Puisque la tradition l'oblige ... ( Gabie est une fille chiante, paresseuse et égoïste )  (Beuh ... Gabie tais-toi !!!) posté le vendredi 05 février 2010 21:10

Blog de sylphideland :Sylphideland, la magie de l'écriture, Puisque la tradition l'oblige ... ( Gabie est une fille chiante, paresseuse et égoïste )

Les chroniques du Chat

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Que dire ? Le pâté en croûte c'est trop bon !! Et c'est pas moi qui le dis c'est Snoopy !

VAAAAAAAAAAAAHIIIIIIIIIIIIIINEEEEEEEEEEeeeeeeee !!!!

Pour faire dans l'originalité : ce blog contiendra des romans que j'écris, axé sur le thriller psychologique agrémenté de relations homosexuels. ATTENTION ! J'ai bien di "romans" et non pas "fics", les écrits seront donc relativement longs et travailler au max.

Maintenant, la vraie question : qui est Darkman ?!

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Index

 

                                  ♦   Romans   ♦                                          

   Une vie de pas chat  thriller/comédie  En cours

   Fics Yaoi   

  Saint Seiyaoi         yaoi              En cours

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Et là je suis sensé vous dire :

Bonne Lecture ©

ou

Bonne Visite ®

ou

Bonne Baise ™ 

Vous choisirez la formule qui vous convient le mieux {#}

_________________________________                                                                      

 

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 Les lectures de Gabie

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                             ♥♥Lectures♥♥                         

♥♥Auteurs♥♥

  End of Innocence       terminée      simstorie

♥ Dangerous Heaven                simstorie

          Neiko

  Troublante Provocation      terminée      fic yaoi

  Cours Particulier                       fic yaoi

         Deadly

  Mon secret de famille          terminée

  Le poids de la paternité             terminée

  Jamais un sans deux                   terminée

  Un amour explosif

           Lilly
  A jamais toi                                   fic yaoi       Cicipouce

  Eternels rivaux - saison 1 et 2                 fic yaoi

  Don't cry my love                                   fic yaoi

  Twincest                                               fic yaoi

            Saya

  A boy's revenge      terminée          simstorie

 Je viendrais pour toi ...              simstorie

       Mimieec

♥  Trio        terminé

   Silencieuse

Xan

 Love Association                         fics yaoi Mirage
♥  Breathe Into Me                         simstorie Gwen
Entre starsfics yaoi                             Cochinelle

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_________________________________ 

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∞∞ Avertissement ∞∞

 

Ce blog contiendra des scènes à caractère homosexuelle sous la direction de Gabie donc ... fragile s'abstenir et homophobe, dehors.

Voilà !

{#}

Et pour terminer en beauté :

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Une vie de pas chat - Résumé - Prologue  (Une vie de pas chat ( en cours )) posté le vendredi 05 février 2010 21:59


RESUME

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Mon nom serait Dwen Hicks. J'aurais eu 27 ans le 3 Mars, je serais marié depuis 5 ans, je serais riche. Mais la seule certitude que j'ai est celle-ci : je suis amnésique. Victime d'un grave accident de voiture qui a même mit la vie de ma femme en danger, j'aurais survécu grâce à une chance ... de cocu. J'essais de m'habituer à ma vie. Mais que faire lorsque l'on a aucun souvenir à révisiter ? D'après les dires, j'aurais un frère jumeaux. Mais voilà, il a disparut. Riwan Hicks, mon frère, fait l'objet d'une enquête. Que s'est-il passé ? Pourquoi ais-je l'impression qu'on m'impose cette vie ? Pourquoi ais-je l'impression d'avoir oublié quelque chose d'important. Peut-être ... la clef de toute cette histoire. Je me dois de réécrire mon histoire, de me souvenir. Même si se n'est qu'une mémoire d'amnésique.

Thriller/Comédie  En cours !

Total :

______________________________________________________

PROLOGUE

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Le 3 Mars 2009 …

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- Ralentis tu vas beaucoup trop vite !

    Ce que ça peut être bête une femme. On est lancé à près de cent cinquante sur l’autoroute, en pleine nuit, il pleut - et oui, tout porte à croire qu’il va arriver un drame - et la seule chose qu’elle trouve à faire c’est de me crier dans les oreilles et me déconcentrer. Elle n’image pas un seul instant toute la concentration que ça demande d’avoir une bonne conduite avec dans les veines quelques grammes d’alcool et une bonne dose d’adrénaline.

    La voiture a fait une embardée incontrôlée sur la droite et le garde-corps de l’autoroute s’est dangereusement rapproché du flanc droit. La femme bête à mes côtés à crier.

- La ferme !! ais-je hurlé.

    Elle a toujours eu le don de m’énerver. Pourtant avant elle j’avais toujours aimé les femmes. Leur douceur, leur besoin de protection, leur façon de sourire, de vous faire du charme. Mais elle, elle m’exaspère. Et je suis poli.

- Mais pourquoi tu roules si vite ?! hurle-t-elle. Il est mort on a plus rien à craindre maintenant !!

    Ce qu’elle croit ! Mais je fuis un fantôme à présent. Je l’ai tué. C’est moi qui ai brandit cette barre de fer au-dessus de sa tête. Moi qui l’ai abattu sur son corps encore et encore, jusqu’à ce qu’il ne reste devant moi qu’un tas informe de chair et d’os. De la bouillie d’humain.

    Mes mains tremblent. Elles sont couvertes de sang, tout comme mes vêtements, et plus je serre le volant, plus elles tremblent. Les battements de mon cœur pulsent à mes oreilles, à l’unisson avec les gouttes de pluie qui s’écrasent sur le pare-brise, et la sueur dégouline de mon front jusque dans mes yeux. J’ai un mort à mes trousses et son sang me souille au plus profond de moi. Et je souris, car il devait mourir. Pour mes projets.

    Je dois avoir l’air d’un dément, au volant d’une voiture folle, assis aux côtés d’une femme hystérique. Ah quel joli tableau !

- Tu veux nous tuer ou quoi ?! hurle de nouveau cette femme stupide.

    Et j’ignore pourquoi mais j’ai ris. Je me sentais si bien, comme si je venais de me droguer à l’hélium. Tellement hilarant vous ne trouvez pas ?

    Rien que pour m’amuser, et aussi un peu pour taquiner cette femme stupide, j’ai fais une queue de poisson sur la droite à une Renaud Clio blanche, la seule voiture que nous avons croisé sur plusieurs dizaine de kilomètres, qui a alors répliqué par un furieux coup de klaxon. Et j’ai ris.

- Je t’en prie arrêtes !

    Non.

- Je t’en prie !!

    Non.

- ARRÊTES !!!

    Ce que c’est bête une femme. Et plus encore une femme qui a peur pour sa vie. Sans que je le vois venir, elle avait saisie le volant de toute sa force pour me l’arracher des mains. Comme si c’était possible. Bien évidemment, la seule chose qu’elle réussie à faire c’est envoyer la voiture droit dans le garde-corps de droite. Le bruit m’écrasa les tympans et je fermais les yeux malgré-moi tout en braquant sur la gauche. La voiture se détacha de la garde métallique et le puissant bruit de métal cessa. Mais la femme stupide tenait bon et le véhicule partit de nouveau vers la droite, surtout emporté par la chaussée glissante. Et moi je riais.

    Sauf que cette fois, le garde-corps ne résista pas au choc.

    Il y a des jours où tout peut basculer. Un jour comme celui-ci où, après trente années de monotonie, vous sortez enfin du lot par un geste inconsidéré. Après trente ans passé à obéir à vos parents, puis à la société. Vous êtes un bon citoyens, vous payez votre loyer, vos impôts, vous obéissez à votre patron. Vous marchez sur les traces de toutes celles et ceux qui ont écrit ces codes de conduites universels. Vous vous dites que vous devez bien entrer dans le moule commun vous aussi.

    Mais un jour vous comprenez que vous pouvez faire bien mieux. Choisir votre loi, vos propres codes. Et c’est précisément ce jour-là, que tout bascule.

    En une seule journée, j’ai radicalement changé par deux fois.

    J’ai tué un autre être humain par amour, je suis devenu un assassin.

    J’ai envoyé valsé ma voiture du haut d‘un pont. Je suis mort.

...

 

Voilà {#}

Alors verdict ? Sa donne envie ou sa donne pas envie ?

Après avoir réussi à résoudre le problème qui a causé ce bloccage cette histoire est venue comme par magie ! Toute seule ! Pfiou !! D'autant que vous allez retrouvez un personnage de "Je suis un hôte" mais vais pas vous dire lequel {#} Dwen Hicks était sensé être le personnage principal de "Andromèda" aussi {#} Gabie fait de la récup'

Bon !! Bien évidemment, au programme : du sang ( meurtre et carnage ) , du sexe ( homo et hétéro ) et du mystère ( là j'sais pas quoi mettre )

{#}

Ps : enfin, un roman à la Gabie quoi {#}

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Une vie de pas chat - Chapitre 1  (Une vie de pas chat ( en cours )) posté le vendredi 05 février 2010 22:00

Blog de sylphideland :Sylphideland, la magie de l'écriture, Une vie de pas chat - Chapitre 1

    J’entends des voix.

« Qu’est-ce qu’on a ? »

    Que je ne connais pas.

« Accident de voiture, la jeune femme a été éjectée du véhicule avant qu’il ne s’écrase mais l’homme est dans un sale état. Multiples brûlures au troisième degrés dont certaines demanderont des greffes de peau. Nombreuses liaisons, cérébrales et vasculaires, hémorragie interne, côtes cassées et plaies profondes au visage. Il lui faudra certainement une reconstruction faciale. »

    Que je ne reconnais pas.

« Pour l’instant on va se contenter de lui sauver la vie on verra le reste plus tard. »

    Absolument pas.

...

« Comment va-t-il ? »

« L’opération s’est bien passé, nous verrons maintenant s’il passe la nuit et les prochains jours. »

......

« Chéri ? Vous pensez qu’il m’entend Docteur ? »

« D’après certains spécialistes et collègues, les gens dans le coma perçoivent tout autour d’eux. »

...

« Alors l’opération est possible ? »

« La chirurgie plastique est indispensable. La reconstruction faciale aidera la pression intracrânienne à revenir à la normale et évitera en plus un choc au réveil. Il n’y a aucun risque. »

    Aucune.

...

Le 28 Avril 2009 ...

    Le coma n’était pas le problème. Je l’ai vite compris. Car même lorsque j’ai ouvert un œil, je n’ai reconnu ni la voix :

- Dwen chéri ? 

    Ni ce visage.

- C’est moi … c’est Julie.

    Elle est belle. Incroyablement belle. Blonde, les yeux bleus, les lèvres roses, le regard tendre et triste et un sourire heureux, rassuré. Seulement, son visage ne me dit absolument rien.

- Dwen chéri …

    Des larmes de bonheur roulèrent sur sa joue et elle tendit la main pour me caresser le visage. Incapable d’ouvrir la seconde paupière ou même la bouche pour m‘exprimer, je sentis, lorsque ses doigts crurent me toucher, que quelque chose protégeait mon visage. Le sien, souriant mais baigné de larmes, se pencha pour déposer un baiser sur le haut de mon crâne.

- Mon amour, j’ai eu tellement peur.

    Une nouvelle ombre se pencha sur moi et je tournais la tête pour tenter d’apercevoir un nouveau visage qui, je l’espérais, me serait familier. Mais les lumières trop vives du plafond trop blanc m’empêchèrent de distinguer les détails.

- Cligner une fois de l’œil si vous m’entendez.

    Cette voix …

- Clignez une fois Monsieur Hicks.

    Je la connais. Je l’ai entendu plusieurs fois.

- Que se passe-t-il Docteur ? demanda la belle jeune femme.

    Une lumière encore plus vive me perça la rétine.

- Ses réactions semblent normales et ses constantes sont bonnes. Vous m’entendez Monsieur Hicks ?

    Je décidais de cligner de l’œil. Qui ne tente rien à rien et puis, c’était bien la seule voix dont j’avais un souvenir. Mon médecin. La jeune femme sembla rassurée et recommença à me caresser.

- Ça va aller mon chéri, ne cessait-elle de me répéter.

    Elle est tellement belle. L’ennui c’est que son visage ne me dit absolument rien. Et c’est frustrant. Les légères rides qui apparurent autour de sa bouche, lorsqu’elle me sourit, me firent comme un électrochoc. Quelque chose dans ce sourire, un souvenir, fugace. Qui m’échappa comme de la fumée que j’aurais tenté de saisir avec les mains. Une boule se noua dans ma gorge et je ne pus refouler une larme qui imbiba le bandage qui recouvrait mon visage. Une douleur fulgurante me transperça l’autre œil.

- Dwen ? Chéri que se passe-t-il ?

- Savez-vous où vous vous trouvez Monsieur Hicks ? me demanda le médecin.

    Je lui jetais un coup d’œil et poussais un gémissement. Oui, j’avais une petite idée, mais j’ignorais pourquoi je m’y trouvais. Je clignais de nouveau de l’œil.

    La jolie femme blonde continuait de caresser mon crâne nu. Je sentais la peau glacée de ses doigts sur la mienne et ce contact, bien que fugace, éveilla des frissons en moi. Une brève impression de déjà vu ou plutôt, de déjà ressenti. Je glissais un œil vers elle et elle me sourit. Qui était elle ?

- Vous souvenez-vous de votre accident de voiture Monsieur Hicks ?

    J’ai tenté de parler. J’ai ouvert la bouche mais aucun son n’est sorti. J’étais incapable d’aligner un mot. Un accident de voiture ?

    Un flash plus puissant encore que la lumière du plafond m’éblouis et je poussais un cri qui raisonna dans ma gorge nouée. Une détonation. Un rire démentiel. Un hurlement de panique. Un crissement de pneu. De la taule froissée. Une nouvelle détonation. Le verre brisé. Une dernière détonation. Un nouveau cri. Mais pas d’image. Que des bruits et des sensations dans ma tête qui d’ailleurs, se mit à me faire très mal.

- Dwen que se passe-t-il ? s’inquiéta la jolie femme.

    Je secouais la tête pour faire fuir sa main froide qui était soudainement devenue brûlante, et le cri est enfin sortit de ma gorge. J’ai fermé l’œil alors que les hurlements et les bruits se mélangeaient dans ma tête en un capharnaüm puissant. J’ai crié fort, si fort. Maintenant que je le pouvais. La lumière a envahit ma tête et j’ai senti les gens s’affairer autour de moi. Puis soudain, je me sentis mieux. Et tout est devenu noir.

- Que se passe-t-il Docteur ?!!

    Affolée, la jeune femme pressa le bras droit de l’homme en blouse blanche qui sortait de la chambre alors que deux autres médecins s’affairaient encore autour de son mari.

- Votre époux semble avoir eu une réaction violente à ma question, certainement dû au traumatisme crânien provoqué par l’accident. L’ennui c’est que la dernière radio n’a rien révélé il se peut que se soit purement psychosomatique.

- Je vous demande pardon ?! Mon mari n’est pas fou !!!

- Madame, votre cher et tendre a eu un grave accident. La douleur était si puissante que nous avons dû le plonger dans le coma, suite à votre accord, vous devriez donc vous en souvenir.

- Où est le rapport ?

    Le médecin souffla mais garda son calme. Après tout, des patients comme ça, il en a vu des centaines.

- Voyez le cerveau comme un ordinateur vivant. Lorsque quelque chose mérite d’être enregistré sous un mot de passe, il ne demande pas d’avis. Il le fait. L’accident a provoqué une douleur affreuse. Si affreuse pour cet homme que son cerveau a préféré l’oublier, le mettre sous un mot de passe, et faire tout son possible pour que rien ne s’échappe du dossier compressé. Vous me suivez ?

    Le si beau visage de cette jeune femme qui, il y a encore deux dizaines de jours, portait les stigmates d’un terrible accident, se décomposa.

- Vous … voulez dire que … il serait amnésique ?

- Ah le problème de l’amnésie c’est qu’elle est indétectable pour nous. Il nous faut simplement attendre qu’il nous parle. L’ennui Madame c’est que, à première vu, il ne vous a pas reconnu.

    Des larmes amères coulèrent des beaux yeux bleus de la jeune femme, et elle enfouit son visage dans ses mains. Le médecin resta impassible. Des patients comme ça …

- Docteur ?

    Il se retourna. Un infirmier venait d’ouvrir la porte de la chambre du malade endormi et restait sur le seuil.

- Oui ?

- On enregistre un seuil de douleur gigantesque, les oscillations ne cessent de grimper.

- Préparez le scan, je veux voir ce qu’il se passe dans sa tête.

- Bien Docteur.

    Les épaules de la jeune femme, secouées de spasmes, accompagnèrent les pas du médecin sur le linoléum blanc.

...

    Quelques minutes plus tard, toute l’équipe se retrouvait dans la salle des scanners. Protégés derrière une baie vitrée de couleur vert émeraude, les trois médecins étaient désormais assis, les yeux fixé sur quatre écrans d’ordinateur alors qu’une énorme machine ronronnait en avalant un corps immobile en partie couvert de bandage blanc immaculé.

    L’un des quatre médecins, un homme dans la force de l’âge aux cheveux couleur cuivre, se pencha devant l’écran, les sourcils froncés.

- Alors, comment ça se passe avec le chef ? demanda-t-il sans bouger.

    Près de lui, son collègue, à première vue plus jeune, pouffa dans un sourire. Tandis que l’autre, une jeune femme aux cheveux attachés d’un chignon tombant, leva les yeux au ciel.

- J’t’ai demandé l’heure ? rétorqua-t-elle.

    Ses deux compères rigolèrent en se jetant un regard amusé et le médecin qui, quelques minutes plus tôt, avait dû supporter les pleurs de la pauvre belle jeune femme tristounette, poussa la porte d’un geste théâtrale. Le calme revint.

- Ça s’amuse ou ça bosse ici ? lança-t-il.

- Joker, répondit le médecin aux cheveux cuivre.

- Quelque chose ?

- Rien.

- R.A.S, coupa la jeune femme en se retournant, son cerveau est plus clean qu’à sa naissance, on a fait du beau boulot.

- C’est pas ce que j’ai envie d’entendre.

- La pression intracrânienne est revenue à la normale, les oscillations de douleur se sont calmés et il n’y a aucune lésion causée par l’opération chirurgicale. Rien. Que voulez-vous qu’on fasse de plus ?

    Le médecin fixa l’immense machine qui continuait de ronronner. Il soupira.

- Alors on n’a plus qu’à attendre qu’il se réveille et qu’il nous parle. Si seulement il en est capable.

- Vous croyez que … ? hésita le médecin aux cheveux de cuivre.

- J’en suis même certain, la crise s’est déclenchée lorsque je lui ai posé une question.

- Laquelle ?

- S’il se souvenait de son accident.

- Blocage ? demanda le médecin qui, jusqu’ici, était resté silencieux.

- Information mise sous clef ! Son cerveau veut à tout prix lui cacher quelque chose.

- Fais chier les métaphores, marmonna le médecin aux cheveux de cuivre.

    Il récolta une légère tape derrière le crâne.

- Sortez-le de cette machine et prévenez-moi dès qu’il rouvre les yeux.

...

    Et j’ai de nouveau, ouvert les yeux …

...

Sa y est ! Enfin !! J'ai cru que ce jour n'arriverait jamais {#} J'ai vraiment bloqué sur ce premier chapitre m'enfin, c'est comme ça la plupart du temps {#}

Alors, heureux ?

Certes, se passe pas grand chose. Mais z'en faites pas, comme je le dis toujours : ça va venir {#}

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Une vie de pas chat - Chapitre 2  (Une vie de pas chat ( en cours )) posté le vendredi 05 février 2010 22:01

Blog de sylphideland :Sylphideland, la magie de l'écriture, Une vie de pas chat - Chapitre 2

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Le 1 Mai 2009 …

    J’ai rouvert les yeux. L‘ennui c‘est que, une fois ouvert, je fus incapable de les refermer. L’insomnie m’a gagné, lente et lourde. Sans aucun souvenir, il m’était impossible de construire mes rêves. Je n’ai pas de passé, pas de vie sur laquelle m’apitoyer, pas d’amis sur qui compter, pas de famille. La seule chose que j‘ai c‘est un nom. Je m‘appel Dwen Hicks, ma femme s‘appelle Julie Hicks, j‘ai vingt-sept ans, elle en a vingt-cinq, et mes deux parents seraient morts assassinés pour avoir escroqué trop d‘hommes dangereux, quant à elle, elle serait orpheline. En écoutant ce bref résumé, j‘ai eu l‘impression de découvrir la vie d‘un autre. Un récit qui ne m‘a rappelé aucun souvenir. Elle m‘a conté notre rencontre, notre premier baiser, notre première fois - les trois choses dans la même journée d‘ailleurs - et notre mariage - quelques mois plus tard cette fois. Je ne me suis souvenu de rien. Je n’avais plus rien. Rien que mes nuits emplies de cauchemars éveillés, rien que des bruits, sans aucune image, un cri de terreur, un rire démentiel. Et toujours, immortelle et éphémère, la pluie. Comme une symphonie, un requiem. La peur m’a gagné, la peur de me souvenir. Qu’avais-je à cacher ?

    L’histoire de mon accident m’a été révélé. Au volant de ma Mercedes, avec un peu plus d’un gramme d’alcool dans le sang, j’ai roulé à plus de cent kilomètres à l’heure au-dessus de la limite autorisée, en pleine nuit, sous la pluie, ma femme à mes côtés. Qu’a-t-il bien pu se passer pour que j’oublie ? Pour que je fuis ? Pour que je manque de peu de me tuer ?

    Et comme à chaque fois que je tente de me souvenir, mon crâne explose, mon cerveau me rappel à l’ordre. Je n’ai pas le droit de me souvenir, je n’ai le droit qu’à la douleur et à cette pluie incessante, vibrante. À bien y réfléchir, je ne me souviens même pas de mon visage. La couleur de mes yeux, de mes cheveux, la forme de ma bouche, de mon nez ou de mes oreilles. Et ce bandage qui entoure encore ma tête, ne laissant apparaître que mon œil droit pour me permettre non plus de voir, mais d’observer.

    Alors j’observe, muet et impassible, ce qui se joue autour de moi. Les médecins qui prennent rendez-vous avec le kinésithérapeute et programme ma première séance de rééducation - vais-je remarcher un jour normalement ? - ainsi qu’avec un psychiatre, accessoirement. J’observe également ma femme et, maintenant que je le peux tout à loisir, je ne la trouve plus si belle. Sa décoloration est ratée, ses lèvres transpirent le collagène et son léger strabisme me déstabilise. Parfois, ses yeux bleus se perdent dans le lointain, elle mord alors ses lèvres gonflées et paraît préoccupée, presque embêtée. Se souvient-elle de quelque chose ? Mais lorsqu’elle remarque que je la regarde, elle me sourit innocemment, se veut rassurante. Je devrais avoir confiance en elle, mais je ne peux pas. Je ne peux plus faire confiance à personne, pas même à moi, pas même à mes souvenirs.

    Le médecin entre alors dans la chambre, habillé de sa blouse blanche immaculée, de son insigne épinglée et d’une poche sertie de plusieurs stylo, le tout suivit de deux infirmières.

- Bonjours Monsieur Hicks ! s’exclame-t-il avec sa bonne humeur de tous les jours. Comment on se sent ce matin ?

    Comme si comme ça, l’ennui c’est que je ne me souviens pas avoir été mieux.

- J’ai une bonne nouvelle Monsieur Hicks, nous allons retirer vos bandages aujourd’hui même !

    Je déteste ce nom, on dirait celui d’une star du X.

- Tu entends chéri ! s’emporte ma femme en s’emparant de ma main avec frénésie. C’est fantastique !

    Ô joie ! Je vais de nouveau me retrouver devant un visage inconnu.

- Nous ne savons pas encore comment vous allez bien pouvoir réagir Monsieur Hicks, il se peut que le choc soit intense au point de provoquer une crise et un évanouissement.

    Qui vivra verra, je ne suis plus à ça près. Ma femme sert fort ma main de ses longs doigts fins et froids. Est-ce qu’elle peut sortir Docteur ?

- On y va ?

- Nous sommes près Docteur ! réplique ma femme avec enthousiasme.

    Docteur, je n’ai pas le souvenir d’avoir signé un quelconque document stipulant que cette banane blonde ait le droit de prendre toutes les décisions à ma place si jamais je devenais impuissant. Auriez-vous l’amabilité de vérifier de votre propre chef s’il vous plait ?

    Deux infirmières m’entourent de chaque côté du lit et se penchent vers moi, s’affairant à défaire mes bandages. Au fur et à mesure que je vois passer les mains de ces deux femmes devant mon œil attentif, l’étau autour de ma tête se desserre et je sens enfin ma peau, alors à l’air libre, frissonner.

    Le silence se fait dans la chambre. Malgré-moi, mon cœur s’emballe. Vais-je me reconnaître ? Je veux me reconnaître, je veux un souvenir, rien qu’un souvenir. Ma respiration s’accélère alors que l’une des infirmières approche un miroir à main de moi. Un dernier coup d’œil à ma femme. Pourquoi ? Sans doute pour un peu de réconfort. Je sais qu’elle ne m’en apportera aucun mais, depuis mon réveil, je ne vois qu’elle. Serait-elle devenue ce qui s’approche le plus d’une compagne à mes yeux ? Non. En réalité, je voulais simplement voir sa réaction face à mon visage à découvert. Les expressions qui apparaissent parfois sur son visage m’intriguent. Plus éloquentes que des mots ou des gestes, ou même des regards. Et là, elle m’a rassuré. Rassuré d’abord, effrayé ensuite. En cet instant, elle semblait heureuse, heureuse du résultat et totalement satisfaite.

    Là, j’étais rassuré.

    Alors j’ai enfin fixé intensément le reflet de moi que me renvoyait le miroir. Ma peau du crâne était à nue, blanche comme la mort, et contrastait nettement avec mon œil gauche dont les paupières, cousues, étaient rougies par le sang qui semblait y affluer en grande quantité. Une large balafre rose parcourait mon visage depuis le centre de mon front jusqu’au haut de ma joue gauche en passant par le sourcil. Quelques cicatrices effacées entouraient mon nez, seul témoignage de l’opération que j’avais subi quelques jours plus tôt. Et mon œil droit, grand ouvert, écarquillé, d’un noir d’encre profond, contrastait encore d’avantage sur tout ce blanc et ce rouge.

    Là, j’étais effrayé.

    Ce visage ne me disait absolument rien. Aucun souvenir, pas un seul déjà vu. Mon mal de tête monta en flèche, une douleur si intense que me vue se brouilla d’un blanc puissant et me brûla la rétine. Je lâchai le miroir qui tombait lourdement sur mes jambes et j’ai hurlé. Attrapant mon crâne à deux mains pour rejeter la tête en arrière, j’ai hurlé et hurlé encore, jusqu’à m’en faire mal à la gorge. Le seul son que j‘étais capable d‘en faire sortir. Cet hurlement. Ce cri de douleur monstrueux, que j’avais moi-même du mal à supporter. Et là, je n’ai plus pensé à rien d’autre qu’à ce cri. Je n’étais plus dans la chambre d’hôpital, je n’avais plus personne autour de moi, ni médecin, ni infirmières, ni banane blonde. Je n’avais que cette pluie pour compagne, ce cri, ce rire démentiel, ce rouge. Non. Ce sang. Du sang, partout à mes pieds, coulant de ce visage inconnu. Mon visage. La dernière chose que j’ai vu avant de sombrer dans un sommeil profond, sans rêve, sans cauchemars. Enfin.

... 

    Le médecin récupéra le miroir alors que les constantes de son patient revenaient à la normale. Tout en faisant mine de recoiffer ses cheveux châtains grisonnants, il fixa la jeune femme qui, souriante, avait regardé son mari délirer. Quelque chose avait changé. Où était passé la pauvre femme esseulée et effrayée ? Celle en face de lui faisait peur. Elle souriait bêtement, bêtement heureuse, alors que son mari faisait une violente crise d’identité à quelques centimètres d’elle. Lui qui croyait devoir essuyer de nouvelles larmes, il réalisa qu’il n’avait pas toujours raison, en l’occurrence.

    Toujours aussi souriante, la jeune femme récupéra son manteau, son sac, rajusta sa jupe et sortit simplement de la chambre, juchée sur ses talons hauts. Tout en passant près de lui, elle lui sourit de toutes ses dents et passa la porte, pleine d’arrogance. Trop curieux, pour un médecin cela dit la curiosité n’est pas forcément un mal, l’homme en blouse blanche la rattrapa.

- Ne vous en faites pas, dit-il plein de sa gentillesse naturelle, je m’attendais un peu à cette réaction de sa part. À première vu il n’a pas reconnu son propre visage mais le temps arrangera les choses.

- Docteur, répliqua-t-elle pleine de cette insupportable arrogance, physiquement, mon mari va très bien. Le reste viendra tout seul. Prévenez-moi lorsqu’il pourra sortir.

    Le médecin crut s’étouffer, mais il se contenta de la regarder partir en bougeant des hanches. Cette femme avait radicalement changé, et ce en quelques minutes. Le temps de retirer un bandage. L’ennui, c’est que son mari allait avoir besoin de plusieurs mois de rééducation après une double fracture de la hanche. Il n’était même pas certain qu’il puisse remarcher correctement, ou même remarcher un jour. Il avait été impossible de décoller cette femme de son mari durant les deux derniers mois, et voilà qu’en quelques minutes, elle mettait les voiles par la grande porte. Tout naturellement. Le médecin soupira. Le reste ne se ferait assurément pas tout seul, son mari allait avoir besoin d’encore plus de soutien à présent. Refaire un visage était simple. Reconstruire des souvenirs, nettement moins.

- Alors chef ? demanda le médecin aux cheveux de cuivre. Comment elle a prit la chose ?

- Trop bien.

- Super, je vais chercher TomTom et Nana et on va boire un verre ?

    Court silence.

- Désignez l’un de vous à la courte paille pour rester auprès du malade mental jusqu’à ce qu’il se réveil. Et dès qu’il ouvre un œil, qu’on m’appel.

- Mais je perds toujours à ce jeu chef !

- Alors perdez pas de temps à jouer et appelez-moi dès qu’il émerge !!

- Mais euh …

    Tournant les talons, le médecin chef abandonna son collègue dans le couloir et jeta un coup d’œil dans la chambre de son patient amnésique avant de retourner à son bureau. Partout sur son sillage, les gens le saluaient. Collègues, supérieurs, infirmières, homme d’entretien. Des gestes de politesses auxquels il répondit sans un sourire, juste pour la forme. Trop de questions se bousculaient dans sa tête.

    Et, lorsqu’il poussa la porte de son boudoir, il s’immobilisa. Devant lui, une ombre se profilait en contre-jour de la lumière diffusée par l’immense fenêtre de cette pièce du troisième étage. L’homme en face de lui semblait projeter une ombre gigantesque, bien plus grande que la sienne. Une fumée opaque qui en disait long sur l’occupation de son visiteur prit le médecin à la gorge et il toussota.

- Bonjour Docteur, dit l’inconnu d’une voix particulièrement grave.

    L’homme en blouse blanche serra les mains et la mâchoire. Alors, il était revenu. Il n’avait pas perdu de temps.

... 

    Loin de cette scène aux allures apocalyptiques, la jeune femme blonde, Julie Hicks, venait de franchir la grande porte de l’hôpital et approchait du parking. Non loin, une ambulance surgit, toute sirène hurlante, et attira son attention quelques secondes. Rejetant sa chevelure décolorée dans un geste digne d’une pub pour « L’Oréal parce que je le vaux bien », elle reprit sa marche.

    Les rayons du Soleil timide de ce début mai faisait briller l’asphalte, encore trempé d’une pluie récente. L’atmosphère légère sentait le bitume chaud et la pluie fraîche, sans oublier cette habituelle odeur de pot d’échappement en rejet perpétuel dans l’air de Paris. Mais Julie Hicks ne sentait plus toutes ces odeurs. Elle les sentait, certes, car en toute possession de ses capacités olfactives, mais ne les percevait tout simplement plus, car la perception peut être traître. À force de sentir, on ne sent plus. À force de voir, on ne voit plus. Une atmosphère de pin frais et de cerisier, l’aurait sans doute perturbé.

    Quoi qu’il en soit, presque arrivé à sa BMW, la jeune femme cherchait ses clefs dans son sac lorsque son téléphone portable sonna. Un frisson de terreur et d’excitation la parcourut. Elle hésita une fraction de seconde, mais décrocha fébrilement à la troisième sonnerie. Le souffle court, elle dit d’une petite voix aigue :

- Oui ?

- Alors ?! répliqua son interlocuteur avec force. T’étais sensé m’appeler tu te fous de ma gueule ou quoi ?!

    Julie Hicks trembla. Cette voix rappelait en elle tant de souvenirs douloureux. Elle aurait tant aimé tout oublier. Comme son mari, l’homme de sa vie qui ne la reconnaissait plus. Son visage se crispa et elle répondit :

- J’allais le faire …

- Fermes-la ! Où ça en est ?

- Il … il s’est réveillé.

- Et ?

- Il est amnésique.

    Court silence durant lequel son interlocuteur éluda la question, puis se mit à rire. Un rire qui la fit frissonner. Oui, elle aurait tant aimé tout oublier.

- Un peu plus et je me déplaçais moi-même pour le buter ton salopard ! reprit l’homme, plus détendu cette fois. T’as eu de la chance petite chérie. Prends bien garde à ce que ça mémoire ne lui revienne pas ! Parce que si c’est le cas, on se réunira pour une petite fête mortelle ma belle.

    Il raccrocha.

    Julie Hicks resta plusieurs secondes son portable collé à l’oreille. L’avait-il seulement cru ? Ou avait-il pensé qu’elle lui racontait des salades pour se sauver elle et son époux ? Elle trembla. Il s’agissait d’un avertissement, d’un sérieux avertissement. Lentement, elle rangea son portable dans son sac à main et se dirigea vers sa voiture sans plus prendre la peine de chercher ses clefs. Arrivée devant le véhicule, elle stoppa et fixa l’agitation humaine qui régnait devant elle. Des hommes et des femmes qui continuaient leur vie sans se soucier un seul instant du malheur qui, pourtant, pouvait frapper à tout instant. Un drame quelconque. Une histoire, une jalousie naissante, un amour mortel, une erreur, un meurtre. Un accident.

    Elle qui avait tout fait pour que l’homme qui lui avait volé son cœur et elle-même puissent vivre ensemble, en paix. Un homme était mort pour cela. Et maintenant ?

    Aujourd’hui, la vie lui avait joué un bien mauvais tour. Elle cligna des paupières et regarda autour d’elle, hébétée, comme au sortir d’un rêve. Puis chercha ses clefs.

    À cet instant, Julie Hicks avait comme un mauvais pressentiment. Elle qui avait cru mettre un terme à leurs ennuis, finalement ils n’étaient pas totalement finis. Et, si seulement elle avait prit la peine de se retourner, elle aurait croisé le regard, sans le savoir, de cette ombre menaçante cachée derrière les vitres teintées de sa voiture. Une ombre qui ne la quittait pas une seule seconde, des yeux.

...

Et ding et dong et ding et dong !!

Toute Happy la Gabie ! Enfin un chapitre de ce roman dont je suis fière {#}, et je l'ai écris lundi, en 4 heures, pendant le cours de "Littérature Anglaise" ( vilaine Gabie {#} ).

Voilà trois romans que vous lisez de moi ( pour les plus courageuses {#} ) et vous avez sans doute remarqué beaucoup de stéréotype : accident de voiture et drames familiaux sont souvent la trame de l'histoire ( ça, c'est dû à un traumatisme personnel de mon enfance {#} ) et les femmes, très peu présentes, sont souvent blondes, bêtes et pouf pouf ... sans oublier salopes, accessoirement ( ça, c'est dû à un traumatisme plus récent {#} ) il n'y a que les hommes qui aient un caractère assez fort pour paraître un tantinet humain.

Bref, je suis enfin complètement en osmose avec cette histoire et les perso ! Car, vous l'avez sans doute remarqué, mon humour sinique a prit ici une dimension plus importante. Quand c'est le cas, c'est que je suis totalement à l'aise avec le roman {#}

VOUALAAAAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaa !!!!

Vous aimez de plus en plus ou vous trouvez ça rébarbatif ? Parce que je le comprendrais {#}

BISOUS

 {#}

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Une vie de pas chat - Chapitre 3  (Une vie de pas chat ( en cours )) posté le vendredi 05 février 2010 22:03

Blog de sylphideland :Sylphideland, la magie de l'écriture, Une vie de pas chat - Chapitre 3

...

    Le 25 Janvier 2007 …

    Certains méritent leur sort, ce châtiment qu’on appel la vie. Ces hommes qui ont un jour osé faire du mal à leur prochain se retrouvent en prison, ou leur existence devient une lutte de tous les instants.

    Mon seul crime ? Être venu au monde.

    Je ne suis pas en prison. Mais c’est tout comme. À chaque fin de journée, lorsque je quitte le lycée, je ne retourne pas immédiatement chez moi. Car je sais que mes parents m’y attendent. Je traine dehors, seul ou accompagné. J’ai quinze ans et déjà, un profond mépris de mon existence.

- Hey ça te dit un pétard ?

    Je relève les yeux sur celui qui croit être mon ami. Il me tend un joint. Si seulement il savait à quel point j’en ai rien à taper de lui et de tous les autres. Je ne sais pas ce que je veux, je ne sais pas ce qu’il me faut. Je sais juste que je ne suis pas à ma place.

    Je m’empare du joint et tire une taffe, piquante. Je grimace.

- Mon frère nous emmène en boîte ce soir ça te tente ?

    Je détourne le regard et mes yeux vert se perdent dans la foule qui se presse devant les grilles du lycée. Comme une fourmilière qui vomirait ses ouvrières. Ça rigole, ça cri, ça flirte. Tant de chose que je ne sais pas faire. Et je souris.

- Nan merci, répondis-je simplement avant de me lever.

- Bah quoi ?! C’était cool la dernière fois pourtant ! Pourquoi tu veux pas ?

    Sans rien répondre, je me suis levé et l‘ai planté là. Pourquoi ? Parce que la dernière fois ton frère m’a coincé dans les toilettes pour que je lui en taille une voilà pourquoi. Les mecs très peu pour moi. C’est pas parce que j’suis un peu gothique sur les bords et que j’aime le rock que je suis forcément gay.

    J’ai continué ma route, descendu la rue en passant près du parking des bus de ramassage et atteint un banc au bout de quelques mètres. Je m’y installe, le joint au coin de la bouche, sors mon lecteur MP3 de ma poche et écoute mon rock à fond, sans regarder passer les voitures, ni même les passants et encore moins le temps.

    Mon histoire est très simple, et comme vous n’avez rien d’autre à faire, je vais vous la raconter. Ma mère, une belle jeune femme aux yeux vert, s’est marié avec un homme qu’elle aimait à dix-neuf ans, elle a continué ses études de langues : anglais-japonais, et est devenue interprète. Un jour, elle est partie au Japon pour une durée indéterminée. Elle accompagnait notre député des affaires étrangères. Sept mois après son retour en France, je suis né. Mes traits typiquement Japonais n’ont laissé aucun doute. Mon père ne lui a jamais pardonné. J’avais cinq ans lorsqu’elle est morte. Accident domestique. Elle est tombée dans les escaliers. Mon père a put fournir un excellent alibi puisqu’il était chez sa maîtresse. Mais moi je me souviens. Ma mère n’est pas tombée toute seule, il l’a un peu aidé, mais on ne croit pas un enfant de cinq qui a la fâcheuse tendance à faire des cauchemars. Deux mois plus tard, mon père se remariait. Et cette femme fut incapable de lui donner un enfant. Voilà. Tout serait d’une simplicité enfantine si seulement ça n’était que ça. Mais, cet homme que j’appel mon père, et qui n’a jamais pardonné à ma génitrice, ne m’a pas non plus accordé son pardon. Il est programmeur informatique, ses journées sont longues et monocordes alors, lorsqu’il rentre, il boit un peu, beaucoup, et si je suis dans son champ de vision lors de l’une de ses nombreuses crises de la quarantaine, il me tape dessus. C’est ainsi. Le plus souvent, cette femme qu’il a épousé est là, tout à côté, et ne bouge pas d’un cil. Ça n’a pas l’air de la déranger. Je sens qu’il lui en veut à elle aussi, puisqu’à cause de sa stérilité, il est obligé de se contenter d’avoir un fils comme moi. Un fils qui lui rappel que sa première femme ne l’aimait peut-être pas énormément.

    La nuit et le froid m’entoure. Le cadavre du joint gît à mes pieds depuis plusieurs heures, les quelques cent chansons de mon MP3 ont toutes défilé deux fois, alors je me décide enfin à jeter un coup d’œil à mon portable. Vingt-et-une heure et trente-sept minutes. Je devrais peut-être commencer à rentrer. Ankylosé et engourdi par le froid, je me lève, mon sac sur une épaule, et reprend ma route. Une demi-heure plus tard, me voilà chez moi. J’ouvre le portail et aperçois, tout près de la porte d’entrée, le chat de la famille et sa fourrure fauve. Il pousse un miaulement aigu en me voyant approcher et se frotte contre la porte, suivant chacun de mes gestes de ses yeux jaunes.

    Une fois la porte ouverte, l’animal s’engouffre à l’intérieur, la queue droite, son estomac dictant ses pas : droit vers la cuisine. Moi je referme la porte d’un geste nonchalant. Tout est éclairé. Dans le salon, j’entend la télé. Je retire mes boots New Rock en cuir et métal, les laissant volontairement trainer dans l’entrée, et prend la même direction que le chat. C’est qu’un estomac, animal ou humain, quand ça a faim, ça fait pas semblant.

    Le chat - il s’appel Monsieur Storm - a grimpé sur la table et me regarde, miaulant désespérément. J’attrapa sa gamelle, planquée sur le frigo, et lui sert une bonne dose de croquettes. Il ronronne. Une petite caresse et j’ouvre un placard, m’empare d’une boîte de cookies aux pépites de chocolat et, sans demander mon reste, je monte les escaliers, suivit de près par Monsieur Storm.

    Il est vingt-deux heures vingt-deux lorsque je prend ma douche. L’eau chaude réchauffe mon corps, le noir que j’ai mis autour de mes yeux coule sur mon visage. Propre et détendu, j’enfile un simple tee-shirt et file dans ma chambre. La porte se referme derrière moi. Sur mon lit, un Monsieur Storm heureux et ronronnant.

- Alors ? je lui demande dans un sourire. Combien tu t’es fait de minettes aujourd’hui ?

    L’animal ferme paresseusement les yeux, épicurien. Je lui souris. J’aurais tellement aimé être un chat. Je me retourne vivement car je viens d’entendre des pas dans les escaliers. Je recule lorsque ma porte s’ouvre et mon père surgit, me fixant de ses yeux noirs. Ses cheveux hirsutes et sa barbe de trois jours lui donnent un air menaçant. Il sert les points.

- C’est à cette heure-là que tu rentres petit con !

    Monsieur Storm crache et saute du lit, mon père me gifle. Je titube, une main sur ma joue, mais me redresse pour lui faire face. Il pointe sur moi un doigt menaçant.

- Refais ça demain et j’te jure que tu vas morfler !

    Il ferme la porte d’un coup sec. Monsieur Storm s‘en approche, grogne, puis remonte sur le lit et s’allonge. Je frotte ma joue, mes cheveux noirs encore mouillés tombant sur mon visage, et soupir avant de me laisser tomber sur ma chaise de bureau.

- Ainsi va la vie, dis-je tristement.

    Je m’empare de la boîte de cookie. Monsieur Storm commence à faire sa toilette, ronronnant de nouveau. Je mâche un biscuit, la joue brûlante.

- Je pourrai peut-être faire mes devoirs ?

    L’animal me regarde, cligne des yeux, puis recommence à se lécher la patte. Sa langue râpeuse sur ses poils provoque un bruit rugueux, mélangé à ses ronrons, on pourrait penser à du rock. Je pousse un rire bref.

- Nan, les études très peu pour moi, t’as bien raison.

    Monsieur Storm passe sa patte derrière l’oreille.

- Pis toute façon j’m’en tamponne.

    Mon portable sonne. Je décroche.

- Alors mon mignon ! me dit une voix que j’identifie immédiatement. Pourquoi t’es pas venu avec nous ce soir ?

    Je raccroche. Ce grand-frère commence à me taper sur le système, et j’approuve pas le fait que mon « ami » lui ai refilé mon numéro. Qu’est-ce que je vais faire d’un homo frustré franchement ?

...

    Le lendemain, je me lève en retard, comme d’habitude. À peine habillé - pantalon en cuir noir, ceinturon en forme de guitare, tee-shirt noir troué marqué d’une tête de mort et blouson en vinyle noir - je descend les escaliers. Ma pseudo-belle-mère, verre de scotch en main, ne me jette pas un seul regard lorsque j’ouvre le frigo pour avaler quelques goulées de lait frais. La femme a le regard terne, dans le vide. Je verse un peu de lait dans la gamelle de Monsieur Storm qui s’en régale puis m’en vais enfiler mes boots New Rock. J’en ai à peine terminé avec ça que la femme de mon père apparait, son verre toujours en main.

- Je vais finir par me tuer, me dit-elle.

    J’ouvre la porte et sort dans le froid de l’hiver. Monsieur Storm court dans le jardin, saute le portail et disparait. Je sors une cigarette de mon paquet et prend la route du lycée. À peine arrivé là-bas, mon « ami » m’attrape :

- On s’est trop bien marré hier ! Mon frère a été fou de rage que tu lui raccroches au nez par contre.

- Mmh, fut ma seule réponse.

    Aucune autre matinée ne fut plus longue et plus chiante que celle-ci. La sonnerie du dernier cours avant la pause déjeuner retentit et, à peine mes affaires furent-elles dans mon sac, qu’une jeune fille apparemment dans ma classe, engagea la conversation :

- Euh … excuses-moi ?

    Qu’est-ce t’as ?

    Je me contente de lever les yeux vers elle, l’interrogeant du regard. Je la reconnais cette jolie brune, c’est la petite amie du caïd de ce bahut de pouilleux.

- Je peux te parler ? me demande-t-elle.

- J’ai pas le temps, répondis-je gravement.

    Elle sert son écharpe dans ses mains.

- Ça ne te prendra que quelques minutes, insista-t-elle dans un magnifique sourire, je voulais te dire que … tu me plais beaucoup et …

- Stop ! Je t’arrêtes tout de suite. Tu as un petit ami et j’tiens pas à avoir d’ennuis.

- J’ai plaqué Flavien. Pour toi.

    Misère. Je soupire et envoie mon sac sur mon épaule.

- Merci pour cette proposition mais c’est non.

    Et je sortis. C’est que j’ai pas que ça à faire moi. Je m’exile dans une salle de permanence, allume mon MP3, me calle contre le mur et me perd dans mes pensées. Je pense à ma mère. Et si elle était toujours en vie, comment ça se passerait ? Mon père la bâterait elle, et non pas moi. Et se serait encore pire pour moi. Se n’est peut-être pas si mal qu’elle soit morte.

    Le reste de la journée s’est déroulé sur le même tempo. Sauf que, en sortant, j’avais d’ailleurs prévu de rentrer directement chez moi histoire de ne pas fâcher mon presque-paternel, j’ai été coincé par un Flavien très en colère. Oui je sais, on ne voit ça que dans les téléfilms. Mais après tout, ne sommes-nous pas tous des personnages de roman qui ne comprenons pas toujours ce que veut l’auteur ?

- Alors l’asiatique, on me pique ma copine ?

    Je le snobe royalement et tente de le contourner mais il m’attrape par le bras et me plaque contre le mur. J’ai quinze ans, je mesure un mètre cinquante-trois et je pèse quarante-huit kilos, autant dire que même chez les boxeurs poids léger on a vu mieux.

- Lâches ma copine ou tu vas morfler.

    Cher ami, on me menace tous les jours alors c’est pas tes petites paroles qui vont me faire faire dans mon froc.

- Gardes-la ta gonzesse, répliquais-je en le repoussant, j’en veux pas.

    Et je me suis pris un direct du droit dans l’estomac.

- Parles pas d’elle comme ça petit merdeux !

    Un caïd au cœur tout mou sous sa coquille toute dure. J’ai comme une envie de gerber. Je suis tombé à genoux, autour de moi, Flavien et ses amis se sont mi à rire. Le caïd me pousse d’un coup de pied en riant de plus belle puis s’en fut. Je me retrouvais seul, allongé sur le trottoir humide. Pathétique, des fois j’en arrive à penser que c’est là ma place, sur le sol, dans le caniveau. C’est ça mon monde, ce monde qui est le mien.

    À peine relevé, une voiture s’arrête près de moi.

- Tu vas bien ? me demande le jeune homme en descendant de son véhicule.

    Je le reconnu.

- Laisses-moi tranquille Georges, dis-je en me relevant.

    Il me soutint.

- T’es sûr que tu veux pas monter ? Je vais pas te laisser tout seul avec le coup que tu t’es pris.

    Le frère de mon « ami » me sourit.

- Allez, t’en fais pas je vais te ramener chez toi.

    J’acquiesçai et me laissai entraîner. Monté dans la voiture, j’ai commencé à mieux respirer, mais mon abdomen me faisait toujours aussi mal. Près de moi, Georges me jetait quelques coups d’œil inquiets.

- Dès que ça va pas tu le dis !

    Je n’ai pas répliqué.

- C’était qui ces abrutis ? m’a-t-il demandé.

- Personne.

    Il a sourit.

- T’es pas commun toi.

    Georges s’est arrêté sur un parking, tout près du parc qu’on nomme « Parc des Capucins » et s’est tourné vers moi.

- Ça te dit de te détendre un coup ?

    Il a sortit un sachet de poudre blanche de sa poche.

- Qu’est-ce que c’est que ça ? ais-je demandé bien naïvement en connaissant la réponse.

    J’en ai fais des erreurs, oui, je l’avoue. Je ne suis pas un adolescent facile, je n’ai pas été non plus un enfant facile, et je mérite peut-être ce qu’il m’arrive. Je la mérite peut-être, cette prison.

- Du Cristal. Ça va te faire du bien. Tu veux pas essayer ?

    Seulement, une bêtise comme celle-ci, j’aurais pu éviter.

...

Taaaaaaaaaaaadaaaaaaaaaa ! {#}

Et là je vous vois venir : mais qu'est-ce qu'elle me fait cette Gabie de mes fesses !! Il est où le rapport avec Dwen ?!!  {#}

Et Gabie de vous répondre : à première vu, y'en a pas {#}

Faut savoir aussi que j'ai écris ça en regardant "Terminator 2" pour la troisième fois en 24 h donc euh ... ça tient à peu de chose {#} 

L'identité du garçon n'a pas été dévoilé z'avez remarqué ? Gabie ou l'art d'entretenir des mystères inutiles {#}

Oui, chose importante qu'il faut aussi que vous sachiez : Gabie traverse une zone de forte frustration en ce moment, donc ça risque fort de se ressentir sur l'écriture {#}

Sinon à part ça, ça baigne {#}

BISOUS

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