne. Ça, quand il passait des mauvaises journées, il était encore plus insupportable et malheureusement pour lui, ses journées étaient rarement bonnes. De toute façon, Bradley Hastings avait prit cette habitude de ne jamais être content. Carrément méchant, jamais content, comme disait le dicton.

    Brad se leva et partit s’assoire dans un de ses fauteuils en cuir brun. Il s’empara de la télécommande et alluma la télévision d’un geste vif de la main. Fuir les discutions, les responsabilité, c’était un art ou il était passé maître. Fred attendit qu’il se détende un peu avant de lui apporter sa tasse de café qu’il posa sur la table de verre. Il resta debout à côté de lui, les mains dans les poches. Il hésitait entre balancer tout son venin sur Hastings ou bien le caresser dans le sens du poil. Mais il savait par expérience qu’un Brad en colère équivalait à un ours maniaco-dépressif.

- Tu devais en tenir une bonne hier soir, lança-t-il en gloussant pour tenter de détendre l’atmosphère.

- M’en parle pas j’ai un mal de crâne horrible…, rétorqua Brad à voix basse.

    À la télé, les cartoons défilaient, le son coupé. On voyait clairement Coyote se faire avoir une nouvelle fois par l’un de ses propres pièges débiles. Brad eût un petit rire et s’empara de sa tasse de café avant d’en boire une gorgée. Et voilà qu’il recommençait cela. Il n’avait donc aucune fierté! Fuir ainsi les responsabilités à tout bout de champs. Jamais il n’avait de remords, la vie était un jardin de rose pour lui, il ne s’inquiétait pas plus que ça de savoir qu’une femme venait de sortir de chez lui, bouleversée et énervée, alors que lui ne gardait aucun souvenir de leur nuit. Et oui, Bradley Hastings avait la tête dans les nuages et Frederik Martin, les pieds dans la merde. Le problème lorsqu’on s’élevait trop haut, c’était la chute. Elle faisait toujours mal. Fred se sentit bouillonner intérieurement, et il ne put retenir complètement sa rage.

- T’en n’as pas marre de cette gueule de bois tous les matins? reprit-t-il furieux. T’en n’as pas marre de te bourrer la gueule tout le temps comme ça!

- Épargnes-moi ta leçon de moral habituelle, coupa Brad d’un ton las.

- Et cette fille là…non mais d’où elle venait cette traînée!

- J’en sais rien et fermes un peu ta gueule!

- Écoutes! Là c’est plus le collègue qui te parle mais l’ami! Ça fait deux jours que tu viens plus bosser! Je veux bien que tu te remettes de tes émotions mais faire mon boulot et le tiens c’est légèrement infaisable! Et puis merde tu l’as cherché non! C’est de ta faute si t’es dans cette merde mon gars!

- Merci tu m’aides vachement, répliqua Brad en levant les yeux au ciel.

- De toute façon qu’on t’aide ou pas tu nous envois balader alors, coupa Fred d’un ton las.

- Oui, pas faux, alors pourquoi tu viens toujours me casser les couilles?

    Fred n’avait jamais fait de mal à personne. Mais là, cela risquait de changer. Ce Bradley Hastings était têtu, borné et insouciant. Seul sa petite personne l’intéressait, il n’en avait cure des problèmes des autres et en l’occurrence, ceux de Fred.

    Un miaulement aigu mais étouffé raisonna. Fred tourna la tête vers la porte-fenêtre gigantesque et partit l’ouvrir, laissant entrer un chat roux tigré de noir.

- Tu ne t’es toujours pas débarrassé de cette carpette! lança-t-il en refermant la porte-fenêtre.

    L’animal sauta sur les genoux de Brad et s’y allongea en ronronnant et fermant doucement les yeux.

- Tu rigoles ou quoi! rétorqua celui-ci en la caressant doucement. C’est la seule femme qui ne me lâche pas je vais pas la foutre dehors!

    Il y avait vraiment de quoi hurler d’indignation. Brad était égoïste au point de tourner tout cela en ridicule. Et il rigolait maintenant, heureux une nouvelle fois de mettre son ami dans l’embarras le plus total et la rage la plus folle.

- Non mais regarde toi! coupa Fred en maîtrisant ses mots avec un force surprenante. Te voilà réduit à faire des mamours à un chat bon sang!

- Tu comprends rien à l’amour, lâcha Brad en grattouillant la tête de l’animal. T’es qu’un gland.

    Il tournait de nouveau cela en ridicule! Fred était bien décidé à ne pas se laisser marcher sur les pieds cette fois. Voilà maintenant sept ans que Brad le menait ainsi à la baguette. Il décida d’y allez franco, quitte à le blesser et provoquer le réveil de l’ours maniaco-dépressif.

- Peut-être mais moi au moins je me suis marié, railla-t-il acerbe, conscient de l’efficacité de ses paroles.

- Ta gueule!!! répliqua froidement Brad en le toisant d’un regard noir.

    Bingo!

- Mais où est passé le Brad que j’ai connu en fac! lança Fred en criant presque, conscient qu’élever la voix n’était pas la meilleur des solutions.

- Tombé dans les chiottes connard! répliqua Brad en le toisant froidement.

    Fred laissa ses bras retomber mollement le long de son corps. Il avait de nouveau perdu ce combat. Une fois de plus, le voilà résigné à obéir aux caprices de ce gosse de riche. Mais ce n’était que parti remise. Sa revanche approcherait tôt ou tard.

- Bon. Viens, je te sors d’ici on va au bureau, ça te changera les idées, lança-t-il en reprenant un ton mielleux.

- Non merci, rétorqua Brad sans même lui porter un regard.

- Brad…

- N’insiste pas je vais rester là avec ma chatte.

    Brad eût un petit sourire en coin, charmeur pendant quelques secondes, apparemment heureux de sa phrase. Qu’il était grotesque. Tout à fait charmant tout en était détestable. Impossible à cerner.

- Viens je te dis bordel! reprit Fred en sentant le pression monter de nouveau.

- Tu n’arriveras pas à me faire changer d’avis, ça ne sert à rien, coupa Brad d’un ton moqueur.

- On paris?

    Brad le fixa, l’air décidé à en pas se laisser faire. Mais c’était mal connaître Frederik Martin.

 

 

Bon voilà, c'est le premier chap^^

dans sa totalité

Jespère que ça vous plait, n'hésitez pas  à me donner vos avis

et dites moi surtou ce qui, selon vous, mérite d'être changer ou maintenu

 

MERCI!!

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~~Le retour du grand patron-1~~  posté le vendredi 24 août 2007 18:17

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    Une demi-heure plus tard, Frederik et Bradley étaient tous deux montés dans une voiture grise métallisée, un cabriolet, toit ouvert en cette belle journée de printemps. Frederik était au volant, tenant d’une main le demi cercle de cuir noir, un bras posé sur la portière. Bradley Hastings, lui, avait les bras croisés sur le torse, l’air agressif, les sourcils froncés. Il refaisait son boudeur. À vingt-sept ans il en était encore à bouder dans son coin lorsqu’il n’avait pas ce qu’il voulait. Son collègue alluma alors la radio, c’était NRJ, Superbus passait sur les ondes avec son tube Butterfly.

- J’ai mal à la tête! lança Brad acerbe en baissant le volume. Et écoutez cette conne s’égosiller sans comprendre ce qu’elle dit ça m’énerve.

- Oh! Décontractes, rétorqua Fred plus détendu, ça sert à rien de faire une tête pareil on va au bureau un point c’est tout.

- La prochaine fois rappels-moi de t’égorger quand je te vois dans ma cuisine.

- Avoues que c’est quand même mieux que de caresser ta chatte.

    Fred avait décidé de jouer la carte de la camaraderie, un voile de mensonges pour calmer sa colère exiguë. Cela marchait toujours. Autant faire croire à cet homme détestable, mais si désirable, qu’il était dans son camp. La chute brutale n’en était que plus douloureuse par la suite. Brad ne put empêcher un petit rictus de se former au coin de ses lèvres.

- Caresser une chatte à ses bons côtés, rétorqua-t-il en décroisant les bras pour enfin se décontracter.

    Fred rigola. Enfin, il avait réussit à l’arracher de sa morosité. Il n’y avait aucune raison pour que cela rate, puisque ça marchait à tous les coups. Tantôt Brad était si prévisible, tantôt totalement imprévisible, prenant tout le monde au dépourvu. Mais Fred avait finit par apprendre à contrer ses manigances, il devenait plus fort que lui de jour en jour, et bientôt, sa vengeance n’en serait que plus douce. Plusieurs minutes passèrent durant lesquelles Mika et son tube Relax remplacèrent Superbus, puis d’autres chanteurs ensuite quand soudain, Brad reprit la parole.

- C’est de ma faute hein?

- Quoi donc?! rétorqua Fred en s’arrêtant à un feu rouge, mimant l’incompréhension.

- Fais pas l’ignorant!

    Évidemment, il savait parfaitement de quoi Brad voulait parler, mais le faire tourner en bourrique était jouissif.

- Bien sûr que c’est de ta faute! Répliqua-t-il sans maîtrisé le ton de sa voix. Non mais tu croyais quoi franchement.

- J’ai eus tort, coupa Brad d’une voix faible.

    Ah, cet Hastings faisait tellement pitié des fois…

- T’as eus tort toute ta vie Brad, rétorqua Fred, bien décidé à ne pas lui lécher les pieds cette fois. T’es né avec une cuillère en argent dans le cul alors forcément ça détend.

    Il avait exprimer une partie de ses pensées refoulée sans vraiment en prendre conscience. Non, pas maintenant, il fallait qu’il tienne encore le coup.

- Je te demande pardon! rétorqua Brad furibond. Qu’est-ce que tu peux savoir de ma vie toi?!

- Attends quand on a la chance de se marier avec une femme comme elle on fait pas le con comme tu l’as fais. Il fallait y penser à deux fois avant de la tromper.

    Fred avança lorsque le feu passa au vert et prit rapidement de la vitesse.

- Je ne vois pas le rapport entre ça et le fait que je sois riche, reprit Brad en recroisant les bras.

- T’as été pourris gâter dès que t’as mis ton pouce dans la bouche Brad. Déjà à la fac t’étais un putain de frimeur.

- T’es jaloux c’est ça?

    Brad avait remit ça, ce petit rictus frimeur au coin des lèvres. Il l’avait toujours eut. Brad était un gosse de riche qui avait prit l’habitude que tout lui arrive sur un plateau d’argent. Il était parfois tout à fait charmant mais comme tout homme friqué qui se respecte, il avait un fond d’égoïsme et de méchanceté pure. Seul sa petite personne lui importait. Ce petit sourire suffisait à réduire les hommes au silence et à obliger les femmes à lui décrocher la lune.

- Quoi!!! Alors ça c’est la pire des conneries que j’ai jamais entendu, rétorqua Fred à brûle pourpoint. Moi, jaloux de toi! Et jaloux de quoi tu peux m’expliquer s’il te plait?

- Tu deviens sarcastique maintenant? coupa Brad, arborant toujours ce sourire.

- Je sais pas si tu te rends compte Brad mais t’as eus la chance de pouvoir te marier avec Lisa! Mais c’était Lisa bordel tu réalises ou pas?

- Oh ça va lâches-moi…

- Non pas tant que t’auras pas compris! Lisa elle t’aimait comme une folle, c’était une fille belle, bien rangée, gentille et généreuse mais merde Brad c’était un ange! Et toi tu l’as trompé avec une putain! Tu lui as brisé le cœur!

- Et moi elle me l’a pas brisé peut-être! Elle m’a plaqué le jour du mariage!

    Et voilà, Fred si attendait, c’était si prévisible. Cette fois, Brad tentait de le prendre par les sentiments, il tentait de se faire passer pour la pauvre victime chagrinée. Mais ça ne marchait plus, plus depuis longtemps.

- Quoi tu joues les victimes maintenant! reprit-il en mimant l’incrédulité. Alors là t’abuses, elle t’a grillé en train de sauter cette pétasse dans la buanderie…Le jour du mariage Brad, t’étais en costard et elle en robe de mariée!

- Oui je sais j’étais au première loge je te signal je m’en souviens très bien, coupa Brad les yeux rêveur.

    Il se mit à sourire, comme si le souvenir du visage de Lisa, lorsqu’elle avant ouvert cette buanderie, lui était revenu en mémoire.

- Je vois pas pourquoi je perds mon temps, t’es qu’un gosse de riche et tu resteras un gosse de riche, lança Fred avec force et courage.

- Je suis très bien comme je suis, moi je m’assume au moins.

- Si tu le dis.

    Fred feignit l’indifférence, mais au fond de lui, il bouillonnait, près à exploser. L’ours maniaco-dépressif allait-il se heurter à un grizzly psychopathe? Non, hors de question, il refusait de devenir comme lui, même si d’un autre côté, c’était son rêve le plus cher. Mais comment se faire une juste opinion de Bradley Hastings lorsque celui-ci changeait sans cesse de visage?! L’un était si charmant, étourdissant et séduisant, tandis que l’autre était fourbe, acerbe et égoïste. Le Bradley Hastings est une race dangereuse, très dangereuse, à laquelle il est préférable de ne pas se frotter. Et pourtant, comment lui résister?

    L’immeuble fut bientôt en vu. Frederik Martin et Bradley Hastings dirigeait ensemble une agence de mannequina, femmes et hommes confondus. Bradley s’occupait des recrues qui pouvaient postuler en tant que mannequin, ce qui lui avait valu une certaine réputation envers les femmes et une certaine tendance libertine dans ses pratiques sexuelles, et Frederik s’occupait des photographes. Il possédait ses propres photographes ici, à la H&M Corp, mais aussi certaines agences de photo disséminées un peu partout en France. Les photographes engagés étaient des professionnels, les meilleurs directement sortis des écoles. Frederik lui-même était un grand photographe, connu mondialement. Bradley lui, avait atteint une telle réputation dans tout le pays que chaque année des centaines de jeunes filles faisaient le déplacement jusqu’à la H&M Corp pour avoir une audition. Pour ce qui était des recrues masculines, s’étaient leur troisième coopératrice, Nathalie Rance qui s’en occupait. Elle faisait partis du complexe depuis seulement trois ans mais depuis qu’elle était ici, les chiffres avaient triplé. Résultat d’un travail acharné ou d’un simple miracle dû à la fermeture de leur plus grand rival?

    Brad avait réussit à lui faire fermer les portes en lui soutirant tous ses mannequins. Coup de maître. Depuis ce jour, Brad était surnommé « Le Géant du Mannequina » par la presse. Et selon Fred, ça ne l’avait pas aidé à dégonfler. Mais en début d’année, un nouveau complexe d’agence du mannequina avait ouvert ses portes, directement arrivé du japon. Mais cette entreprise ne représentait pour l’instant aucun danger pour eux. Du moins pas tant que Brad ne la jugerait dangereuse. Ils tournèrent à l’angle d’une rue, ces deux hommes en costumes montés dans une voiture chic, mais furent directement arrêtés.

    La police avait stationné une trentaine de voiture devant le parking souterrain. De nombreux policiers étaient là et l’un d’eux les guida jusqu’à un emplacement possible. Fred coupa le contact sur le trottoir en face de l’immeuble après avoir exécuté une marche arrière parfaite.

    Brad sortit de cette coûteuse voiture en premier, aussitôt abordé par des journalistes. Des flashs fusèrent autour de lui sans qu’il comprenne pourquoi, des hommes et femmes tenaient leur micro à bout de bras et s’époumonaient à lui poser des questions qu’il ne comprenait pas. Mais il sourit, ce sourire si charmeur qui envoûtait dans la seconde.

    Les forces de l’ordre rétablirent la situation en quelques secondes et les fauves furent emprisonnés derrière des barrières. Brad, l’air de nouveau indifférent, rajusta son costume noir parfaitement taillé sur son impressionnante carrure et s’avança vers deux hommes. Fred le rejoint bientôt. Il avait apprit une chose au bout de sept ans de collaboration avec Bradley Hastings: il était préférable d’être son allié, trottinant derrière lui, à moitié caché, plutôt que d’être son ennemi. Du moins, pour l’instant.

- Mr.Hastings? demanda l’un des deux hommes.

- À qui ais-je l’honneur? demanda Brad d’une voix plus froide qu’un iceberg.

    À ce ton, Fred sentit un frisson lui parcourir l’échine. Il se dit en cet instant qu’il était certainement le seul avec qui Brad se permettait des petits écarts de conduite en se permettant d’être amusant. Mis à part ça, Fred ne le voyait jamais sourire lorsqu’ils étaient entouré ou bien dans l’immeuble. S’il voulait parler à un Brad redevenu humain, c’était soit chez lui, soit en voiture. Mais cela s’arrêtait là. Fred avait toujours admirer cette capacité étonnante à rester droit, froid et indifférent. Selon les femmes de l’agence, Brad était un homme de marbre. Fred trouvait cette comparaison plutôt belle, mais pas très flatteuse. Les deux hommes sortirent des plaques de leur manteau et l’un d’eux les présentèrent. Il portait un blouson en jean.

 

 

Et voilà la première partie du deuxième chap^^

celui-ci est plus long LOL

Alors vous en pensez quoi?

Je suis grave en stress si ce style là marche pas...

voilà quoi j'ai peur d'être nul^^

Petit sondage...

Vous préférez Fred ou Brad?

Oui je sai se n'est que le début lol

Mais c justement le principe,

je vous reposerais la question un peu plus loin lol

 

 

 

PS:

Merci Pauline pour ton com adorable

Je te kiff^^

et pour toi aussi ma Sanguiny:

Hey!!

J'attend t coms!!!!!!!!!!!!!!!

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~~Le retour du grand patron-2~~  posté le samedi 25 août 2007 20:20

Blog de sylphideland : Sylphideland, la magie de l'écriture, ~~Le retour du grand patron-2~~

 

 

   

- Je suis l’inspecteur Tobias et voici l’inspecteur Pérez.

    Il désigna son compagnon qui retira ses lunettes noires pour braquer sur Brad un regard plein de venin et de provocation. Fred guetta une quelconque réaction de la part de son collègue, comme s’apprêtant à voir l’ours maniaco-dépressif sortir ses griffes, mais celui-ci se contenta de garder sa fixité émotionnelle.

- Et que me vaut l’honneur de votre venu messieurs? demanda Brad en gardant ce même ton d’indifférence.

- C’est le retour du grand patron n’est-ce pas…coupa l’inspecteur au manteau de cuir.

    Cette fois-ci, Brad darda sur lui un regard aussi froid et gris que la cendre. Fred aurait défaillit s’il aurait reçu ce regard de plein fouet, il le savait. Mais se ne fut pas le cas de l’inspecteur Pérez. Celui-ci encaissa cette muette provocation en répondant par la même attaque. Resté à côté de Brad, Fred assistait sans doute à une bataille mémorable. Qui baisserait les yeux en premier? Mais il n’était pas décidé à attendre le verdict.

- Je vous demande pardon? coupa-t-il, évitant certainement une catastrophe.

- Pourrions-nous savoir où vous vous trouviez ces trois derniers jours, Mr.Hastings? reprit le même inspecteur, aussi froid qu’une armoire à glace.

- J’étais chez moi, répondit Brad tout naturellement, sans toutefois baisser sa garde.

- Et quelqu’un peut-il le confirmer?

- Oui, des dizaines de jeunes femmes si ça vous chante mais malheureusement pour vous je n’ai pas eus le temps de relever leur numéro de téléphone.

- Brad?! lâcha Fred plus fort qu’il ne le voulut.

    Mais l’interpellé ne réagit pas, il se contenta de fixer l’inspecteur Pérez, la lutte n’était pas terminée.

- Moi je peux le confirmer, reprit Fred d’un ton qu’il voulait sur celui du défis.

- Bien, rétorqua l’inspecteur Tobias, coupant court aux divagué de son collègue.

    Lui au moins avait un minimum de contrôle sur son collègue, qui ressemblait à s’y m’éprendre à Bradley Hastings. Sauf que lui, c’était un charme torride qui se dégageait de son corps et non pas une beauté glacée. Semblables mais différents. Des ennemis nés.

- Allez-vous enfin me dire ce qu’il se passe dans mon entreprise ou bien dois-je faire appel à quelqu’un de compétent? lança Brad de ce ton si froid.

    Fred retint un cri de rage et vit l’inspecteur Pérez serrer les poings. Un ours sommeillait-il également en lui? En tout cas, celui de Brad semblait encore endormit, et son hôte sourit, un rictus de victoire sur les lèvres. Apparemment, sa provocation avait eu l’effet escompté.

- Votre secrétaire Mademoiselle Odin a reçut une enveloppe brune de papier kraft ce matin, dit l’inspecteur Tobias en sortant d’un sac en plastique une enveloppe correspondant à la description faite.

    Il la lui tendit. Brad le fixa de son regard gris acier, impénétrable, impassible.

- Ne vous inquiétez pas, reprit l’inspecteur dans un semi sourire. Nous ne tiendrons pas compte de vos empreintes.

    Fred crut hurler d’indignation, c’était la première fois que cet inspecteur croisait leur chemin, et il devinait les pensées de Brad comme s’il se connaissait depuis leur enfance. Cet inspecteur avait-il un don pour lire l’esprit confiné et dédoublé de la race Bradley Hastings?

    Brad s’empara de l’enveloppe et l’ouvrit. Il y avait des photos. Six, pour être précis. Fred regarda par-dessus l’épaule de son collègue et retint un cri de frayeur. Ces clichés parfaits représentaient un jeune homme nu. Sur chacune, il était représenté différemment. Brad fronça les sourcils. Le jeune homme, il le connaissait et de le voir ainsi était effrayant car il s’agissait d’une suite d’opération de tortures sexuelles et sado-masochistes. La pauvre victime souffrait atrocement, les quatre premières photos représentaient les différentes phases de la torture, la cinquième le représentait allongé, en sang, l’angle de vu était tel que son entre jambe était exposé au premier plan et l’on pouvait clairement voir que la victime avait été castré, que son pénis avait été sectionné. Il y avait du sang en abondance et le visage du jeune homme était crispé de douleur. La sixième et dernière photo représentait le cadavre du jeune homme. Les yeux grand ouvert, mort, son pénis près du visage.

    Fred sentit son petit déjeuner remonter dangereusement. Brad retrouva son self-contrôle et, parfaitement calme, rangea les photos dans l’enveloppe avant de la rendre à l’inspecteur. Du calme, de la dignité et du sang froid. Voilà ce qu’il se lisait dans les yeux de Brad à cet instant.

- Connaissez-vous ce jeune homme, Mr.Hastings? demanda Pérez en le défiant de nouveau du regard.

- Je sais qu’il était l’un de nos employés de photographie, ce n‘est donc pas à moi qu‘il faut s‘adresser, répondit Brad dans ce petit rictus frimeur.

- Oui c’est…c’est moi qui gère le domaine de la photo…continua Fred, bouleversé.

- Qui étais ce jeune homme?

- Il a été mon stagiaire pendant un an et…il a ensuite reçu le titre de photographe professionnel…

- Il volait de ses propres ailes donc.

- Oui.

- Toute cette liberté ne l’a pas mené bien loin, coupa Brad d’un ton si froid que Fred en fut complètement déstabilisé.

- Pouvez-vous nous donner son nom et prénom? reprit l’inspecteur Tobias.

- Euh…oui… il s’appelait Harry Ambruster…

- Avait-il un signe particulier…quelque chose qui puisse le différencier des autres?

- Non pas que je sache…pourquoi?

- Ce genre de crime s’effectue sur une sélection, le meurtrier à longtemps choisit sa victime avant l’acte. Nous devons nous pencher sur le moindre petit détail.

- Oui…c’est évident.

- Savez-vous s’il pouvait avoir des ennemis dans son entourage?

- Non nous…ne parlions pas souvent. En fait on ne parlait que lorsqu’on travaillait et donc on ne faisait que parler photo…

- Bien je vous remercie.

- C’est étonnant que vous puissiez garder ainsi votre calme…Mr.Hastings, coupa l’inspecteur Pérez, impassible.

    Brad fronça les sourcils. Décidemment ce Pérez ne l’appréciait pas et lui de moins en moins. Mais, à vrai dire, même Fred était étonné de la façon dont Brad avait eu de réagir. Il savait qu’il maîtrisait ses nerfs à la perfection mais tout de même, c’était assez étrange.

- Il m’est déjà arriver de recevoir plusieurs lettres de menaces, inspecteur Pérez, répondit Brad dans son rictus, et même une lettre piégée une fois. Alors je ne vois pas l’utilité de paniquer.

- Nous vous remercions de votre coopération, lança Tobias en coupant court à son collègue qui s’apprêtait à répliquer, il se peut que nous vous contactions au commissariat pour vous poser quelques questions supplémentaires lorsque l‘enquête aura avancée.

    Brad hocha la tête en signe d’approbation. Fred était tout retourné. Il s’était trompé sur toute la ligne, cet inspecteur Tobias gardait un contrôle total sur son collègue. Fred l’enviait, si seulement lui aussi pouvait contrôler Brad ainsi. Il s’épargnerait bien d’autres tâches difficiles.

- Merci encore et tâchez toutefois de passer une bonne journée.

    Une fois sa phrase dite, l’inspecteur Tobias laissa les deux hommes entrer dans l’immeuble et partit avec son collègue vers leur voiture, une Fiat verte garée plus loin.

 

 

Et voilà,

j'ai les résultats du sondage de l'article précédent

et le vainqueur, celui qui a gagné la place dans votre coeur est

FRED!

applaudissez-le bien fort!

Quant à Brad,

soit il vous fait pitié,

soit vous le détestez tout bonnement.

XD

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~~Au bureau-1~~  posté le dimanche 26 août 2007 17:25

Blog de sylphideland : Sylphideland, la magie de l'écriture, ~~Au bureau-1~~

 

 

  

    Une fois les portières claquées, les inspecteurs Tobias et Pérez fixèrent les deux hommes d’affaires pénétrer dans l’immeuble. Qu’ils étaient chic comparé à ces deux flics. Mais ce n’était pas vraiment dans les habitudes de Daniel et Tony de se parer comme pour un cocktail, même si l’un était plus raffiné que l’autre, il fallait tout de même éviter de mélanger travail et divertissement.

    Ils restèrent silencieux un long moment. Tony Tobias semblait plus calme qu’un paresseux s’apprêtant à faire sa sieste, tandis que son collègue, Daniel Pérez, semblait en proie à la plus grosse crise de nerf jamais vécue. Il faut dire que sa confrontation avec Hastings avait été tendu, au point d’en être presque palpable. L’inspecteur Tobias tourna la clef dans le compteur et démarra. Il se tourna vers son collègue, parfaitement calme.

- Alors qu’est-ce que t’en penses? lui demanda-t-il en dégageant sa voiture du trottoir.

- C’est lui j’en suis sûr, lui rétorqua Pérez en allumant une cigarette à l’aide d’un briquet tempête.

- Comment tu peux en être si sûr?

- Une intuition de flic. La dernière nous a été avantageuse non?

- Coup de peau.

    Un silence s’installa entre les deux hommes. Tony était en pleine réflexion. Il savait par expérience que même si Daniel était un espagnol au sang chaud, il ne provoquait pas ainsi sans raison, pas sans y avoir été poussé en tout cas. Pérez en profita pour abaisser sa vitre et laisser pendre sa main à l’extérieur. Il interpella son collègue.

- Dis-moi Tony…

- Ouais?

- Tu le trouves pas bizarre ce Bradley Hastings?

    L’inspecteur Tobias se mit à rire. Daniel avait le chic pour le faire tourner en bourrique.

- C’est pour ça que tu le soupçonnes non? répliqua-t-il en rigolant, proche de l’hilarité.

- Oui mais…vraiment je le trouve très bizarre. Enfin…je sais pas trop si bizarre est le mot mais…c’est à me rendre dingue!

- Bah pourquoi?

- J’en sais rien.

    Pérez tira une bouffée de sa cigarette et se frotta la tempe gauche en soupirant. Tony continuait de sourire. Il se faisait même tourner en bourrique lui-même. Il y avait de quoi.

- Dès que je l’ai vu il y a eut un truc, reprit-il comme exprimant ses pensées à voix haute. Je sais pas trop mais…je le lâcherais pas!

- N’oublis pas que le courrier lui était adressé, coupa l’inspecteur Tony Tobias en engageant son véhicule dans un rond-point bondé, et que d’après notre spécialiste sur place et moi-même, les clichés de ces photos sont très professionnelles. Le photographe dans l’agence c’est Martin et pas Hastings.

- Tu soupçonnes Martin toi?

    Daniel avait l’art de poser les questions les plus fines. Il y avait vraiment de quoi être exacerbé.

- Je ne suis pas comme toi Daniel, répliqua Tony calmement, je ne soupçonne pas au premier coup d’œil, je ne fais qu’avancer des hypothèse. Martin est photographe, pas Hastings, point.

- Ouais mais le truc c’est que l’enveloppe était adressée à Hastings et que c’est Martin qui connaît la victime. Il n’y a rien de logique là dedans!

- Les meurtriers ne sont pas censé être logique, sinon on les arrêterait trop facilement.

    Daniel Pérez rigola et jeta son mégot de cigarette par la fenêtre. Tony se replongea dans ses réflexions. Son collègue voulait toujours allez trop vite, cela avait toujours été ainsi, et encore une fois, il était persuadé que son esprit tordu le mènerait vers de mauvaises conclusions. Il se rendait toujours compte de ses bêtises, Dieu merci pour eux, mais malheureusement, c’était souvent trop tard.

- Et puis tu l’as entendu toi-même, reprit Tony, chassant ses idées de sa tête, il aurait déjà reçut des menaces et même des lettres piégées. Non je ne suis pas sûr du tout que se soit lui. Il y a des dizaines et des dizaines de photographes dans cet entreprise, beaucoup peuvent lui en vouloir. Faudra dresser une liste.

- Attend une minute, coupa Pérez en fronçant les sourcils, c’est pas lui le directeur de l’agence photo tu l’as dis. Pourquoi un photographe lui en voudrait? Et puis pourquoi tuer l’un de ses collègues rien que pour l’emmerder? Non cette histoire tiens pas debout. Ça peut pas être une vengeance sinon la cible se serait Martin.

- Mais arrêtes de tirer des conclusions rapides comme ça! On connaît personne pour l’instant. La seule chose qu’on sait d’eux c’est que Martin est le plus discret des deux et que Hastings est un coureur de jupon! T’as entendu parler de l’histoire qu’il y a eut lors de son mariage quand même?

- Non.

    Des fois, Tony avait envie de se cogner la tête contre un mur. Des journées comme ça où il encaissait très mal le caractère de son collègue. Chez une femme on appelait cela un cycle périodique.

- Lors d’un interview sa femme c’est donner à cœur joie pour tout raconter, reprit-il en gardant remarquablement son self-contrôle, du moment que ça pouvait ternir la réputation de Hastings. Elle l’aurait coincé en train de s’envoyer une demoiselle d’honneur le jour de la cérémonie.

    L’inspecteur Pérez se mit à rire, les petits potins de la haute société française ne l’intéressaient pas d’ordinaire, mais il avait toujours été friand de ce genre de situation rocambolesque.

- Je le blaire peut-être pas du tout cet Hastings mais il me fait bien rigoler, lança-t-il en allumant une seconde cigarette, excuses-moi mais je vois pas trop le rapport avec notre affaire.

- Réfléchis, Hastings aurait très bien pus sauter la femme ou la petite ami d’un des photographes. À ce moment là, vengeance il y a.

- Stop, temps mort, le problème reste le même. Pourquoi ce vengeur aurait décidé de tuer l’un de ces collègues de la branche d’emploi de Martin?

    Tony se força à se dire que pour une fois, Daniel faisait preuve de beaucoup de concentration et de professionnalisme.

- Ouais t’as raison, cette affaire sent le purin, lâcha-t-il légèrement déboussolé.

- Ou bien tout ça c’est un règlement de compte.

- Entre Martin et Hastings tu crois?

- Peut-être. Ou peut-être pas. Il se peut que le tueur est voulu faire passer un message à l’un des deux gars…ou peut-être même aux deux.

- Alors le tueur ferait partis de l’agence. Ou en aurait fait partis du moins.

- Pas forcément. C’est gars là aussi ont une vie privée Tony.

- Ouais t’as raison.

- Résumons. Le tueur adresse le courrier à Hastings soit parce qu’il a un message personnel à lui passer, soit parce qu’il avait un message personnel à faire passer à Martin ou encore parce qu’il aurait un message personnel à leur communiquer.

- En gros c’est ça.

- Bah moi je dis cette affaire sent pas le purin, mais le fumier.

- Dans tous les cas soit Hastings est la victime, soit il est le suspects.

- Ah t’admets qu’il est suspect!

    Il venait de lui tendre la perche, Daniel ne lâcherait jamais le morceau.

- Bah oui, reprit-t-il presque malgré lui, tu parlais d’un règlement de compte tout à l’heure. Il se peut qu’il en ait un avec Martin et ça expliquerais pourquoi c’est un employé de Martin qui s’est fait buté.

- Ah ça c’est une déduction qui me plait, répliqua Daniel tout sourire.

    Il s’en serait douté.

- Ou bien il est la cible du tueur qui se sert des employés de Martin comme victime pour semer le trouble entre les deux hommes, lâcha Tony conscient de fausser toutes les espérances de son collègue.

- Ah oui ça aussi ça peut tenir debout, se contenta de répliquer Daniel.

    L’inspecteur Tobias gara sa voiture verte dans le parking devant le commissariat. Les deux hommes descendirent, parcoururent le parking sans un mot, entrèrent dans la bâtisse, lancèrent quelques bonjours à quelques collègues puis, après avoir parcourus plusieurs dédale de couloir d’un blanc cassé, entrèrent dans leur bureau.

    La pièce semblait petite et humide, les murs jaunis par le temps étaient tâchés et quelques posters de mannequin étaient accrochés ici et là. Sur l’un des bureau une plante fraîche et fleurie ornait la paperasserie. Sur une plaque noir était gravé les lettres blanche du nom: Tobias. En face, le second bureau était lui plein de désordre et de mégots. Sur la plaque apparaissait: Pérez.

    Les deux hommes accrochèrent leur veste sur un cintre en bois. L’inspecteur Tobias saisit l’enveloppe marron et poussa un soupir.

- Je vais apporter les photos au psychologue de l’immeuble, lança-t-il pendant que Pérez prenait place sur sa chaise et allumait une autre cigarette, j’aimerais savoir à quel genre de meurtrier on a à faire.

- Je vais te le dire moi, coupa Pérez en allongeant ses pieds sur le bureau, le gars qui a fait ça est froid et insensible. Certains des meurtriers mettent du cœur à l’ouvrage, ils aiment ce qu’ils font. Là, les photos n’ont rien de tout ça et en plus il n’y a pas de signature. Non celui-là, c’est un glaçon.

    Tony crut hurler pour réveiller son collège. Voilà, il tenait Hastings et il savait d’instinct qu’il ne le lâcherait pas de si tôt.

- Tu le tiens ton Hastings et tu veux pas le lâcher! lança-t-il dans un self-contrôle total.

- Exact, se contenta de répliquer Daniel en soufflant des volutes de fumée.

- Bah au lieu de te ruiner la santé et divaguer, prends le téléphone et appel la secrétaire de Martin qu’elle dresse la liste des employés. Et fait la même chose pour les mannequins on sait jamais et fait des recherches sur nos deux hommes, histoire d’en savoir plus. Moi je vais faire des agrandissements de ces photos.

- Bien chef.

- Et ouvre la fenêtre bon sang!!!

*

*     *

 

    Pendant ce temps, Bradley Hastings et Frederik Martin avaient silencieusement pénétré dans un ascenseurs qui les menait au vingt-troisième étage. Les deux hommes ne s’adressèrent pas la parole durant de longues minutes, immobiles dans leur cage d’ascenseur. Fred se sentait mal, très mal. Ce jeune homme sur les photos, son collègue si calme, faisant honneur à sa réputation envers et contre tout. Mais Brad finit par rompre le silence.

- Tu sais à qui ils m’ont fait pensé ces deux pseudo flics? demanda-t-il à son collègue d’un air enjoué.

- Non…

    La voix brisée de Fred ne provoqua aucune émotion chez Brad qui sourit bientôt.

- Aux personnages de l’âge de pierre du nouveau film d’Alain Chabat, reprit-il en pouffant, tu sais les hommes préhistoriques qui doivent résoudre le tout premier meurtre de l’humanité.

    Il rigola. Fred fronça les sourcils. Il ne l’imaginait pas froid, égoïste et indifférent à ce point.

- C’est tout ce que ça te fait? lança-t-il en criant presque. Un de mes employés que je connaissais personnellement c’est fait tuer Brad! C’est quand même grave et toi tu penses à…Non mais je rêve.

- Écoutes, ce gamin est mort et on y peut rien. Maintenant c’est pas de ma faute si tu t’amuses à t’envoyer tes stagiaires! Je t’ai déjà dis que je trouvais ça dégueulasse et je t’avais prévenu de ne pas recommencer et t’as pas écouté. T’as eus ce que tu méritais.

- Qu’est-ce que ça veut dire ça?!

    La porte de l’ascenseur s’ouvrit et Brad en sortit puis fit volte-face.

- Si tu veux rentrer chez toi pour la journée je comprendrais, lança-t-il dans un sourire moqueur.

Fred resta bouche bée et fixa son collègue jusqu’à ce que la porte de l’ascenseur se referme. Même étant habitué à ça, il n’en croyait pas ses yeux. Tant d’indifférence dans ces yeux froids comme la glace.

        « Connard de gosse de riche! » pensa-t-il en serrant les poings. « Ils les saute bien ses nouvelles recrues lui. Mais non moi j’ai pas le droit sous prétexte que je m‘envois des mecs! Mais merde j’y peux rien et il n’avait qu’à pas être homophobe cet enfoiré! »

 

 

Et vous?

Pour qu'elle option penchez-vous?

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~~Au bureau-2~~  posté le dimanche 26 août 2007 17:43

Blog de sylphideland : Sylphideland, la magie de l'écriture, ~~Au bureau-2~~

 

 

   

    Brad prit, quant à lui, la direction de son bureau. Le sol était recouvert de moquette grise et les murs étaient blancs recouverts de différents tableaux. Un bureau brun apparut, fin et large. Une femme y était accoudée, pleurant à chaudes larmes. C’était Mademoiselle Odin, la quarantaine, les cheveux grisonnants et les yeux marron. Elle travaillait ici depuis sept ans. Brad arriva près du bureau, droit et insensible.

- Des messages pour moi? demanda-t-il d’un ton distant.

- N-non…Monsi-monsieur, répondit la secrétaire dans un sanglot.

- S’il y a des appels je ne suis pas là.

- Bien…

    Brad poussa une porte brune immense et pénétra dans son bureau. Juste en face de lui, une immense fenêtre remplaçait le mur et offrait une vue incroyable sur le reste de la ville. Son bureau noir était propre et immaculé. Il n’y avait qu’une plaque sombre sur laquelle son nom en lettres d’or était gravé et un ordinateur portable ainsi qu’un téléphone sans fil relié directement au bureau de la secrétaire.

Sur la droite, il y avait un mini-bar avec whisky, scotch et vin rouge. Brad avait toujours été habitué à ce qu’il se faisait de plus cher et de plus luxueux. Il se dirigea vers le bar et se servit généreusement un verre de scotch. Il but une gorgé et partit s’asseoir sur son haut siège de cuir noir, le tournant en poussant fort avec ses jambes pour regarder par la fenêtre.

    Le bureau était sans cesse fermer mais sentait le frais et l’alcool grâce aux ventilateurs muraux. Il était spacieux et pouvait accueillir nombre de clients, jusqu’à une dizaine. C’était parfait pour les petites réunions hebdomadaire ou bien encore pour consulter les photos d’auditions prises par le photographe personnel de Brad. Celui-ci avait été formé par Fred et devenait le photographe de chaque audition qui se comptaient par vingtaine dans l’année avec plus de cent candidates à chaque fois. Il était très bien payé et d’une grande efficacité. Ensuite Brad regardait les photos et choisissait laquelle de ces filles pourraient commencer une carrière.

    Soudain, un « bip » aigu retentit. Brad pivota sur son siège et appuya sur un bouton, près du téléphone.

- Oui Mademoiselle, dit-il d’une voix lasse.

- Madame Rance est là pour vous, lui répondit sa secrétaire d’une voix faible.

- Faites entrer.

    La porte s’ouvrit sur une femme élégante et élancée. Elle était mince voire squelettique. Ex top modèle de l’agence, elle était devenu une associée de la H&M Corp. lorsque son âge l’avait rendu incapable de continuer. Elle n’avait pourtant que la trentaine mais Brad était précis dans ses investigations. Il regarda cette femme rigide pénétrer dans son bureau d’une démarche aguichante. Son tailleur dessinait ses formes, ses petits seins et ses hanches fines. Ses longues jambes semblaient interminables, Brad savait d’avance pour quoi elle était venu, et ce n’était sûrement pas pour jouer au dé.

- Bonjour Nathalie, lança Brad en terminant son verre.

- Tu as vu la police? demanda-t-elle d’une voix sèche et pincée.

- Oui j’ai vu la police Nathalie.

    Il savait parfaitement comment jouer de ses charmes avec elle. Chaque femme avait ses murailles soi-disant infranchissable, il suffisait de trouver la combinaison et Brad les connaissait toutes, aucune femme ne lui résistait, et ce n’était pas maintenant que cela allait commencer. Il se calla confortablement dans son siège, souriant malicieusement, se préparant à lancer une nouvelle attaque séductrice.

- Cela risque de ne pas être bon pour les affaires, reprit Nathalie. Si seulement tu ne te faisais pas temps d’ennemi!

    Elle voulait lui faire croire qu’elle ne voulait pas coucher avec lui. Elle était plus stupide que ce qu’il croyait, vraiment. Il voyait parfaitement ses prunelles griser par un plaisir de plus en plus flagrant en elle.

- Je ne connaissais pas ce garçon…enfin, la victime, répondit Brad, évasif en fixant sans retenu la poitrine de la jeune femme.

- Oui mais c’est à toi que s’adressait cette lettre Brad!

- Je le sais Nathalie…

    Voilà, il l’avait mise dans sa poche. Il la vit se décrisper, résolue, vaincue. Il aimait gagner. Il ressortit ce sourire frimeur qu’il arborait lorsqu’il voulait quelque chose de précis. Nathalie sourit à son tour.

- Ça ne te fais pas peur? demanda-t-elle en s’approchant de lui.

- Non. Et toi?

- Je suis terrifiée…Brad.

    Brad sourit et commença à déboutonner la chemise kaki du tailleur de Nathalie. Elle avait vite abandonné la partie, comme d’habitude, simplement heureuse de récolter ce qu’elle avait semé dès qu’elle était entrée. Elle ne fit aucun geste, et se contenta de sourire de satisfaction, puis desserra la boucle de ceinture en argent de Brad. Elle plongea la main dans son pantalon et lui caressa le sexe. Brad ne poussa aucun gémissement et se contenta de la tirer jusqu’à lui, la faisant s‘assoire sur lui en lui écartant violemment les jambes. Il la pénétra assez brutalement, lui soutirant un cri de surprise. Il aimait qu’elles se donnent à lui sans confession, cela avait toujours été ainsi. Il les prenait sauvagement, violemment la plupart du temps, et elles revenaient toujours. Comme cette Nathalie, qui ne s’en lassait pas et venait dans son bureau jusqu’à plusieurs fois par jour.

    Elle avait basculé la tête en arrière, un sourire satisfait illuminait son visage, la bouche entrouverte, elle haletait et gémissait. Brad n’avait même pas à prendre d’initiative sur quoi que se soit, Nathalie le chevauchait, de plus en plus vite, l’introduisant en elle avec plus de profondeur à chaque va-et-vient. Brad se contenta de lui caresser les seins, sans toutefois en avoir eut vraiment envie. Nathalie poussait des cris non dissimulés, hors d’haleine, grisée par le plaisir, elle ne semblait pas vouloir s’arrêter. Brad sourit, elle avait toujours été plus affamé que toutes les autres, et lui non plus ne s’en lassait pas, se n’était pas désagréable, loin de là, elle s’offrait complètement à lui, se laissant pénétrer sans demander son reste, elle voulait juste cela, jouir une bonne fois. Lorsque Brad sentit sa jouissance venir, il lui attrapa les hanches et la tint fermement contre lui, restant ainsi profondément en elle pendant qu’il se déversait. Elle poussa un long cri d’extase, remuant légèrement les hanches durant plusieurs longues minutes encore, pour accentuer d’avantage le plaisir.

    Elle le fixa alors, un sourire sans équivoque aux lèvres.

- Tu es affamé aujourd’hui dis-moi, lança Brad d’une voix ferme.

    Il n’était pas essoufflé le moins du monde, il était resté dur et froid, ce rictus frimeur aux lèvres. Nathalie poussa un soupir partager entre la déception que se soit déjà terminé, et satisfaite de l’orgasme qu’elle venait d’avoir. Elle lui sourit et resta assise sur lui, savourant le plus possible cette sensation inlassable de le sentir en elle. Apparemment elle n’en avait pas finis. Remuant légèrement les hanches, soupirant de plaisir, elle approcha son visage du sien en recommençant un long et lent va-et-vient.

- Une petite fellation ça t’intéresse? lui demanda-t-elle en souriant, accélérant le rythme de ses hanches.

    Brad lui sourit. Elle était encore plus obsédé que lui et il aurait dit oui, s’il aurait été du genre à se laisser dominer par une femme. Hors, ce n’était pas le cas. Il se contenta de se retirer brusquement d‘elle, lui arrachant un nouveau cri étouffé, il n’était ni essoufflé ni brûlant de plaisir. Il referma sa fermeture Éclair et rattacha sa ceinture.

- Maintenant tu m’excuseras mais j’ai du travail, lança-t-il d’une voix morne.

- Comme tu voudras, rétorqua Nathalie dans un sourire.

    Elle reboutonna son chemisier, rajusta sa jupe et sortit du bureau d’une démarche assurée, apparemment fière d’elle. Brad se leva et se servit un autre verre. Il repartit s’assoire puis fixa le mur en face de lui, perdu dans ses réflexions. Depuis l’accident de son mariage, il n’avait plus désiré une seule femme. Il leur faisait l’amour sans conviction, sans plaisir. Il s’y était habitué et s’était même fait une raison. À présent, plus aucune femme ne pourrait jamais lui faire de l’effet. Lisa peut-être mais étant donné qu’il ne l’avait pas revu depuis le jour où tout avait été gâché, il n’en savait rien.

    Il avala son scotch d’une traite et soupira.

 

 

 

Oulala oulala...

J'espère que j'en ai pas choqué!

 

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